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 Someday~

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Chef des S.F.U.
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MessageSujet: Someday~   Ven 30 Jan - 15:08

C’était une nouvelle journée à New York-2. Il s’était levé comme à son habitude, dans une chambre d’hôtel. Sa montre affichait les cinq heures du matin. A ses côtés, il pouvait entrapercevoir les courbes voluptueuses de la jeune femme qui lui avait tenue compagnie la nuit précédente. Une hanche qui se dessinait sous un drap, une épaule dénudée, puis son cou gracile où quelques mèches de cheveux blonds reposaient. Elle était encore plus jolie dans son sommeil. Ses traits étaient détendus, sa respiration régulière, attestant de la vitalité de son corps. Regardant pendant encore quelques minutes la jeune fille, Edward finit par se lever, sans un bruit. Discrètement, il se rendit à la salle de bain où il commença par prendre une douche glacée. C’était une sorte de rituel pour se réveiller. L’eau ruisselait sur son corps, caressant sa peau avec une douceur violente. S’il n’était pas bien réveillé avant, il l’était bel et bien à présent.

Le jet d’eau fut finalement éteint, et se fut nu et avec une certaine langueur qu’il retourna dans la chambre. Ses vêtements de la veille étaient éparpillés un peu partout, ais sans difficulté, il réussit à les retrouver un à un. Sa nuit d’hier avait beau avoir été fantastique, il ne s’en rappellerait probablement pas la semaine prochaine. Quelqu’un comme lui ne s’arrêtait pas sur les conquêtes faciles d’un soir. Il s’était rhabillé dans le plus grand silence possible. Sa ceinture fit un léger cliquetis et il jeta un coup d’œil à la fore étendue sur le gigantesque lit. Toujours endormie. Tant mieux. Il esquivait toujours les réveils, sources d’ennui, et ainsi les responsabilités s’il y en avait. Les chaussures enfilées, il se permit de venir se rasseoir au bord du lit, faisant face à la jeune fille. Ses doigts frôlèrent une joue. Elle remua légèrement mais ne se réveilla point. Se penchant en avant, il déposa un rapide baiser sur son front, et partit. A son réveil, elle ne trouverait que quelques billets pour payer un taxi et ainsi rentrer chez elle. Le Prince Charmant se serait enfuit avant qu’elle ne puisse le retenir.

Oui, il s’était échappé car il n’était point un Prince. Accompagnant les premières lueurs du jour, il fit un passage éclair chez lui, histoire de se changer et de parfaire sa toilette. Rasage, brossage de dents… Direction le territoire des S.F.U. à présent. Il fallait avouer que les affaires marchaient bien ces temps-ci. Le cours de la drogue n’avait jamais été aussi haut, et la demande n’avait jamais été aussi forte. De plus, dans une sorte d’accord silencieux avec les Alpha, ni l’un ni l’autre ne cherchait à baisser les prix, ce qui nuirait à leurs bénéfices. Survivre dans cette ville était difficile. Quand on était au bas de l’échelle, il n’y avait pas beaucoup de solutions. Certains partaient, mais étaient rapidement rattrapé par les prêteurs à gages qui les pourchassaient sans relâche, voulant récupérer l’argent qui leur était dû. Les prostituées, aussi bien filles que garçons, étaient toujours plus nombreuses, envahissant certains quartiers de la ville. Le maire avait fermé les yeux. Il était quelqu’un de faible de toute manière, quelqu’un qui se faisait facilement manipuler. Edward ne le blâmait pas. Si le maire n’obéissait pas, cela voudrait dire qu’il coupait lui-même le fil qui le reliait à la vie. Une chose tout à fait stupide aux yeux de l’espagnol.

A présent il était arrivé. Descendant de sa berline noire, deux gardes le suivirent jusqu’à l’entrée de l’immeuble. Il se rappela la première fois qu’il était passé par cette même entrée. Un sentiment de puissance, mêlé à la curiosité et l’excitation de gouverner le monde, avait pris possession de son corps. Il n’était même pas inquiet. Il aurait dû. A l’époque, il faisait vraiment preuve de connerie. Même aujourd’hui si on y réfléchissait. Propulsé au sommet du jour au lendemain, il avait dû apprendre les ficelles du métier, ses rudiments. Heureusement, les membres du gang l’y avait aidé, et Edward faisait toujours en sorte de leur montrer sa reconnaissance. Il les traitait comme sa seconde famille et écoutait leurs problèmes, même les plus anodins. Et ça aussi, on le lui rendait bien. Les membres étaient plus actifs et ne subissaient aucune tyrannie, sauf peut-être ceux les plus hauts placés. Mais aujourd’hui, il était à l’heure. Il n’y avait rien à lui reprocher, pas même sa tenue. C’était donc confiant qu’il arriva à l’étage où se trouvait le bureau du big boss. Quelques paroles matinales adressées à ceux qui se trouvaient déjà présent, et un arrêt devant le distributeur. Hop, un paquet de bonbons gélifiés et plein de produits chimiques. C’est là qu’il remarqua sa petite secrétaire.

Se retournant, le paquet à la main, il lui tendit les bras avec un grand sourire, l’enlaçant affectueusement sans qu’elle ait l’occasion de fuir. Urumi était petite et lui arrivait donc au torse, ais elle était tôt simplement trop mignonne. C’était une des rares femmes qu’Edward trouvait belle à vrai dire. Dommage que sa poitrine fusse si plate et petite, mais tout le monde n’était pas parfait. Sur le plan du travail, elle l’était. Enfin, si elle décidait un jour de se refaire la poitrine, son chef la suivrait et l’encouragerait de tout cœur. Mais elle attirait déjà les regards en étant comme elle l’était.


- Ma petite secrétaire chérie~ La secrétaire de ma vie! Comment ça va ce matin? Personne t’a embêté, hein? Je voudrais pas qu’on te harcèle trop. Il n’y a que moi qui en ait le droit~

Edward évitait soigneusement la question du travail. Il savait que comme tous les autres jours, le planning allait être chargé. Et cela dépendait aussi de l’humeur d’Urumi. Si elle était satisfaite du travail d’Ed, peut-être consentirait-elle à lui retirer une ou deux tâches. Enfin bon, il ne fallait pas trop rêver non plus. Si on avait gardé Urimi même avec le changement de patron, c’était bien parce qu’elle arrivait à le faire travailler. De temps en temps. Elle était compétente et ne se plaignait jamais. Le jeune chef la trouvait même parfois un peu trop parfaite. Et les gens trop parfaits n’existaient pas justement. Mia sil était patient. Elle finirait par venir vers lui un de ces jours. Il espérait que ce soit avant qu’il ne meurt tout de même, car à ce moment-là, il serait trop tard pour lui confier ses problèmes.
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MessageSujet: Re: Someday~   Ven 30 Jan - 22:03

Elle n'avait pas fermé l'oeil de la nuit, malgré l'épuisement qui s'ancrait dans son corps. Elle n'arrivait tout simplement pas à dormir, puisque lorsque ses paupières se fermaient, des images de son passé douloureux venaient l'assaillir, comme autant de coups de couteau entres ses homoplates. Alors, armée d'une tasse de café, de nombre incalculable de paperrasse et de son pyjama le plus confortable, elle s'enfermait dans sa chambre et se saoulait de travail, afin que ses mauvais souvenirs ne puissent venir la tourmenter. Elle remerciait le ciel d'avoir inventé le fond de teint, ainsi, personne ne pouvait lui demander pourquoi elle trimbalait ces horribles cernes sur son visage de porcelaine. Parce que si quelqun lui avait posé une question, elle aurait été forcé d'y répondre et on aurait pu découvrir une partie de son secret et ça, elle ne le souhaitait pas du tout. Ainsi, encore cette nuit, elle avait mit à jour des dizaines de dossiers, remanié presque en entier l'horaire de son patron et même fait des statistiques des ventes au cours des derniers mois, même si pour avoir un résultat parfait, il lui manquait plusieurs données. Elle allait taper sur les doigts de son patron, oh yeah! Mais malgré tout, tout ce travail avait réussit à l'occuper une bonne partie de la nuit et au petit matin, encore sous l'effet des litres de café qu'elle avait avalé, elle sauta sur ses pieds et se dirigea directement vers sa douche. Elle n'aimait pas prendre de douche puisqu'elle n'avait rien d'autres à y faire que réfléchir.. Et se laver. C'était souvent après être bien propre qu'elle éclatait en sanglot, ayant eu plus de temps qu'il ne le faut pour méditer sur sa pathétique vie.

Mais pas de matin, ah non! Elle n'avait pas le temps de se laisser abbatre, puisque si elle voulait être, comme à son habitude, une heure en avance au bureau, il n'y avait aucune case libre sur son horaire pour une crise de larme. La jeune femme entra rapidement dans sa grande salle de bain et se jeta presque dans la cabine de douche. L'eau, d'abbord glacée, vint fouetter méchamment son corps mais peu après, l'eau chaude coula enfin de la pomme de douche, au grand bonheur de la bénéficiaire. Elle profita un peu trop longuement de ce moment tant redouté, se forçant et ce malgré sa voix de crécelle, à chanter le tube du moment, histoire de ne pas tomber dans une malsaine mélancolie. Une fois toute propre, elle quitta un peu à regret le jet d'eau chaude et enserra sa taille dans une serviette molletonnée, et ses cheveux dans une autre, laissant le reste de son corps sécher à l'air libre. Urumi prit ensuite le chemin de sa chambre et acheva de se sécher.

Elle jeta les serviettes humides sur son lit impeccablement fait puisque pas utilisé et alla sécher ses épaisses boucles rousses devant son mirroir, à grand renfort de son sèche cheveux. Comme toute femme qui se respecte, elle se dirigea ensuite vers son dressing et y attrapa à la hâte une jupe tailleur noire et un chemisier blanc. Quelques bijoux en argent se rajoutèrent ensuite à se tenue. Au fond de son placard, elle attrapa une paire de talons aiguilles et les enfila. Tant pis si elle avait mal au pied, c'était le prix à payer pour ne pas avoir la taille d'une jeune fille de treize ans.

En se rendant à la cuisine, elle attrapa son portable et composa le numéro de la compagnie de taxi, pour qu'on passe la chercher au pied de l'immeuble qu'elle habitait. Pas question de fréquenter les badauds dans le métro, elle n'avait pas le temps. Lorsque la jeune femme entendit le klaxon de son taxi, elle attrapa à la hâte son thermos de café et dévala, aussi vite que ses chaussures le lui permettait, les escaliers de l'immeuble et s'enfourna dans l'habitacle du Yellow cab, le claquement de ses talons hauts avalé par le ronronnement du moteur.


Le chauffeur de taxi, en grand habitué de New York 2, passa par toutes sortes de petites rues, doubla toutes les voitures trop lentes à son goûts et déposa Urumi devant les bureaux du SFU, une dizaine de minute après leur départ de l'appartement. Le remerciant d'un sourire enjôleur et de quelques billets, la jeune fille claqua durement la porte du taxi en soupirant, les yeux levés au ciel dans une expression de léger dégoût. Elle détestait jouer la gentille petite jeune femme au profit d'un banal chauffeur de taxi, mais si elle voulait bénéficier du même genre de trajet tous les matins, elle devait éviter de son montrer grossière. Grand bien lui soit fait, elle avait réussit à retenir, tout au long du trajet, ses insultes et ses regards méchants à l'égard du chauffeur de taxi qui la draguait à grand renfort de regard dégoulinants d'envie et lubriques et de sourire tout aussi peu subtils. Elle avait fait mine de piannoter sur son portable et de terminer son café pour éviter de lui répondre à l'aide de mot qui ne méritent pas d'être retranscris ici. Reprenant son rôle de gentille jeune femme, elle sourit au portier lorsque ce dernier lui ouvrit la porte et entra dans le repère de SFU.

Décidant qu'un petit remontant de plus ne lui ferait pas de mal, Urumi bifurqua vers les machines distributrices. Elle sortit quelques pièces de sa poche et grimaça lorsqu'elle vit le jus de chaussette qu'il osait appeler du café jaillir de la machine pour atterir dans son petit gobelet. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour avoir l'air éveillée? Elle entendit soudainement des bruits derrière son dos et se retourna juste à temps pour appercevoir son patron, avec à la main un de ces horribles sachets de bonbons alors qu'elle essayait depuis des semaines de lui inculquer les bases d'une bonne alimentation. Souriant malgré tout lorsqu'il la serra dans ses bras, elle enfouit son petit nez dans la chemise de son patron et hûma presque imperceptiblement cette odeur devenue famillière. Comme elle aurait voulu rester là... Mais évidemment, elle se dégagea au bout de quelques secondes et planta son regard - qu'elle essayait d'ailleurs de rendre menaçant, sans grand succès - dans celui d'Edward.


