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 Venus and Mars [ Latino Carebears ]

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MessageSujet: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Mer 9 Déc - 20:08

Do you ever wonder

That to win, somebody's got to lose

I might as well get over the blues

Just like fishing in the ocean

There'll always be someone new

And the beat goes on...



Sur le calendrier placé sur sa table de chevet, une date était entourée. Juste en dessous, elle avait écrit rapidement un lieu et une heure. 17 heures. Rue piétonne Brooklyn. L'asiatique dormait encore le visage fourré contre le ventre d'un bisounours bleu. Le réveil annonçait presque midi mais il fallait croire que la jeune femme était fatiguée. Une paire de chaussures trainait en vrac sur le sol à côté d'un gros sac brun. Ses vêtements étaient négligemment posés sur un fauteuil. Un soupir s'échappa et son corps se bougea pour s'étirer. Lentement, ses paupières se soulevèrent. Il faisait déjà jour. Coup d'oeil à la fenêtre. Manifestement Nikolaï avait du tirer les rideaux mais cela n'avait pas eu l'effet de la réveiller. Gémissant un petit sourire aux lèvres, ce qu'on était bien sous une couette, elle roula sur le côté à la recherche de son réveil. Elle grimaça en voyant l'heure. Il fallait peut-être qu'elle mange et songe tout simplement à sortir de son lit. Difficile. Elle allait se réveiller en douceur. Jetant un regard à ses affaires, la japonaise soupira. Elle avait un peu trop bu hier soir et mentalement, elle se mit à faire la liste. Un 42nd Street, deux Singapore sling et pour clôturer la soirée, un verre d'eau ainsi qu'un Bubble Premium. Rien de bien méchant. Juste de quoi être joyeuse en revenant à 4 heures du matin. Elle en profitait pour le moment et ferait bien attention quand elle commencerait à travailler. Elle ne buvait pas pour s'amuser mais elle aimait un peu trop goûter aux cocktails. Résultat, si personne ne lui retirait son verre des mains, elle finissait des plus affectueuses. Toutefois, An supposa qu'elle n'avait pas du tellement boire étant donné qu'elle était rentrée toute seule comme une grande.

Dans un élan de courage, elle se redressa et quitta son lit. Cheveux en bataille. Tee-shirt L d'un groupe de rock en guise de pyjama. Les chats dormaient paisiblement sous les couettes, bien décidés à rester loin du froid new-yorkais. Machinalement, An alluma la télévision mettant immédiatement sur MTV. De la cuisine, la musique lui parvenait. Qu'est-ce qu'elle allait manger ? La paresse se trouvait là autant dire que se lancer dans la cuisine ne lui disait absolument rien. Elle fit réchauffer une grosse part de pizza puis se prépara un bol de salade. Pour dessert, un yaourt nature suffirait. Elle mit le tout sur plateau abandonnant au passage l'alcool pour de l'eau plate et se cala dans le canapé. Depuis qu'elle était arrivée, elle n'avait jamais autant consommé de musiques occidentales mais elle ne retenait qu'un faible pourcentage de ce qu'elle écoutait. Lorsqu'elle en eut assez des clips, elle se mit à changer de chaînes, histoire de voir ce qu'il y avait. Talk shows, films, séries, documentaires. D'ailleurs l'un des documentaires sur les dessous des cheerleaders la laissa perplexe. Elle plissa les yeux se faisant la remarque que le film X manquait d'originalité. Soupirant, elle finit sa salade tout en commentant intérieurement le jeu des acteurs. Ce genre de film n'était jamais connu pour la qualité de ses dialogues. Changeant de chaine pour le yaourt, préférant être capable de le manger au lieu de penser à autre chose, elle regarda un reportage sur les animaux peuplant le désert de l'Arizona. Après avoir frissonné sous la taille des serpents, la présence des scorpions et autres animaux tout aussi sympathique, la japonaise se jura de ne jamais y mettre les pieds. En plus, il y faisait bien trop chaud pour elle. Débarrassant son plateau, elle fit une rapide vaisselle et rangea ce qu'elle avait utilisé. Le pot de son dessert à la poubelle et elle retourna dans sa chambre après avoir éteint la télévision.

A la place, elle alluma son ordinateur et lança sa playlist Beatmania. La musique se mit à résonner dans tout l'appartement. Elle pouvait commencer sa journée de bonne humeur. Tout en sautillant, elle rejoignit la salle de bain. Elle prit son temps et en ressortit drapée dans une serviette. Tout y était passé. Shampoing, masque, gommage du visage. Maintenant An se sentait bien. Elle avait décidé de ne pas s'angoisser vis-à-vis de l'espagnol. Pas la peine de se mettre inutilement la pression. La porte de sa commode ouverte, ses yeux cherchaient une bonne combinaison. Elle ne jouerait pas la bimbo juste pour avoir de l'attention. Son choix se porta sur des vêtements confortables et des chaussures avec 10 centimètres de talon, juste pour tenter de compenser la différence de taille. La japonaise commença à s'habiller. Une quinzaine de minutes plus tard, elle était prête. Jean, pull rayé blanc et bleu marine, boots en daim bleu marine aussi. La petite brune opta pour un maquillage naturel et un peu de gloss sur les lèvres. Coup de peigne, histoire de et elle enfila un blazer bleu marine. Comme seul bijou, un bracelet en argent représentant un bambou ornait son poignet gauche. L'ordinateur fut éteint et elle se mit en recherche d'un sac. Un gris clair fut choisi et les affaires changèrent de contenant. Son portable n'avait pas tellement de batterie. Il valait mieux l'éteindre et l'allumer à nouveau plus tard. Un soupir s'échappa et la japonaise rangea rapidement sa chambre au cas où grand frère rentrait et se décidait à jeter un oeil. Elle n'échapperait pas au commentaire ce soir. Clés dans la main, elle vérifia que Faust et Pookie avaient suffisamment de croquettes puis quitta l'appartement.

Mine de rien, le temps avait filé doucement et elle soupira. Tout en descendant les escaliers, An enfila le bonnet gris qu'elle avait acheté en attendant le jeune japonais rencontré récemment. Noriko-kun, elle le trainerait bien dans une de ses soirées un jour. Mais pour le moment, elle allait rencontrer Edward Cordeiro. Pourvu que Niko n'ait pas à patrouiller du côté de Brooklyn, s'il lui tombait dessus, elle était bonne pour avoir un rappel sur les bonnes fréquentations. En même temps, trouver des bonnes fréquentations équivalait à chercher le prince charmant. Il n'y avait que des princes grenouilles dans cette ville. Sauf son grand frère, évidemment et son futur chef. Il fallait toujours être bien avec son supérieur. Bus, métro, bus et son trajet la mena enfin à bon port. Il y avait un peu de monde. Des étudiants parlaient ici et là. Des femmes avec leurs enfants se promenaient. Des célibataires faisaient leurs courses tout en réfléchissant probablement à leur future sortie. An sourit doucement en regardant les gens puis se mit à errer ici et là. Elle avait un quart d'heure d'avance. Après un rapide