-Bonjour, Edward. Comment je vais? Oh, mais j'allais très bien avant de vous voir avec ce sachet de bonbon à la main! Et non, personne ne m'embête, excepté vous à toujours vous nourrir de ces trucs!

Elle lui tira la langue, malgré qu'elle ait déjà la vingtaine. Sortant de son sac à main une pomme qu'elle réservait pour tout à l'heure, elle attrapa le sachet de bonbon d'Edward et alla tranquillement le jeter à la poubelle, un sourire calme sur le visage. Elle lui tendit ensuite la pomme, qu'elle prit même soin d'astiquer sur son chemisier. Voilà qui était mieux! Se souvenant ensuite de la journée chargée qu'ils auraient à affronter aujourd'hui, elle lui attrapa le poignet et le traina jusqu'à son bureau sans lui laisser le temps de protester, saluant au passage quelques personnes de sa connaissance. Il devait se demander comment une personne aussi petite qu'elle pouvait se révéler être aussi agaçante. Une fois arrivée à destination, elle poussa presque Edward sur sa chaise et tel un général, elle lui afficha le planning de la journée, prenant soin de tout lui indiquer par la même occasion dans son agenda.

-Aujourd'hui, vous devez me remettre plusieurs dossiers, que vous aurez bien au préalable soigneusement remplis. Cela aurait déjà dû être fait la semaine dernière mais vous connaissant, vous ne savez probablement même pas de quels dossiers je parle. Et il y en a beaucoup, de ces dossiers.

Là dessus, elle fonça à nouveau vers les distributeurs et retourna chercher le gobelet de café qu'elle avait laissé moisir sous l'appareil. Elle revint ensuite jusqu'au bureau d'Edward et déposa le café sur son bureau et le poussa jusqu'à lui. La jeune secrétaire prit ensuite place dans l'un des fauteuils qui faisait face au bureau de son supérieur et en jouant distraitement avec l'une de ses boucles rousses, elle lui sourit.

''Des questions?''
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MessageSujet: Re: Someday~   Lun 2 Fév - 1:06

La petite femme était confortable à enlacer malgré sa taille. Et il pouvait sentir qu’elle s’était lavée elle aussi avant de venir travailler. Peut-être voulait-elle être toute belle pour son patron ? Mmh, fallait pas trop rêver Ed. Mais Urumi se détacha bien rapidement. Il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin avec elle, comme on disait. Et la secrétaire semblait toujours vouloir garder ses distances malgré ses airs de gentille petite fille. Enfin, elle pouvait être un vrai tyran quand elle s’y mettait. Le chef se rappelait de douloureuses nuits qu’il avait dû passer en sa compagnie pour qu’elle vérifie qu’il ait bien fini son travail. Elle restait donc assise en face de lui, à son bureau, et ce toute la soirée en se limant les ongles ou en parcourant un quelconque bouquin. C’était dans ces moments-là qu’Edward avait l’impression d’être retourné au collège ou au lycée. C’était pareil à la retenue. Enfin bon, il l’aimait bien quand même la p’tite rousse. Ce n’était pas parce qu’elle faisait ressurgir les quelques traumas de son enfance qu’il allait la détester pour autant. Par contre, son regard à moitié menaçant ne lui disait rien qui aille. Et l’homme avait raison sur ce coup-là. Urumi commençait déjà à chipoter sur son régime diététique, ce qui lui tira une moue désenchantée.

- Maiis ! Urumi chérie, je suis même pas diabétique, ni obèse aux dernières nouvelles ! Tu veux vérifier ça ?

Il allait soulever sa chemise pour lui prouver à quel point il était en forme mais n’en eut pas le temps, sa secrétaire lui ayant déjà chipé son paquet de bonbons. D’un air atterré, il la regarda nettoyer une sorte de… pomme. Pour quoi faire, il n’en était pas encore sûr et attendit de voir la suite. Suite qui ne tarda pas à arriver quand la petite déposa la pomme toute propre dans sa main. Ce devait être une blague, hein ? Mais c’était loin d’être fini. En moins de temps qu’il ne le faut pour dire cheese, Urumi sembla se rappeler de ses obligations, notamment celles de faire travailler avec acharnement son boss et de le torturer dans d’atroces souffrances. Regardant d’un air vide sa pomme, il la suivit sans trop protester. Ne disait-on pas que la pomme était le fruit défendu ? Il aurait mieux fait de garder ses bonbons, il y avait moins de danger avec ! Edward n’arrivait toujours pas à croire que sa secrétaire avait osé jeter un paquet tout neuf. Et dire qu’il n’avait même pas pu en renifler l’odeur ! C’était du gaspillage, pur et simple. Urumi, elle, ne pensait même plus à cela et l’avait poussé dans son fauteuil sans qu’il puisse dire quoi que ce soit. Il les aimait bien farouches de toute manière. Mais non, là n’était pas la raison de cette brusquerie. On lui détailla juste le planning de la journée, et il n’y avait rien de très réjouissant. Posant doucement la pomme sir son bureau, et loin de lui surtout, il regarda la rousse s’éloigner.

C’était sa chance pour s’enfuir ! Il n’aurait plus l’occasion après, vu comment les choses tournaient. Se levant, il se dirige à pas de loup pour sortir de la pièce, mais alors qu’il allait tourner la poignée de la porte, il entendit les petits talons d’Urumi. S’empressant en courant de retourner à son poste, il fit comme si de rien n’était au moment où elle ouvrit la porte. L’espagnol remarqua tout de suite le gobelet dans sa main. Quelle jeune fille attentionnée… Elle lui avait apporté un café… Et maintenant, elle s’était rassise, prêt à le torturer de nouveau. Mais où étaient donc les chambres à gaz qu’on puisse l’achever ?


- Oui, j’en ai ! Quand est-ce qu’on aura une Nespresso, celle avec George Clooney ? Je l’aime bien ce type. Ou alors, quand est-ce que tu me feras le café ? Non parce que je suis très très content que tu m’ais donné celui-là, te vexe pas, mais il est pas très bon… Et quels dossiers ? Euh… Cette pile-là, peut-être ?

Ne pas pousser le bouchon trop loin. Sans plus attendre, Ed alluma son ordinateur et attrapa le premier dossier venu. A vu d’œil, il dirait qu’il y en avait une bonne cinquantaine tout de même. C’était trop… Horriblement trop. Pourquoi s’était-il laissé aller comme ça ? Y avait plus qu’à en payer le prix. Ca lui apprendra à draguer les minettes à la machine à café au lieu de bosser. Parcourant rapidement les premières lignes, il eut la vague impression de se faire surveiller non pas par une prof mais plutôt par sa mère qui vérifierait qu’il avait bien fait tous ses devoirs. En tout cas, il allait rester enfermé longtemps. Attrapant le café, il le but d’une traite, toussant pour cacher à sa secrétaire sa mine dégoûtée. Quel goût ignoble. Il allait sérieusement songer à se munir d’une autre machine. Au tour de la pomme à présent. La regardant d’un air dubitatif, son stylo dans la main droite, il la piqua avec, comme s’il redoutait quelque chose.


- Elle est pas empoisonnée, pas vrai ? Ha ha, non, tu n’oserais pas. Tu m’aimes bien malgré tout.

Il croqua donc dans le fruit, mâchant le petit bout qu’il avait pris longuement. Non, elle était clean. Et pas mauvaise, richement fruitée, mais ça, il ne l’avouerait jamais. Cela aurait été synonyme de défaite face à Urumi. Continuant de remplir les dossiers avec tout son sérieux possible et imaginable, il grignotait sa pomme en même temps, jetant parfois un coup d’œil à Urumi qui n’avait pas bougé d’un poil. Il ne manquerait plus qu’elle vérifie également le contenu des dossiers, histoire de s’assurer qu’Edward les avait remplis correctement. Quelques minutes s’écoulèrent. L’espagnol s’ennuyait. Se redressant donc dans son fauteuil, il jeta le rognon de la pomme dans sa poubelle, posant son stylo par la même occasion, signe qu’il arrêtait de travailler. Non, ce n’était pas un acte de rébellion.

- Hey, je me disais… Tu connais l’entreprise Coleman Business ? Je pense que ce serait bien si on pouvait soudoyer le patron. On pourrait importer et exporter des p’tites choses plus facilement, sans que les Alpha le remarque. Du moins au début.

Edward pondéra l’idée un moment encore, silencieusement. C’était dans ces moments-là où il ne fallait pas l’interrompre. A vrai dire, cela faisait déjà plusieurs semaines qu’il y réfléchissait. La Coleman Business était une des rares entreprises encore libre de tout contrôle, et le gang averse aurait vite fait de le remarquer, eux aussi. Il n’y avait donc pas moyen qu’il la leur laisse. Allant pianoter sur son ordinateur, il consulta les dossiers de ses membres rapidement, finissant par reporter son attention sur la rousse.

- C’est une bonne idée, non ? Je vais confier ça à Jack. Il fait rien en ce moment à ce que je vois, et il lui faut bien un peu d’exercice de temps en temps. Tu peux aller le chercher, s’il te plaît ? Et promis, je ne vais pas m’enfuir.

Lui faisait un grand sourire qui se voulait rassurant pour la jeune femme, il ne bougea pas, attendant de voir ce qu’en pensait sa secrétaire. Lui trouvait qu’ils feraient une bonne affaire en y arrivant. Maintenant, il se demandait comment procéder pour que l’entreprise leur tombe dans les mains. Il y avait la méthode classique, celle de tuer le patron actuel et de mettre un membre du gang à la place, mais c’était une chose bien trop facile pour leur Jackie, leur numéro un. Il était plus doué que ça. Dire que tous s’amusaient à l’appeler M. Clean. Enfin, c’était un peu de sa faute. C’était Edward qui avait commencé à l’appeler comme ça après tout. Attrapant son stylo, il le plaça entre son nez et sa lèvre supérieure, comme si c’était une moustache, et le fit tenir ainsi pendant que sa secrétaire se décider à le lâcher pendant quelques minutes. Autant dire qu’il avait l’air complètement stupide comme ça, mais c’était du Edward tout craché. Ce n’était pas pour rien qu’on le surnommait le détraqué….
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MessageSujet: Re: Someday~   Lun 2 Fév - 3:40

Oh, elle savait très bien que son patron n'était ni diabétique, ni obèse. Elle avait bien remarqué ses muscles, tout ses muscles. Quelle femme ne l'aurait pas fait, quelle représentante du sexe féminin n'aurait pas remarqué qu'Edward était un bel homme? Pas elle, en tout cas. Si elle ne démontrait pas plus son affection à Edward, c'était tout simplement parce qu'elle croyait que là n'était pas son rôle. Évidemment qu'elle aurait voulu rester blottie dans les bras de son patron plus longtemps qu'il ne le fallait, mais elle n'était pas une potentielle conquête, et elle le savait. Elle était trop orgueuilleuse pour ne passer qu'une nuit dans les paluches d'Edward avant qu'il ne la recrache quelques heures plus tard. Urumi n'était pas prête à accepter que son charme facile avait des limites, et que cette limite était l'attitude libertine de son supérieur. Ainsi, elle se contenta donc de lancer l'un des regards noirs dont elle avait le secret, le genre de regard qui, l'espèrait-elle, découragerait son patron de faire du n'importe quoi aujourd'hui.

-Oui Edward, je sais que vous n'êtes pas obèse, ni même diabétique. Je sais aussi que le paquet de bonbon que vous comptiez engloutir comptait plus de produits chimiques que tous les produits nettoyants que j'ai chez moi.

Il n'était pas obligé de savoir qu'elle n'avait aucun de ces produits ménagers chez elle, dans la mesure où c'était sa femme de ménage qui s'occupait de tout. Elle comptait tout simplement lui faire peur, histoire qu'il n'approche plus le distributeur de bonbon et qu'elle puisse enfin avoir le sentiment du travail accompli, puisqu'Edward aurait compris que son régime à base de graines d'oiseau comme il semblait le penser, était la clé pour vivre une longue vie bien en santé. À défaut de pouvoir contrôler sa vie comme il le fallait, elle s'appliquait, avec toute son énergie et son entêtement, à coordonner celle de son boss avec brio. Et jusqu'à maintenant, cela fonctionnait très bien. La jeune femme était très têtue, parfois. Bref, elle fut quand même étonnée qu'Edward la suive sans pleurnicher sur la mort prématurée de son sachet de bonbon, mais elle n'allait pas se plaindre puisque le rattraper, juchée sur ses talons hauts, ne devait pas être facile. Surtout qu'elle avait déjà l'impression qu'elle allait tomber à chaque pas. Courrir était donc exclu, en tout cas, avec ces armes de torture aux pieds. Tout de même un peu inquiète son supérieur tente une fuite lorsqu'elle alla chercher son café, elle entreprit donc de se dépêcher et quel ne fut pas son soulagement en apperçevant son patron, bien sagement assis à sa place, derrière son bureau.

Urumi s'amusa, quoique silencieusement, de ses questions, mais elle entreprit d'y répondre avec nonchalance, en jouant distraitement avec une autre de ses boucles. Elle croisa ses jambes, et posa sa main droite sur sa cuisse, y traçant distraitement des cercles à l'aide son majeur. Oui, elle avait beaucoup de TOC, mais quelqun lui avait dit un jour que c'était charmant... De toute façon, elle ne pouvait les combattre, ne se rendant même pas compte qu'elle agissait ainsi.

-J'allais justement vous proposer d'acquérir une nouvelle machine à café... J'aime bien Georges Clooney aussi, il est pas mal, quoique un peu vieux. Je me demande à quoi il ressemblerait s'il portait la barbe? Il serait plus beau, vous croyez? Il est plus avec sa femme je crois, non? Ah.. Mais il a des enfants. J'aime pas les enfants. Mais je crois que je pourrais aimer ses enfants à lui... Elle cessa brusquement de jouer avec sa mèche de cheveux, et figea. Oups, désolée! Je me suis un peu laissé emporter.. Je n'aime pas à ce point George Clooney. Je peux aussi vous faire la café, ou allez vous en chercher au Starbucks du coin, c'est comme vous le désirez.

Bien malgré elle, Urumi soupira en entendant la dernière question de son supérieur. Si il continuait à jouer l'idiot comme ça avec elle, elle pourrait bien tomber en dépression. Évidemment qu'elle parlait de ces dossiers, de quelles autres paperasses pourraient-il être question? Tapotant le dessus de la pile avec l'un de ses ongles fraichements manucurés, elle sourit et poussa la pile jusqu'à lui.

-Évidemment que je parle de ces dossiers!.. À moins qu'il y en ai d'autres et que vous m'ayez caché leur existence? Mais vous n'auriez pas fait cela Edward, non? Vous m'aimez trop pour cacher des choses par crainte que je vous tape sur les doigts, n'est-ce paaaas?

Jubilant lorsqu'il ouvrit son ordinateur, la jeune femme leva le pouce en l'air et se cala confortablement dans son fauteuil, prête à vérifier qu'Edward faisait tout bien comme il fallait. Ils y passeraient la nuit s'il le fallait, mais ils ne quitteraient pas ce bureau avant que la pile de dossiers - et probablement ceux qu'Ed lui avait cachés - aient disparus, foi d'Urumi. On ne l'avait pas gardé comme secrétaire du big boss parce qu'elle jolie et bien foutue, ah ça non. Elle était un vrai tyran, digne d'Attila le Huns. Elle n'allait pas décapiter son supérieur si il prenait une pause quand même, mais elle pouvait devenir très méchante s'il tentait de s'échapper avant que son bureau ne soit aussi désert que le désert du Sahara. Elle veillerait au grain et le lendemain, ou le surlendemain si Edward n'avait pas terminé, tout serait terminé. Elle ferait même du camping dans le bureau d'Edward si cela s'avérait nécéssaire. Bref, elle était tyrannique. Haussant un sourcil quand il se mit à tousser après avoir avalé le café qu'elle lui avait apporté, elle comprit que c'était pour cacher la moue de dégoût qui n'aurait pas tardé à poindre sur son visage. Elle fut touchée qu'il fasse un effort pour ne pas la vexer, mais fidèle à elle-même, elle fit mine de ne pas avoir remarqué. La jeune femme éclata pourtant de rire en voyant la mine de son boss devant la pomme, et ses rires redoublèrent lorsqu'il piqua le fruit avec son stylo.

-Mais non, elle n'est pas empoisonnée. Vous avez regardé trop souvent Blanche Neige quand vous étiez gamin, ou quoi?

Elle sourit de toutes ses dents pour faire passer la boutade et lui souffla un baiser lorsqu'elle remarqua qu'il commençait à grignoter la pomme qu'elle lui avait offerte. Elle savait bien qu'elle n'avait pas gagné la guerre contre la mauvaise alimentation d'Edward, mais un jour, elle la vaincrait. Il lui suffisait simplement de trouver une façon de rendre le foie de veau attrayant et voilà, tout serait parfait. Sauf que le foie de veau étant ce qu'il était, c'est-à-dire un truc mou et flasque, il existait bien peu de façon de le rendre présentable. Mais elle chercherait sur Internet et trouverait probablement quelque chose qui ferait l'affaire. Durant plusieurs minutes, elle fiza Edward, cillant à peine. Il travaillait! Elle avait réussit l'impossible!.. Et merde. Il avait reposé son stylo. Une moue boudeuse s'afficha sur son visage enfantin et elle lui tira à nouveau la langue, bien décidé à réfrénner les envies de rébellion de patron. Là, c'était à son tour de le regarder d'un air dubitatif, surprise qu'il lui demande une telle chose.

-Oui, bien sûr que je connais l'entreprise Colemann Business. Elle tilta ensuite. Ah oui, bien sûr! En voilà une très bonne idée, monsieur Cordeiro! On dirait que j'ai une influence plus positive que je ne le croyais sur vous...

Elle adorait le taquiner, et ne se gênait pas pour le faire, dans la mesure où il le lui rendait très bien. Tout comme son patron le faisait, elle médita sur l'idée. Il était étonnant que les Alphas n'ai pas encore mit la patte sur cette entreprise, à moins qu'il ne la possède et qu'ils ne soient pas au courant... non, peu probable. Tout ce qui devait se savoir se savait au bout d'un petit moment, dans le monde dans lequel ils vivaient. Ils leurs suffisait simplement de taper dans la haute sphère de l'entreprise et tout les employés suivraient. Voilà qui devrait être des plus faciles. Levant la tête pile au moment où Edward lui adressa à nouveau la parole, elle posa son regard d'émeraude dans celui semblable de son patron. Elle allait lui proposer de faire une recherche pour savoir lequel de ses membres n'était pas en mission, mais il semblait qu'il le faisait déjà. Jack... Oui, il était parfait pour ce genre de trucs, du moins, le croyait-elle.

-J'y vais tout de suite, et si à mon retour vous n'êtes pas là, je vous promets que toutes les machines distributrices, incluant et tout spécifiquement celles de bonbons, auront disparues demain matin, même si pour cela je dois soudoyer le personnel d'entretien. Réfléchisez-y bien, rien ne ferait plus plaisir que de voir disparaitre ces machines de l'enfer...

Là-dessus, Urumi se releva et du plat de la main, lissa sa jupe et ressera la bride de ses chaussures, histoire de ne pas trébucher en cours de route. Souriant en voyant ce que son supérieur faisait avec son stylo, elle s'approcha de lui et choppa son stylo. Une lueur malicieuse au creux des prunelles, elle lui dessina une vraie moustache et s'enfuit, prenant soin au préalable de déposer un petit baiser sur sa joue, luxe qu'elle se permettait lorsqu'Edward pouvait se mettre en colère. Là-dessus, elle ouvrit la porte du bureau de Monsieur Cordeiro, maudissant le fait que la serrure se trouve à l'intérieur du bureau et non à l'extérieur, puisqu'ainsi, une petite clé et hop! son boss était confiné à l'intérieur de la pièce, sans possiblité d'en sortir. Comme ce serait bien... Remisant cette idée dans l'un des recoins de sa mémoire, elle prit le chemin du bureau de Jack Alvarez, et une fois devant ce dernier, elle cogna à la porte et n'attendit pas qu'on lui ouvre, bien décidée à ne pas perdre de temps avec les politesses. De toute façon, le mal était fait et la petite Urumi pénétra dans le bureau de l'homme de main principal d'Edward, telle une tornade cuivrée -cheveux- et blanche -peau-. Une fois entrée, elle lui sourit et s'en approcha.

-Bonjour Monsieur Alvarez. Monsieur Cordeiro souhaite vous voir à son bureau afin de vous entretenir de quelque chose.

Elle lui sourit de l'un de ces sourires Freedent et l'invita à la suivre dans le couloir. Prenant un peu d'avance sur lui, elle reprit le chemin du bureau d'Edward, se retournant quelque fois pour s'assurer que l'homme la suivait. Comme elle le craignait, le pire finit par se produire. Alors qu'ils étaient presque arrivés au bureau d'Edward, elle trébucha et s'étala lourdement par terre. Malgré une petite douleur au genou, elle se releva aussi rapidement que possible et dépoussiera sa jupe.

-Je suis terriblement maladroite, veuillez m'excuser.

En gardant les yeux baissés par terre pour que l'homme ne voit pas le rouge qui colorait vivement ses joues, elle soupira et se baissa pour resserrer à nouveau la bride ses chaussures, en les maudissant intérieurement. Maintenant, elle ne porterait plus de talons, ah ça non. Que de petites mules avec des talons hauts de trois centimètres. Comme ça, plus de risque de se faire mal. Elle releva finalement les yeux et reprit son chemin, tout en replaçant l'une de ses boucles qui avait eu la mauvaise idée de venir sièger devant son visage. Se retournant à nouveau vers Jack, elle lui adressa son plus beau sourire, histoire de lui faire oublier sa petite chute de tout à l'heure.

-Vous désirez quelque chose, un café peut-être? J'allais justement en chercher, dans la mesure où le jus de chaussette que sert la machine à café ne plaît pas à monsieur Cordeiro... Il ne plait à personne d'ailleurs!

Ne lui laissant pas le temps de lui répondre, puisque de tout manière elle désirait elle aussi un café, elle prit le chemin de la petite cuisine que logeait les bureaux du SFU. Elle mit la cafetière en route, et revint plusieurs minutes plus tard au bureau d'Edward, les mains chargée d'un plateau contenant trois tasses de cafés et quelques patisserie pour accompagner le tout. Déposant son butin par terre, elle toqua à la porte du bureau et attendit qu'on vienne lui ouvrir.
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MessageSujet: Re: Someday~   Lun 2 Fév - 14:05

Il s’était éveillé, comme tous les matins, aux alentours de cinq heures. Sa main se glissa hors des draps pour tâtonner à la recherche de l’interrupteur, et il se redressa quelque peu pour plisser les yeux, tâchant de lire l’heure sur l’écran de son réveil. C’était bien ça, 5h03. Depuis longtemps à présent il n’avait besoin de dormir que quelques heures pour reprendre des forces. Son corps, encore sous l’effet anesthésiant du sommeil, quitta finalement le grand lit pour rejoindre le jet d’eau brûlant d’une douche. Debout, immobile, il fixait le carrelage blanc à ses pieds. Nul autre son dans l’appartement que l’eau qui frappait son corps. Nous sommes à Brooklyn. En effet, le brun ne se voyait pas habiter dans le quartier le plus luxueux de la ville, cela n’aurait fait qu’attirer l’attention sur lui, et c’était la dernière chose qu’il désirait.

L’homme d’une quarantaine d’années s’était préparé rapidement. A présent face à un grand miroir, il faisait face à son reflet. Un type vêtu d’un jean délavé, une chemise blanche sous une veste. Autour de son cou, une écharpe grise. Des mains couvertes d’une paire de gants noir, ça pouvait toujours servir, et accessoirement ça protégeait du froid mordant. L’hiver était encore présent, et lui était toujours aussi frileux que dans ses premières années de jeunesse. Finalement, il se détourna de l’image renvoyée pour attraper ses clés, son téléphone, et les fourrer au fond d’une poche avant de quitter les lieux.

C’était quoi cette obligation d’aller se terrer chaque jour dans un bureau du quartier général des SFU ? Enfin, admettez que dans le cas d’un homme de main de la trempe du numéro un, cela pouvait paraître fastidieux et surtout totalement inutile. Ici le patron avait des dizaines de gardes à sa disposition et était protégé par une sécurité aussi importante que celle du président des Etats-Unis, et si jamais il avait besoin de quelqu’un en particulier, hop, un coup de téléphone et c’était réglé, vous ne pensez pas ? C’était du moins l’avis de notre espagnol. Enfin, comme on ne lui demanderait jamais ce qu’il en pensait, il serait bien obligé de suivre la routine, pas comme si se rebeller allait l’aider à grand-chose.

C’est ainsi qu’il se retrouvait, une fois de plus, à s’ennuyer dans ce qu’on appelait le «  Bureau de Jack Alvarez ». C’était ce qui inscrit sur la porte en jolis caractères en tout cas. Lui songeait plutôt le renommer « Bureau de la Désespérance », vu qu’on ne venait l’y voir qu’en cas de force majeure. Les petites missions étaient reléguées au bas de l’échelle, et il n’avait affaire qu’aux plus difficiles à résoudre. De plus, Cordeiro prenait un plaisir malsain à lui compliquer la tâche en ajoutant des règles, genre, « Tu as carte blanche mais laisse-le en vie », ou bien, « Tu as carte blanche, mais apporte moi ces documents en infiltrant le réseau ». C’était frustrant quelque part d’écouter les consignes parfois insensées, alors qu’il aurait pu faire tout aussi bien à sa manière.

L’hispanique avait beau allumer et éteindre son pc plusieurs fois de suite, il n’y trouvait aucune raison d’être assis en ce moment même dans ce confortable siège en cuir. Les missions avaient toutes été clôturées avec un franc succès, et dans les limites de temps imparties. Il pouvait toujours chercher sur son bureau les dossiers inexistants, il n’y avait rien d’autre qu’un pot à crayons orné d’un unique stylo bille, et un grand thermos en aluminium, aux côtés d‘une plante en pot. Cette dernière était sa confidente la plus intime, celle avec qui il conversait le plus dans la journée. Son cas était réellement désespérant, c’est peu de le dire. En réalité il avait plusieurs fois demandé à rapporter d’autre représentants de la race végétale ici, on lui avait à chaque fois répondu qu’il devrait laisser tomber sa carrière de jardinier. Au final, ses locaux étaient biens tristes, et rien ne venait les égayer hormis la petite Acacia. Oui, il lui avait donné un nom à sa pousse encore fragile. On s’amuse comme on peut.

D’ailleurs il s’était, comme à son habitude, confortablement installé, pensant qu’on ne viendrait pas le déranger de sitôt. Les jambes allongées sur le bureau en bois massif, un sachet de fraises tagada à peine entamé entre les mains, il penchait la tête en arrière et tentait d’en lancer une en l’air pour la rattraper avec les dents, chose assez ardue qu’il réussissait tout de même une fois sur trois. C’est qu’il s’était entraîné dur pour en arriver là ! Mais un bruit qu’il ne connaissait que trop bien l’interrompit, et il se figea dans son élan. Des talons aiguilles qui se rapprochaient…encore…et encore… Fourrant rapidement son paquet de sucreries dans la poche de son pantalon, il eut à peine le temps de déglutir son bonbon que la porte s’ouvrait, ne lui laissant pas le temps d’agir. Il balbutia seulement une réponse, encore désarçonné par l’effet de surprise.


- Ho… hola, señorita. Pas de problème, j’arrive… tout de suite.

C’était le surnom qu’il accordait à la petite rousse depuis quelque temps, songeant que tout de même il la croisait assez souvent depuis qu’elle avait été embauchée. Retirant ses longs tibias du meuble, il se mit debout immédiatement, ne voulant pas paraître plus imbécile qu’il ne l’était. Il se passa une main sur la nuque pour dissiper sa gêne d’avoir failli être pris en flagrant délit. Jack ne pouvait que se féliciter d’avoir caché son trésor à temps, Urumi était connue pour faire disparaître ce genre de choses, l’homme de main l’avait déjà vue faire avec Ed’. Vraiment pas cool pour le boss d’avoir une secrétaire si pointilleuse… Ça, c’était l’avis de Jack qui bénissait le ciel d’être un simple employé, devenir le chef de quoi que ce soit impliquait bien trop d’obligations et de contraintes.

Il fourra alors les mains dans ses poches, hochant du visage tandis qu’ils quittaient la pièce. En suivant la demoiselle il put revenir sur ses préjugés, détaillant la fille silhouette devant lui: certes, elle avait ses inconvénients parfois, mais qu’est-ce qu’elle pouvait être mignonne ! On se retenait avec peine de la prendre dans ses bras tant elle réveillait en chaque homme l’envie de protéger ce corps si frêle. L’espagnol, perdu dans ses pensées avec un léger sourire aux lèvres, n’eut pas d’assez bons réflexes, à vrai dire il ne s’attendait absolument pas à ce que la secrétaire s’étale en plein milieu du couloir. S’approchant d’elle il l’aida sans mal à se relever, une mine désolée sur le visage.


- Pas trop de mal ? Vous devriez changer de chaussures, c’est pas très pratique ces trucs là.

Question maladresse, il pouvait donner des conseils lui ! Dans sa vie privée il avait des fois l’allure d’un vrai boulet, et ne blâmerait donc jamais ceux qui se trouvaient, en partie, dans le même cas de figure. Désormais il surveillerait la japonaise avec plus de vigilance, par peur qu’elle ne trébuche encore. Bizarrement ça ajoutait à son côté adorable, et Jack répondit à sa proposition par une petite moue.

- Hmm… et bien… pourquoi pas, si ça vous fait plaisir, je veux bien ! Gracias.

Il ne pouvait tout de même pas refuser… son hésitation était fondée: ici, au QG, valait mieux ni manger ni boire, la plupart des choses étaient infectes, à commencer par ce qui se trouvait dans les distributeurs de boissons et les cafés préparés par les secrétaires. La seule chose digne de confiance, c’était les sachets de sucreries, ils restaient une valeur sûre. C’était bien pour ça qu’Alvarez se ramenait avec son propre thermos rempli de chocolat chaud, et ses Tupperwares contenant son repas du midi. Bien plus nourrissant que ce qu’ils pouvaient servir. Cela dit, Miss Natchigo avait l’air tellement motivée qu’il n’avait pu se résoudre à lui répondre par la négative. Soupirant un peu en la voyant s’éloigner, il décida de pénétrer dans le bureau du chef, après avoir toqué deux fois.

- Tu voulais me voir ?

L’air assez décontracté, il s’avança vers le jeune homme quand demandé, finissant par se laisser aller dans le siège face au bureau imposant du boss pour écouter ce qu’il avait à dire. Haussant un sourcil en détaillant de plus près Cordeiro, il se permit une réflexion déplacée à voix haute, ne pouvant s’en empêcher.

- La moustache te va bien je trouve.

Il faut dire que souvent, leur chef n’était pas vraiment crédible… passons. Prendre le contrôle d’une entreprise, mh ? Rien de plus facile. Un dossier fut déposé sur le bureau. Non, il n’avait pas de travail en ce moment. Voila qui l’occuperait. Il restait sceptique toutefois, se renfonçant dans son fauteuil pour se gratter le menton, finissant par reporter son attention sur Edward.

- Je prend la mission. C’est quoi le problème cette fois ? Me dis pas qu’il faut garder le PDG en vie ?

Soutenant les pupilles de son vis-à-vis, il s’attendait à tout, et put lire la réponse dans la malice qui se dégageait de l’autre. Secouant légèrement le visage un lâchant un nouveau soupir, il se dit qu’il ne s’y ferait jamais, à ce caractère de taré.

- Pas la peine de répondre, je pense avoir deviné. Et je parie qu’il faut s’en occuper rapidement… je vais voir ça.

L’entretien n’avait pas duré plus de quelques minutes tout au plus, et l’employé se relevait déjà, gardant le fameux dossier sous le bras. Il serait utile de le lire et de le relire un nombre incalculable de fois, pour s’assurer que tout se passerait bien. Déjà les plans germaient dans son esprit, tentant de résoudre ce à quoi il serait bientôt confronté. Jack transformerait cela en jeu d’infiltration, certainement, il ne voyait pas d’autre solution mis à part la menace. Sans paraître écouter les dernières notifications de son supérieur, il sortit son paquet de bonbons de sa poche pour le pousser vers le brun, comme s‘il s‘agissait d‘une transaction des plus importantes. Une certaine complicité avait pu se développer chez eux, cela faisait tout de même depuis les débuts du garçon en tant que boss que Jack était à ses côtés.

- J’ai remarqué des ours à la gélatine dans une poubelle du couloir. Fais attention pour celui là, c’est mon dernier !

Sans plus un mot à son égard, il se leva pour se diriger vers la sortie, il n’avait plus rien à faire ici. Son objectif était renouvelé, et il devait s’y mettre dans les prochaines heures à venir. Avant de se plonger dans son nouveau rôle, ses derniers mots sincères furent pour la petite demoiselle, sur laquelle il tomba nez à nez.

- … Señorita ! Désolé, je vais devoir y aller, on en à terminé. Merci pour le café, c’est très gentil de votre part !

Sur ce il lui offrit un petit sourire, attrapant de sa main libre la tasse fumante qui lui était réservée, avant de se retourner. On ne le verrait plus dans ces locaux pendant un bon moment. Le temps qu’il réussisse, une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Someday~   Mer 4 Fév - 15:04

Plus de produits chimiques que tous les produits nettoyants qu’elle avait chez elle ? Non, ce n’était pas possible. Il faisait confiance aux bonbons, et savait qu’ils n’étaient pas si terribles que ça. Sinon, on les interdirait à la vente, hein ? Sa petite secrétaire cherchait sûrement à lui faire peur, voilà tout. Mais tout de même…. Y avait pas tant de produits chimiques que ça, si ? Un dernier regard désespéré en direction de la poubelle avant de la voir disparaître. Peut-être que quelqu’un de bon voudra bien récupérer ce paquet encore non entamé, et le lui ramener ? Beaucoup étaient au courant du traitement qu’Urumi faisait subir à leur boss. Un régime draconien en somme, interdiction de manger des cochonneries, que ce soit des bonbons, des chips, des petits gâteaux entre les repas, etc… Mais bon, au moins elle prenait soin de lui, c’était déjà un signe d’affection. Ou alors elle adorait le tyranniser.

A présent installé dans son fauteuil en cuir qui devait bien coûter des centaines de dollars, il regardait la rousse. Cette dernière avait la manie de tripoter ses boucles, ce qu’Edward trouvait charmant. Elle n’en était que plus mignonne ainsi, comme si elle était une jeune adolescente alors qu’elle avait déjà dépassé ce stade. Ce côté enfantin, on ne le voyait pas souvent dans le monde qu’il côtoyait, alors avoir sa petite rousse chérie à ses côtes tous les jours était un vrai plaisir. Quand on excluait le fait qu’il n’avait pas le droit de manger n’importe quoi. Ce n’était pas grave. Elle n’était pas avec lui tout le temps, et ne pouvait donc pas le surveiller quand il était chez lui, en train de se gaver tranquillement de bonbons de tout genre. Et voilà qu’elle s’était lancée sur une longue tirade à propos de Georgie. Si c’était pas mignon, franchement ? Sa petite bouille qui rêvasse, tout en se tripotant les cheveux, encore et toujours. Adorable.


- Je ne sais pas du tout s’il est encore avec sa femme. On peut toujours envoyer un de nos hommes sur le terrain pour enquêter, et même le kidnapper si tu en as envie. Il pourra nous faire le café tous les jours comme ça, et tu n’aurais pas à le faire ou à le chercher au Starbucks du coin, qui ferait bien trop mal à tes petits pieds vu les chaussures que tu portes aujourd’hui.

Rien n’échappait à Edward, et certainement pas les tenues de ces jolies jeunes filles. D’ailleurs la rousse serait encore mieux si elle acceptait de mettre un peu de couleurs dans ses vêtements. C’était déprimant tout ce noir et blanc. Et ça ne la mettait pas en valeur. Certes, la jupe dévoilait ses fines jambes et sa chemise entourait parfaitement sa poitrine, maaais… ce n’était pas suffisant. Lui voulait avoir la secrétaire la plus sexy et efficace de la ville. Il était certain que chez les Alpha, ils n’en avaient pas de pareil, ha ha ha ! Sûrement un gars bête et moche, ou une fille avec de grosses lunettes. D’accord, il s’imaginait un peu n’importe quoi, mais ça faisait toujours du bien de penser du mal de ses rivaux.

A la question des dossiers cachés, le brun se figea un moment. Il semblait réfléchir, sérieusement. Ca lui disait bien quelque chose. Il était très probable, même certain, qu’il en ait cachés pour ne pas avoir à les remplir, et il avait dû oublier où. C’était bien ça le pire. Lui faisant un sourire qui se voulait rassurant, il secoua vivement la tête. Peut-être même un peu trop vivement.


- Mais noooon ! Qu’est-ce que tu vas t’imaginer là ! Je n’irais jamais faire une chose pareille, tu le sais bien…

Il l’espérait. Vraiment. Sinon, il pouvait dire au revoir à la belle vie. Se raclant la gorge, il s’était mis au travail, attrapant un stylo de marque qui restait le plus souvent inutilisé, posé sur le bureau en acajou. Bref, pour faire partir le goût de cet horrible café, le chef chercha furtivement une compensation. Il se doutait bien que le paquet de chewing-gum qui se trouvait dans la poche de sa veste ne pourrait pas être utilisé, alors autant se rabattre sur… la pomme. Qu’il mangea. A la grande surprise générale, bien qu’il n’y ait personne mis à part lui et la rousse ici. Et oui, Edward avait trop regardé de dessins animé quand il était jeune. Il continuait d’ailleurs, ne ratant jamais la sortie d’un nouveau film, et continuant de lire des comics de tout genre, que ce soit pour les enfants ou les adultes. D’ailleurs, il en cachait toujours une pile quelque part dans son bureau pour s’échapper du travail quand Urumi n’était pas là à le surveiller. Aujourd’hui, il ne pourrait donc pas lire l’édition numéro 1493 de Spiderman. Dommage.

Quand sa secrétaire approuva son idée, il eut un grand sourire tout fier, comme celui d’un gamin ayant remporté le concours de science de sa classe de CM2. Il fallait dire que des coups de génie comme ça, il n’en avait pas tous les jours le p’tit Ed. Et la concurrence se faisait de plus en plus rude dans leur milieu, alors il fallait toujours innover et trouver de nouvelles débouchés, de nouvelles solutions.

Ce fut au moment où il était perdu dans ses pensées que la rousse en profita pour lui dessiner un truc sur le visage, chose qui lui fit froncer les sourcils, mais le baiser lui fit bien vite oublier l’affront. Trop mignonne, tout simplement. C’était avec un sourire qu’il la regarda partir, n’effaçant même pas la moustache qui avait été dessinée.

La menace plana longtemps dans l’air, même après le départ de la secrétaire. Plus de machines distributrices ? Ca non… Même s’il n’avait pas le droit d’y toucher en temps normal, il arrivait toujours à échafauder des plans ou à soudoyer des employés pour se ramener un paquet de la fameuse machine, que ce soit bonbons ou barres chocolatées. Alors sans ça, comment allait-il vivre ? Edward resta donc tranquillement assis à son bureau, profitant de l’absence de sa secrétaire pour aller fouiller dans ses placards à la recherche des dossiers disparus. Il les trouva finalement dans son coffre-fort, tout plein de poussière, et alla les placer sur le bureau. Elle n’y verrait que du feu ! Les essuyant rapidement, il remarqua que cela faisait deux piles à présent. Non, ça, ça n’allait pas échapper à la petite Urumi… Ou alors, il n’avait qu’à finir toute la deuxième pile avant qu’elle ne revienne ! Non, mission impossible… Il allait falloir qu’il se résigne à se faire taper sur les doigts.

La porte s’ouvrit de nouveau, et il releva la tête de ses dossiers pour voir Jack. Jack Alvarez, son tout premier chien. Le premier de sa meute, le meilleur chez eux. Il lui sourit, le laissant donc s’installer, le temps de finir ce qu’il avait à faire. Redressant le visage, il haussa un sourcil et essuya finalement la moustache. Il l’avait complètement oubliée celle-là. Urumi pouvait être mesquine quand elle le voulait. Heureusement que la personne face à lui était l’espagnol. Il y avait ainsi peu de chances qu’il aille raconter ça partout. Restant silencieux, il ouvrit un tiroir et sortit un dossier, qu’il jeta sur le bureau.


- Bon, vu que tu n’as rien à faire en ce moment, j’ai décidé que tu allais prendre le contrôle de la Coleman Business. Tu as carte blanche. Si tu vois ce que je veux dire.

Grand sourire. C’était que Jackie comprenait tout très vite. Et c’était bien ça qu’Edward appréciait chez l’homme. Il était efficace, et rapide. Alors cette mission, ça serait du gâteau pour lui. Autant qu’il s’amuse un peu. Le chef de S.F.U. fut néanmoins curieux de savoir comment son employé allait se débrouiller tout de même…

- Ah, et je veux un rapport toutes les semaines. N’oublie pas. Tu peux passer un coup de fil, envoyer un mail, ou même écrire un rapport que tu me feras parvenir. Sois discret !

Les yeux émeraude du boss pétillèrent en voyant le paquet de bonbons, et il hocha la tête solennellement, cachant les bonbons dans un tiroir qu’il ferma soigneusement à clé. Urumi n’irait jamais cherchait ici. Du moins il l’espérait. Leur entretien était à présent terminé, et lui devait maintenant se remettre au boulot. Long soupir las. La pause était terminée en tout cas. Il allait falloir reprendre le train-train quotidien. Peut-être inviterait-il la rousse à déjeuner avec lui ce midi. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas eu un petit tête-à-tête. Faisant tournoyer le stylo dans sa main, il attendit patiemment qu’elle revienne, se demandant quelle allait être sa réaction en voyant la nouvelle pile de dossiers qui était venu s’ajouter à la première.
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MessageSujet: Re: Someday~   Sam 7 Fév - 5:31

- Vous croyez vraiment qu'il pourrait venir nous servir des cafés, tous les matins? Ce serait vraiment génial.. Mais pas vêtu n'importe comment, hein! Je le veux en pompier, ou rien.

Elle soupira en comprenant qu'elle s'était encore une fois laissé emporter par ses puérils et stupides fantasmes sur Georges Clooney, alors qu'il faisait facilement le double de son âge. Mais elle était comme toutes les femmes de ce monde, portée par le désir de procréer lorsque ses yeux croisaient le chemin d'une photo de Georges, ou de n'importe quel autre sex symbol de ce monde. Reprenant encore une fois contenance, elle soupira et posa son menton dans sa paume, une moue digne d'une enfant mécontente de quatre ans affichée sur le visage. Elle aurait voulu que Clooney soit son serveur de café... Mais on ne pouvait pas tout avoir ce qu'on voulait dans la vie, ainsi donc, elle métamorphosa sa petite moue en un froncement de sourcil lorsqu'il lui raconta qu'il n'avait jamais caché de dossier. Elle détailla la pile qui ornait son bureau et doutait fortement, qu'avec tous les dossiers en retard qu'il avait, que cette minuscule pile d'une cinquantaine de cas puisse constituer la totalité de tout ce retard. Il était évident qu'il en avait caché. Où, elle ne le savait pas encore. Mais elle finirait bien par lui faire cracher le morceau, même si il lui fallait user de corruption à coup de sachet de bonbons.

-On verra bien si vous me mentez..

Elle lui servit l'un de ces regards suspicieux dont elle avait le secret pour le faire réfléchir à deux fois avant qu'il ne lui mente. Généralement, ils portaient fruit et elle obtenait la vérité. Mais parfois, dans des cas comme celui-ci où il savait qu'elle pourrait se mettre en colère, il jouait à l'enfant sage, genre le premier classe qui lèche les bottes du professeur. Elle se méfiait de cette attitude. Elle le regarda travailler, et lorsqu'il lui exposa son idée et qu'elle lui sourit, son air de gosse réussit à l'attendrir malgré tout. Elle était fière de son élève, la petite Urumi! Après avoir dessiné la moustache d'Ed et après avoir déposé un bisou sur sa joue pour se faie pardonner, elle sortit du bureau et alla cogner à celui de Jack, qui parut tout déconcerté qu'elle entre en s'étant aussi maladroitement annoncée.

-Holà, señior!

Elle sourit en voyant qu'il affichait le même air de gosse trop sage qu'Ed, pensant qu'il se ressemblait beaucoup tous les deux. En fait, si elle trouvait charmante la jeunesse et l'insouciance d'Ed, elle trouvait aussi séduisant la 'vieillesse' de Jack. En fait, elle avait l'impression de travailler entouré seulement de bels hommes, et elle n'allait certainement pas s'en plaindre. Elle sourit èa cette pensée, et sortit du bureau.

Voilà, c'était officiel. Elle détestait ces chaussures, détestait ressembler à une pauvre gourde et détestait être petite, dans la mesure où si elle avait été grande, elle n'aurait pas dû porter ces échasses, et n'aurait donc pas eu l'air d'une imbécile en s'étalant de tout son long au beau milieu de l'un des couloirs du repères des SF. Bref, elle se détestait en ce moment, mais comme d'était plus facile de faire porter le blâme à quelqun d'autre, c'était ses chaussures qui écopaient. Chaussures qui, aussitôt qu'elle aurait posé l'un de ses pieds meurtris sur les lattes du plancher de son appartement, seraient jetées à la poubelle. Et toc! Mais comme en ce moment elle était au boulot et qu'il était hors de question que sa royale personne se balade pieds nus, elle se contenta de baisser piteusement le regard le regard quand Jack l'aida à se relever. Urumi minauda de piteuses excuses, orgueuilleuse qu'elle était une fois son aplomb reprit, l'ex pivoine en chef se remit en route vers le bureau d'Edward.

-Mais quand on mesure à peine un mètre cinquante, comme c'est le cas pour moi, on peut difficilement se passer de ces instruments de torture... J'envie votre mètre quatre-vingt dix!

Ponctuant cette dernière phrase d'un autre sourire, elle se retourna pour éviter de se prendre de plein fouet l'un des employés, ou pire encore, une poubelle. Arrivés à proximité du bureau de leur supérieur commun, une idée germa dans sa petite tête de secrétaire. Peut-être souhaiteraient-ils être seuls, en quel cas elle devrait trouver un prétexte pour s'esquiver, à tout de moins au début de l'entretien. Quoi de mieux pour cela que d'aller leur préparer des cappucinos? C'était parfait. Elle exposa son idée à Jack, et peut-être que c'était seulement son imagination, mais elle crue appercevoir une déception pointer sur son visage. Ils étaient pas bons, ses cappucinos?

-Qu'importe..

Elle revint donc, après plusieurs minutes à se battre avec la machine à cappucinos - et on pouvait même se demander, avec l'air bizzare d'Urumi, qui avait gagné entre la femme et la machine - et vit presque aussitôt Jack sortir du bureau d'Edward. Zut. Soit son patron avait un don de la concision qu'elle ne lui connaissait pas, soit Jack comprenait tout très vite. Elle opta pour la deuxième option, dans la mesure où elle n'imaginait pas Ed tout expliquer de façon claire. La jeune femme se contenta donc de sourire à l'homme de main préféré de Cordeiro lorsque ce dernier attrappa l'un de ses cappucinos, et soupira en imaginant qu'il le jetterait probablement dans la première poubelle qui croiserait son chemin. Aucune considération, tss! En comparaison des trucs que préparaient les petites secrétaires blondasses et qui avait dû coucher pour réussit - oh la mesquine! - , ses cappucinos devait être des boissons divines. Elle détestait les autres secrétaires, craignant qu'Ed la remplace pour une de ces mannequins à qui on avait enfilé un tailleur. Elle ne faisait certainement pas le poids contre leurs jambes de deux mètres et leurs seins de sillicone. Alors, la petite rousse tentait de compenser en étant plus efficaces que toutes ces blondasses. Et jusqu'à maintenant, ça avait plutôt bien fonctionné. Les sourcils légèrement froncés, elle entra dans le bureau d'Ed, son plateau délesté d'une tasse entres les pattes.

-C'est moi! Désolée, j'étais allée vous préparer un cappucino pour me faire pardonner de vous avoir apporté un très mauvais café. J'ai aussi des.. Euh.. Muffins.

Son hésitation était fondée, dans la mesure où après avoir déposé le plateau sur le bureau en acajou de son supérieur, elle attrapa un de ces muffins et le laissa tomber par terre, où un bruit mat et un peu inquiétant s'échappa de l'impact entre le marbe et la pâtisserie. Oui bon, de toute façon, c'était bientôt la pause déjeuner alors il était fort probable que la rousse n'aurait pas laissé Edward prendre une bouchée du muffin. Elle les avait apporté pour la forme, et pour martyriser un peu son patron. Oui, il lui arrivait d'être mesquine à ce point, mais c'était son travail non? Non. M'enfin, elle se doutait qu'il devait se nourrir de cochonneries aussitôt rentré chez lui puisqu'il lui arrivait parfois d'entrer au bureau le matin, le veston décoré d'une trace poisseuse propre aux bonbons et quelques fois aussi, le langue teintée du colorant qui s'échappait des sucreries. Il la prenait pour une idiote, ou quoi? Apparement, oui.

-Ooooh, c'est mignon! On ne m'avait pas dit que c'était la saison des amours chez les dossiers ici, parce qu'on dirait qu'une maman dossier à accoucher de toute une flopée de bébés dossiers! Elle désigna du menton la nouvelle pile de paperasse qui avait apparue sur le bureau d'Ed. Et j'ai raté l'accouchement, en plus!

Elle était pas contente, la petite Urumi. Si on avait été dans l'un des Comics Books qu'Edward lisait lorsqu'il croyait qu'elle ne le voyait pas perdre son temps, on l'aurait vu avec de la fumée sortant des deux oreilles. Pas contente du touuut, la rousse. Elle gratifia son supérieur d'un regard noir et attrapa l'un ddes muffins qu'elle avait apportés tout à et qui malgré tout exhalait d'une bonne odeur et passa la pâtisserie juste sous le nez d'Ed, sans qu'il ne puisse l'attraper. Elle le jeta ensuite dans la poubelle, où il fut bien vite rejoint par ses frères et soeurs muffins. La jeune femme sortit ensuite dans le couloir, prenant soin au passage de bien refermer la porte et pour la énième fois, se rendit aux machines distributrices. Avec une moue dégoutée qui devait être des plus amusantes pour ceux qui l'entourait, elle glissa quelques pièces dans la machine qui distribuait les bonbons et apuya sur un bouton au hasard. Les ressorts grincèrent, et lui livrèrent un sachet de bonbon qui avait l'apparence et la couleur des fruits qu'ils représentaient, mais qui devaient être composés èa 99.99% de sucre. Tant pis, si c'était le seul moyen de faire payer Edward, elle se sacrifierait. Elle revint au bureau de ce dernier, en tenant le sachet à bout de bras, un sourire mauvais sur les lèvres.

-Alors, où est-ce que vous les aviez cachés? Sous votre bureau ou.. Bruit de mastications propres aux bonbons collants en gelée .. Dans le placard, ou peut-être.. Re bruit de mastication .. Dans votre coffre fort? J'opterais pour le coffre fort, puisque je n'y ai pas accès.

Elle irait s'entrainer au gym au moins deux heures ce soir, histoire de perdre toutes les calories que la dégustation de ces cochonnerie lui avait apportées. La petite secrétaire croiss ses jambes et posa le sachet sur sa cuisse, bien en évidence, histoire d'enfoncer encore plus le fer dans la plaie. On ne la prenait pas pour une secrétaire idiote sans conséquence, ah non!

-Je vous en offrirais bien, mais voyez-vous, j'aurais peur que les cachiez dans vore coffre fort.

Le sourire qu'elle affichait à ce moment précis lui aurait pu facilement lui valoir une gifle, mais elle savait qu'Edward ne la tapperait pas. Oh, la vilaine Urumi!

-Allez, au travail, avant que je ne mette ma menace de tout à l'heure à exécution! En plus, l'un des hommes d'entretien à tenter de me draguer hier, alors il ne me suffirait que d'un clin d'oeil pour que votre machine distributrice préférée disparaisse à tout jamais.

Diabolique petite japonaise qu'était Urumi.
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MessageSujet: Re: Someday~   Mer 11 Fév - 17:22

Edward haussa un sourcil en entendant les paroles de sa secrétaire. En pompier ? Pourquoi en pompier ? Etait-ce là réellement le fantasme de toute la race féminine ? Il savait que beaucoup d’entres elles trouvaient ces hommes de feu terriblement séduisants, avec leurs actes héroïques, leur courage, leurs corps parfaits, mais tout de même… Enfin bon, voir George Clooney en pompier leur servir du café n’était pas prêt d’arriver. Mais comme on disait, on pouvait toujours rêver, ça ne pouvait pas faire de mal. Lui, il préférerait nettement avoir la jolie Angelina Jolie –quel jeu de mots somptueux- en tenue de soubrette qui ferait tout ce qu’il voudrait qu’il fasse. Peut-être proposerait-il un jour à Urumi d’enfiler cette tenue, mais il se prendrait une baffe plus qu’autre chose à son avis. Tant pis, il se contenterait de ce qu’il aurait. Il était tout de même fort dommage qu’il y ait si peu de femmes dans leur gang. Peut-être allait-il songer à en engager davantage, par exemple une juste pour faire le café. Non, la rousse le fusillerait sur place. Pourquoi avait-il l’impression d’être poings et pieds liés là ?

Quoi qu’il en soit, la petite était partie. Il pouvait magouiller en toute tranquillité à présent, ou plutôt juste aller chercher les dossiers qu’il avait soigneusement cachés au cours des dernières semaines, voire mois. C’était que le chef des S.F.U. n’était pas très friand de travail, du moins pas autant que les sachets de bonbon mais si ces derniers étaient pris en otage… Il n’allait pas vraiment avoir le choix. Et autant se prendre la sanction maintenant que plus tard, car elle serait pire encore. L’espagnol n’osait même pas imaginer jusqu’à où sa secrétaire était prête à aller pour le faire plier. C’était à se demander si le boss était vraiment Edward ou Urumi, chose qui n’intéressait guère le reste des employés. Tant que le gang fonctionnait correctement et que tout était en règle, ils s’en fichaient, bien que certains compatissent au triste sort de leur chef. Comme Jack par exemple. Ce type avait le don de comprendre les souffrances terribles de l’homme. Ils se ressemblaient, jusqu’à un certain point. Edward était loin d’être aussi dépressif que l’autre espagnol. Il l’avait même surpris en train de parler à sa plante verte un jour… Du coup, il priait ne pas devenir comme lui en s’enfonçant toujours plus dans ce métier sale. Pas mal de gens devenaient complètement dingues après quelques années à pratiquer ce genre de métier, d’autres devenaient insensibles à tout.

L’entretien n’avait duré que quelques instants. Comme il l’avait dit auparavant, Jackie comprenait très vite, même les missions qu’il souhaitait lui confier. Ce n’était pas pour rien qu’il était leur premier homme de main. The first, the best, the cleaner, ha ha ha. Le jeune chef ne doutait pas des capacités de son chien préféré, et savait qu’il finirait par réussir. Tout ce qu’il souhaitait, c’était que les Alpha ne se mettent pas à fourrer leur nez dedans. Car lui n’avait pas choisit la facilité d’éliminer le patron de la C. Business. Mangeant rapidement un bonbon avant qu’Urumi ne revienne, il avait soigneusement caché le paquet dans un tiroir. L’odeur du cappuccino avait éveillé ses sens, ainsi que celle des muffins. Mais il ne fallait pas trop rêver, petit Edward. Il était tout simplement impossible que ta secrétaire t’amène des muffins juste pour te faire plaisir alors qu’elle s’acharne à te faire suivre un régime plus diététique.

C’était donc perplexe qu’Ed la regardait, le sourcil légèrement haussé. Et la punition tomba. Le Muffin tomba, par terre. Cet horrible bruit de nourriture gâchée lui fit grincer des dents et il regarda la rousse, pinçant les lèvres. C’était qu’elle le connaissait bien qu’il ne le pensait, la p’tite. Et quoi ? Elle n’avait jamais entendu parler de piles de dossiers pouvant se dupliquer, hein ? Ok, pas trop crédible. Et ok, elle aurait forcément remarqué. Mais elle pouvait le féliciter pour son honnêteté, non ? Au moins lui donner juste un muffin. Un tout petit… Mais il put lire le mécontentement sur le visage de la secrétaire, et cela lui tira un frisson. Elle avait même l’air très en colère contre lui, et il était certain que si ses yeux pouvaient lui lancer des éclairs, ils le feraient.


- Mais Urumi chérie, tu ne savais pas ? En plus, après l’hiver, c’est le printemps ! La pile a juste accouché prématurément, donc on a dû lui faire une césarienne pour que les bébés ne meurent pas.

Un grand sourire. Peut-être que la petite blague calmerait son esprit échauffé. Et là commença un horrible supplice. L’odeur de la pâtisserie alléchait ses babines et il tendit la main pour l’attraper, sans succès. Cette dernière s’était à présent échappée pour… finir à la poubelle. Avec TOUS les autres. Edward lâcha un geignement plaintif et se couvrit les yeux, hurlant à la mort. Plusieurs employés l’entendirent et tournèrent d’ailleurs la tête en direction du bureau du boss, se demandant ce qu’il était encore en train de trafiquer derrière cette porte fermée. Ils purent voir une Urumi furieuse en sortir d’ailleurs, d’une démarche déterminée.


- Ca ne se fait pas d’assassiner comme ça des muffins, Urumiiiii ! Génocide ! Criminelle ! Qu’on l’envoie au goulag !

Et étrangement, personne ne bougea le petit doigt. Fallait dire qu’Urumi ne martyrisait pas que le patron de l’immeuble, mais tous les employés qui ne rendaient pas leur travail à temps ou le faisaient mal. Alors la voir avec un paquet de bonbons en étonna plus d’un, mais il n’y eut que des murmures dans les couloirs. Qu’est-ce qu’elle faisait encore subir au patron ? Elle ne va pas trop le traumatiser tout de même ? S’il est en trop mauvais état, il sera de mauvaise humeur et n’acceptera jamais de me laisser prendre des vacances. Voilà les bruits qui courraient à présent. Edward, lui, n’entendait rien. Il regardait d’un œil morne les muffins décédés. Bien sûr, il aurait pu les récupérer, mais il fallait dire que tout cela n’était pas très hygiénique. Qui sait ce qui avait traîné dans cette poubelle avant ? Il releva la tête en voyant la petite rousse rentrer de nouveau, et fronça les sourcils. Pourquoi tenait-elle un paquet de bonbons ? Mais il comprit très rapidement le but de cette manœuvre. La regardant les mastiquer avec cruauté, il ne répondit pas immédiatement, salivant à l’idée de pouvoir en avoir aussi. Il ne tenta rien cependant, et se racla la gorge, essayant de reprendre sa contenance.

- Hum…. Dans le coffre-fort.


Ce n’était plus le moment de dire n’importe quoi ou même de mentir. Les yeux émeraude d’Edward glissèrent sur la poitrine d’Urumi pour atterrir sur ses cuisses, où le paquet était sagement posé. Il ne se gêna pas pour la reluquer en même temps, mini vengeance de sa part tiens. Si sa secrétaire était prête à aller si loin que d’avaler ces trucs bourrés de produits chimiques comme elle le disait si bien, c’était qu’elle voulait à tout prix le faire plier, et surtout lui faire payer son manque de sérieux envers le gang. D’accord, il savait qu’il avait des responsabilités et qu’il était important pour tout le monde qu’il fasse en sorte que tout marche, mais c’était trop difficile pour lui. Il finirait par s’assagir avec le temps, mais là, il était jeune et voulait en profiter. Faisant une légère moue à Urumi, il attrapa juste un dossier et commença à travailler en silence, s’avouant vaincu pour le moment. Sa vengeance ne tarderait pas à venir, et il avait toujours sa botte secrète, aka le paquet de bonbons que Jack lui avait refilé tout à l’heure et dont la rousse ignorait l’existence.

- C’est bon, c’est bonnn ! Je travaille, tu as gagné. Je peux mettre de la musique au moins ?

N’attendant même pas qu’elle réponde, il ouvrit le lecteur de son ordinateur et mit sa propre playlist. Voilà qui le motiverait un peu plus. Mais il était bientôt midi aussi… Urumi allait-elle l’empêcher d’aller à la cafétéria ? Il pourrait s’échapper, mais il était plus probable que la rousse lui amène un sandwich pour qu’il puisse travailler en mangeant. Cette pensée lui fit tirer une nouvelle moue alors qu’il attrapait la tasse de cappuccino pour pouvoir la boire tranquillement, ses lèvres trempant dans le liquide chaud. Il n’y avait même pas de sucre. Cela prouvait bien à quel point la secrétaire ne voulait pas que son patron attrape du cholestérol ou du poids. Mais ça n’était pas prêt d’arriver de toute manière. Comment ferait-il pour draguer les filles si son corps n’était plus séduisant, hein ?

Son stylo glissait sur le papier, remplissant quelques lignes vides où il devait écrire, et faisant la plupart du temps une signature rapide à la fin d’un gros tas de feuille. A sa droite, il posait la pile de dossiers déjà remplis, et au bout d’une demi-heure, il n’y en avait que huit de fait. Le temps commençait à être de plus en plus long, et son ventre criait famine. Jetant un coup d’œil discret à Urumi, il continua de travailler, ne chipotant plus pour l’instant. Elle finirait par se lasser de le surveiller de toute manière. Elle n’avait même pas le moindre livre avec elle pour se divertir cette fois-ci, et ses ongles étaient déjà parfaitement manucurés alors nul besoin de lime à ongles.


- Sinon, quoi de neuf ? Toujours personne dans ta vie, Urumi ? Je connais quelques personnes qui seraient parfaites pour toi. Ca ne t’intéresse toujours pas ?

Edward se mêlait toujours de la vie amoureuse de ses employés, sauf pour certains. Il doutait que Jack apprécie cette attention, alors il ne lui demandait jamais. Par contre, sa secrétaire n’y échappait pas. Il fallait bien qu’il se venge quelque part tout de même. Alors il n’était pas rare que de temps en temps, il appelle à son bureau la rousse pour lui faire rencontrer un beau mâle, mais cette dernière le plus souvent claquait la porte au nez. Too bad. Ils étaient bien pourtant ces messieurs ! Edward les avaient même testés pour vérifier leurs qualités. Enfin bon, il remit le sujet sur le tapis, histoire de se distraire un peu tout en continuant de gribouiller. Une douleur lascive commença à apparaître au niveau de son poignet, signe qu’il allait avoir une crampe dans peu de temps. Ce qui était bien. Au moins, il pourrait faire une pause en prétextant avoir trop mal pour continuer et demander un sandwich. Le chef força donc la cadence pour que la crampe arrive plus vite, et au bout d’un certain moment, il reposa son stylo, tenant son poignet fatigué, comme un chiot montrant sa pâte cassée à son maître.

- Urumiiiii, j’ai une crampe ! Il est midi ! On peut manger ? Et je veux un plat chaud et du vin, pas un simple sandwich ! Et du fromage !

Il était impossible que la secrétaire accepte ses petits caprices, mais qui ne tente rien n’a rien après tout. Et si elle n’était pas d’accord, et bien il… il bouderait, voilà tout ! Et ce pendant une semaine, donc plus de câlins et plus de sourires !
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MessageSujet: Re: Someday~   Dim 1 Mar - 5:40

( Désolée de mon horrible retard! J'ai été malade toute la semaine, donc je n'ai pas pu poster. é_è )


Inspirer profondément. C'est ce qu'elle devait faire pour ne pas se mettre à pleurer de rage, alors elle le fit. Edward la prenait pour une petite idiote qui gobait tout ce qu'il lui racontait, ou quoi? Pourtant, si il lui avait sortit cette plaisanterie alors qu'elle n'avait pas envie de lui arracher les yeux pour un travail mal fait ( Dans ce cas ci, touuut le travail qu'il n'avait PAS fait ) elle aurait rit et aurait continuer d'en rajouter. Mais pas aujourd'hui, ah ça non. Elle lui servit un regard froid, limite assassin, avant de jauger encore plus sévèrement la pile de dossiers qui avaient supposément accoucher, selon Edward, prématurément. Oui, c'est ça, haha. Si ses yeux, à cet instant précis, avaient été des pistolets, Edward serait mort en quelques secondes, fusillés comme les méchants dans les films westerns. Pan pan! Elle aurait alors été la jolie et jeune cow girl et aurait soufflé sur le canon de l'arme et.. Bref. Oh certes, une secrétaire normale, faisant seulement son boulot de secrétaire et ne prenant pas sur ses épaules la santé et pas seulement l'exécution du travail de son patron, elle aurait pu le féliciter pour son incroyable démonstration d'honnêteté et de courage. Mais Urumi étant Urumi, elle lui décocha à nouveau un regard meurtrier et ne prit même pas la peine de lui répondre, se contentant de lui adresser un reniflement dédaigneux.

Quoi? Mais pourquoi est-ce qu'il lui souriait? Il n'aurait pas dû pleurer, se jeter à ses pieds et supplier, supplier et encore supplier jusqu'à ce qu'elle accepte de lui refiler une toute petite miette des patisseries? Jubilant intérieurement lorsqu'elle vit enfin qu'Edward souffrait du meurtre des patisseries qu'elle exécutait, elle décida de se donner un peu plus en spectacle en secouant la poubelle afin que son patron entende les dernières plaintes des condamnés. Qu'il hurle si ça lui faisait plaisir, elle n'y voyait aucun inconvénient. Au contraire, elle avait la confirmation d'avoir trouvé la meilleure méthode pour forcer Ed à travailler. Si c'était pas beau ça? Suffisait maintenant de ne pas trop l'utiliser souvent, sinon, il pourrait se mettre en colère et la foutre à la porte. D'ailleurs, c'était là une autre de ses grandes peurs. Si il la mettait dehors, dans quoi pourrait-elle passer toute sa frustration - et Dieu savait qu'elle en avait beaucoup -? Elle deviendrait alcoolique, tout comme son père et ferait les rues à la recherche d'homme qui voudrait bien la payer pour ses services... Oh! Mon Dieu! Ce serait horrible. La petite japonaise décida donc de ne plus faire souffrir autant Edward, histoire de garder son boulot. D'ailleurs, qu'est-ce qui l'empêchait de le faire, hein? Il était le grand patron après tout, et avait donc par la même occasion, un droit de vie et de mort sur elle. Le clan grouillait de personne qui n'hésiterait pas à lui tirer une balle en pleine tête en échange d'un bon salaire... Arg. D'autres ne demanderait même pas d'argent pour la tuer. Parlant de meutre, Edward semblait penser qu'elle avait tout ces muffins. Soupirant bruyamment, elle sortit dans le couloir, apparement décidée. Elle le ferait souffir une dernière fois, juste une toute petite dernière fois.

-Oui oui, c'est ça, qu'on m'envoie au goulag.

Évidemment, le cri du patron avait intrigué quelques employés. De petits nouveaux, très probablement. Ce n'était pas la première fois qu'il se lamentait ainsi. Il lui faisait penser à un petit enfant capricieux qui râle lorsqu'il n'obtient pas ce qu'il veut. Ainsi, puisqu'il se comportait ainsi, elle le traiterait de la manière qui correspondait à sa façon d'agir. Ses escarpins - ses crétins d'escarpins, plutot - martelaient inlassablement le sol et on se retournait sur son passage. Si les nouveaux membre du gang était intrigués par le cri d'Ed, les plus anciens, eux, se doutait que c'était à cause de la petite rousse. Certains lui adressèrent des regards amusés, les autres, des regards noirs. Elle ne s'en faisait pas avec la deuxième catégorie, c'était que des lèches bottes, vénérant le sol que le grand patron foulait. Des crétins aussi, donc. Bref, elle s'appliqua à ignorer tout ceux qui la croisait, fixant un point invisible devant elle, apparement insensible à ce qui se déroulait autours de sa petite personne. En fait, elle était on ne peut plus concentrée à tenter de ne pas trébucher à nouveau à cause des échasses qu'elle portait aux pieds. Probablement au plus grand désespoir d'Ed, elle revint accompagnée d'un sachet de bonbons. Aussi espèrait-elle que c'était ses préférés, histoire de lui donner une très bonne leçon.

Apparement, ça n'avait pas raté. La jeune femme n'aurait pas été étonnée de voir une coulisse de bave se former à la comissure des lèvres d'Edward. Décidément, il lui faisait vraiment penser à un gamin, mais elle trouvait ça mignon. Elle ne l'avouerait jamais, bien sûr. Elle avait une réputation de coeur de pierre à garder! Toute heureuse que son plan fonctionne comme elle le désirait, ses sourcils finirent par ne plus se froncer au dessus de ses yeux et ces derniers, alors qu'ils étaient une mer agitée et en colère un peu plus tôt, s'étaient apparement appaisés. Elle avait eu raison. Elle adorait avoir raison. Elle trouvait aussi adorable le petit raclement de gorge qu'il avait eu avant de lui réléver où il avait caché les dossiers, et si elle avait encore eu une petite once de colère envers lui, elle aurait fondue. À ce moment précis, elle se serait levée, serait allée s'asseoir sur les genous d'Edward pour le caliner tellement elle le trouvait mignon, kawai comme on disait chez elle. Mais jamais, au grand jamais, elle ne le ferait. Des plans pour qu'il la vire de ses genoux à coups de stylo dans le dos et qu'il la laisse crever, tout en rigolant. Ce n'était pas dans ses plans de mourrir ainsi, elle garda donc ces petits fantasmes à l'intérieur de sa tête.

-La prochaine fois, ne les cachez pas et laissez-les sur votre bureau. Si je vois que vous avez trop de retard, je vous aiderais. Mais étant donné que vous les avez planqués, vous vous débrouillerez tout seul.

Elle faisait des louables effort pours ne pas recracher les bonbons à chaque fois que ces derniers entraient en contact avec sa langue. Dégoutants, ils étaient tout simplement dégoutants. Beurk. Pourtant, Ed semblait faire une fixation sur le sachet qui reposait sur ses.. Cuisses! Ses cuisses sur son corps à elle! Et il la reluquait ouvertement! Prenant de très grandes respirations pour ne pas lui lancer le sachet de bonbon en plein visage - il n'attendait que ça - elle recommença à tripoter l'une de ses grandes boucles rousses. Évidemment, si elle avait eu une réaction colérique, ça n'aurait été que pour masquer la petite once de joie qui aurait pointé sur son visage. Elle aimait qu'on la trouve jolie, et ce que ce soit son patron qui la reluque avait flatté son orgueuil de petite femelle avare de compliments. Elle posa son coude sur sa cuisse, à côté du paquet de bonbon et posa son menton dans sa paume ouverte qui était le meilleur support pour son visage. Le visage dénudé de toute expression, elle regarda Edward commencer à travailler, en hurlant de joie intérieurement. Décidément, sa capacité à masquer ses émotions s'avérait des plus pratiques. Elle porta un nouveau bonbon à ses lèvres, s'appliquant à imaginer qu'il s'agissait d'un sushi, ou de n'importe quel autre chose de comestible.

-Oui, bien sûr que vous pouvez mettre de la musique... Tant que ce n'est pas des boys bands à la mode qui hurle leur vénération à Satan.

La jeune femme se doutait qu'il n'attendrait même pas son avis et qu'il le demandait pour la forme, mais elle s'ennuyait, ce qui expliquait le fait qu'elle lui avait répondu. Elle le regarda travailler environs cinq minutes encore, savourant délicieusement sa victoire sur Edward. Une sensation de travail bien acompli l'avait envahie et ça lui plaisait. Soudainement, elle attrapa son sac à main qui trainait à ses pieds et en sortit son portable. Pas d'appels manqués. Évidemment qu'elle n'avait pas d'appel manqué. Personne ne l'appelait, elle appelait les gens. Et ils avaient intérêt à répondre, sinon, elle se mettait en colère. Alors, puisqu'on répondait toujours à ses appels, elle n'en avait pas de retour. Mais elle aurait bien aimé que quelqun lui envoie un message, un texto même, simplement pour lui parler d'autre chose que du travail. Pour lui demander des nouvelles, s'informer de sa santé, bref, qu'on lui adresse la parole en tant qu'Urumi, pas en tant que secrétaire du boss. Elle n'était plus une personne, elle était une fonction. Relevant discrètement les yeux sur Edward, elle se demanda si il ressentait la même chose qu'elle. Probablement pas, non. Il sortait, lui. La japonaise ne sortait que lorsque son travail l'exigeait, pour rencontrer un client dans un endroit public, par exemple. Jamais pour s'amuser. Une petite voix au fond d'elle lui disait que c'était uniquement sa faute si elle n'était plus quelqun, mais elle la fit taire d'un soupir las. Sursautant lorsque son patron lui adressa la parole - la pauvre était perdue dans ses pensés - elle fronça les sourcils.

-Je n'ai besoin de personne!

Oui, elle était conne. Mais elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle avait ses faiblesses, ç'aurait été avouer qu'elle n'était pas la femme forte et fière qu'elle se forçait à être aux yeux des autres. En se remémorant les rencontres qu'avait organisées Ed pour elle, elle leva les yeux au ciel. Tous les hommes qui lui avait présenté étaient des fils à papa qui voulait pimenter un peu leur vie en rejoignant le gang. Sentencieusement, elle murmura ' grand parleur, petit faiseur ' d'une façon inaudible. Si elle avait été vulgaire, elle aurait murmuré autre chose, mais elle était bien trop polie pour cela. Son estomac gargouilla alors méchamment, lui rappelant qu'elle n'avait rien avalé d'autres qu'une tasse de café et ces horribles bonbons, dont le sachet vide avait rejoint les muffins à la poubelle. Jetant un regard à la montre finement ciselée et hors de prix - merci grand-père! - qui ceignait son poignet, elle fit la moue en s'appercevant qu'il était déjà midi. La japonaise releva les yeux vers Edward, elle lui adressa un regard méfiant, trouvant louche qu'il travaille tout ce temps sans râler. Attendant une pitoyable excuse dans les prochaines minutes, elle fut servit lorsqu'il lui parla de sa crampe. Pauvre petit! Contre toutes attentes, elle sourit et lui tapota le poignet. Son estomac, à l'instar du patron, râla à nouveau pour quémander la même chose ; de la nourriture.

-J'ai faim aussi. Je veux du vin, et un vrai repas, pas les trucs horribles qu'on sert ici. Alors je vais déjeuner, et soit vous m'accompagnez, soit j'y vais seule. Et si à mon retour vous avez profiter de mon absence pour déserter, demain, je vous apporterais le pire de tous les sandwitchs de la caféteria, ainsi qu'une pomme. Alors?

N'attendant pas sa réponse, elle se releva, attrapa son sac à main et sortit du bureau d'Edward. Qu'il vienne avec elle ou non, c'était le dernier de ses soucis. Elle avait faim, elle mangerait. Elle n'était pas obligée de le surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre! Comme tous les employés, elle avait droit à une pause café, bon... Mais il était évident qu'elle apprécirait la compagnie de son patron, s'il daignait l'en honorer.
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MessageSujet: Re: Someday~   Mer 4 Mar - 19:08

Bon, la petite secrétaire avait vraiment l’air très fâché qu’il ait caché les dossiers. D’accord, il n’était qu’un gamin et franchement, il y avait pas de quoi faire son fier, il devrait même culpabiliser à mort là, mais au fond, Edward savait qu’il était au contraire en position de force. Il laissait Urumi le torturer, voire même le pousser à bout parfois, sans jamais s’énerver contre elle. Elle était efficace, et elle était gentille quand elle le voulait. Et puis elle était canon. Ca faisait déjà trois bonnes raisons pour la garder non ? Sa blague ne passa pas, et toute la famille Muffin fut tuée en un éclair. Le génocide avait été trop abominable pour lui. Quelques personnes sursautèrent en entendant un cri venant du bureau. Et ce n’était pas un cri de rage, au contraire. Bah, le Boss, il faisait ce qu’il voulait hein. S’il avait des tendances un peu bizarres, c’était ton problème. Sauf que ceux qui s’y connaissaient un peu mieux devinaient avec facilité ce qui se tramait derrière la porte fermée. Et les paris étaient lancés dès que la porte s’ouvrit sur une petite rousse. Allez, trente dollars sur Urumi. Non, non, cinquante pour le Boss ! Il fallait dire quand même que la secrétaire avait sortit le gros attirail là. LE paquet de bonbons, mesdames et messieurs. Quoi de mieux pour torturer ce bon vieux Cordeiro, hein ? C’est qu’il ne fallait pas l’énerver la rouquine, sinon, on payait cher de sa peau.

Ce que fit exactement notre pauvre Edward. Baissant les yeux sur les dossiers, il commença à travailler. Okay Maman, la prochaine fois, je les cacherais pas et tu pourras m’aider à faire les devoirs au lieu de me coller une punition. C’était un peu près ça. Quand Edward faisait une bêtise, il se faisait réprimander par sa secrétaire. Il ne manquait plus que son bras droit pour lui faire la morale aussi. Mais heureusement, il n’était pas là pour l’instant. Il y avait juste Urumi la méchante qui passait son temps à le faire travailler, et même qu’il était tellement masochiste qu’il la payait pour ça. Finalement, les tendances du Boss se confirmaient. Bon, pas grave, la maigre poitrine d’Urumi et ses cuisses le réconforteraient pour l’instant. Les bruits de mastication lui faisaient relever la tête de temps à autre, et il matait sans aucune vergogne le corps de sa secrétaire. Qu’elle lui balance le paquet à la figure, il n’attendait que ça, en effet. Il pouvait deviner le sourire, les jubilations qui devaient en ce moment traverser la rousse. Lui, son moral baissait. Il était aussi lent qu’une tortue quand il s’agissait de remplir de la paperasse. L’action, c’était ce qu’il préférait. Courir sur le terrain, tirer sur ce qui bougeait, partir à la chasse… Mais on ne lui confiait pas trop de tâches de ce genre. A croire qu’on ne lui faisait pas confiance, hmpf ! Il était très doué quand il le voulait, et pouvait être calme et sérieux dans les situations tendues. D’accord, la dernière fois, il avait balancé sa chaussure dans la tête du chef des Alpha, mais il l’avait cherché aussi ! Qu’est-ce qu’il l’avait énervé. D’ailleurs, ce mec l’énervait toujours. Peu de personnes au sein du gang en connaissaient la raison, bien plus profonde qu’une simple histoire de rivalité et de conflit.

L’espagnol, pour se motiver, avait fini par mettre de la musique. Pas de hard rock ou de métal, il avait juste mis du jazz, histoire de ne pas trop ennuyer Urumi. Et puis, il aimait bien. Au moins y avait pas de paroles. S’il y en avait, il aurait commencé à fredonner en même temps et cela l’aurait déconcentré dans son boulot. Il aurait écrit n’importe quoi, et quand la rousse s’en rendrait compte, ce serait retour à la case départ. Tout recommencer. Pas question, c’était son pire cauchemar. Les gestes d’Urumi ne passèrent pourtant pas inaperçues. Du coin de l’œil, le brun continuait de l’observer. Il l’avait vu sortir son portable, vérifier qu’il n’y avait aucun message, et surtout… son air perdu, un peu nostalgique. Personne n’avait cherché à la contacter. D’ailleurs, en dehors de la vie professionnelle, Edward ne connaissait que très peu de choses sur la rousse. Des bribes de vie, par-ci par-là, rien de suffisant pour se faire une idée précise de la jeune femme. Il l’imaginait pourtant souvent seul, installée dans son vie, avec de la paperasse éparpillée sur les draps faits tout autour d’elle. Une tasse de thé froide aurait été délaissée sur sa table de nuit. Et non, il ne l’avait jamais espionné. Ca ne se faisait pas. A la limite, les hommes, oui. D’ailleurs il avait des photos de Jack en train de parler à ses plantes vertes. C’était assez tordant et triste, raison pour laquelle il ne l’avait jamais dit à M. Clean.

Histoire de briser un peu le silence, Edward avait parlé. Il la regarda sursauter, puis redresse vivement les yeux vers lui. Elle était mignonne à crier comme ça qu’elle n’avait besoin de personne. On avait tous besoin de quelqu’un. C’était bien pour ça que le boss avait cherché à lui faire des rendez-vous arrangés, mais aucun n’était à son goût. Mais ça, l’espagnol le savait avant même de les lui présenter. Il faisait même un peu exprès de trouver des gars pas assez biens pour elle. C’était qu’il ne voulait pas que sa petite chérie s’envole avec un de ces beaux mâles. Possessif ? Un peu, non, sûrement même. Urumi était tout simplement trop mignonne quand elle le voulait bien, et l’espagnol ne se gênait jamais pour lui faire un câlin quand il en avait envie.


- Allez, Urumi, y en avait même pas un tout petit qui te plaisait ? J’essayerai d’en trouver des mieux la prochaine fois. Mais si un jour tu flashes sur un type du gang, tu peux me le dire hein, je t’arrangerais le coup volontiers.

Ou peut-être qu’il tuerait le chanceux dans un tragique accident. Non, c’était décidément trop mesquin et méchant de sa part. Urumi avait le droit d’être heureuse avec un type bien. Okay, c’était hyper méga rare en ce moment, et c’était même une espèce en voie de disparition dans cette ville, mais il devait bien en rester un ou deux qui soit pas mariés ou homosexuels ? Remarque, les mariés, ça s’arrangeait. Il suffisait qu’ils deviennent veufs pour être libres de nouveau ! Pendant ce temps, son stylo continuait à glisser sur le papier de qualité. Il n’arrêtait pas de signer des papiers de tout genre. Ca le motiverait plus si on lui faisait croire que tous ces dossiers étaient des lettres d’amour, et que ses fans lui demandaient des autographes par correspondance. Les minutes s’écoulèrent, et ses yeux verts croisèrent ceux d’Urumi. Il avait posé son stylo, et refusait ostensiblement de travailler de nouveau, tant qu’il n’aurait pas une pause et de quoi se remplir la panse. Avec un air de gamin sur le visage, il espéra que la rousse accepte de lui laisser une courte pause pour se restaurer. Une tape sur le poignet fut le signal pour aller déjeuner. Sans plus attendre, il éteignit son ordinateur, coupant ainsi la musique qui provenait des enceintes, et il se leva rapidement, enfilant sa veste.


- Moi aussi je veux du bon vin rouge, et un bon steak bien saignant, avec des frites et du ketchup et de la mayonnaise, et même que je te donnerais la salade de garniture pour que tu prennes un peu de poids. Je te trouve bien maigrichonne ces temps-ci, non ?


Se glissant à ses côtés après avoir refermé la porte de son bureau à clé, il lança de joyeux bonjour aux quelques personnes qu’il croisa, avant de glisser son bras autour des épaules de la petite secrétaire. Bon, elle était vraiment petite alors ce n’était pas facile, mais il pouvait la garder contre lui au moins. Il lança des regards avertis aux nouveaux qui avaient l’air d’être assez biens pour attirer l’attention de la secrétaire. Il faudrait qu’il arrête tout de même un de ces quatre à être si protecteur. Et se rapprocher trop des gens pouvaient parfois apporter de mauvaises surprises, comme il en avait fait l’amer expérience quelques années auparavant. La chose qu’il supportait le moins était probablement la trahison. Surtout s’il vous considérait comme un ami, un grand ami. Alors là, Edward vous écrivait direct dans sa liste noire. Ceux qu’il éliminerait quand il en aurait l’occasion. Mais pour l’instant, le gang se portait à merveille. Et lui aussi.

- Bon, où allons-nous manger ? On pourrait aller déjeuner au restaurant du Shoreham Hotel, mh ? J’ai entendu dire qu’ils avaient un délicieux foie gras. Allez, je t’invite ma petite Urumi.

Et puis, c’était le genre d’endroit où il fallait attendre un peu avant de manger. Il pourrait gratter du temps avant de retourner au boulot, c’était le bon plan ! De toute manière, si la rousse voulait un repas digne de ce nom, il n’y avait pas mieux. Dans le Bronx, il était rare de trouver de bons restaurants, et aucun n’était assez bien pour elle, selon le Boss. Et il était le Boss, donc c’était lui qui décidait au final, non ? L’entraînant en bas de l’immeuble, il siffla une berline noire pour qu’il les amène au restaurant. Une autre suivit, avec à l’intérieur quelques gardes du corps. Et oui, jamais tranquille le Ed, mais c’était ça ou risquer ne plus pouvoir frôler le sol un jour. S’installant confortablement dans la banquette en cuir, il attacha sa ceinture comme un bon petit garçon et lança un sourire à Urumi, tout joyeux de déjeuner avec elle.

- On devrait faire ça plus souvent, hein ? Allez, on y va, je meurs de faim.

La voiture démarra et se dirigea donc vers Manhattan, le centre économique de la ville, là où se passait la plupart des choses. En jetant un coup d’œil au ciel, Edward se demanda vaguement comment son homme de main allait s’y prendre pour dérober cet immense immeuble et le lui délivrer dans un plateau d’argent.

[Pas de problème! Je propose de faire un nouveau topic au Shoreham, je te laisse commenceer~ Si ça te va!]
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Someday~

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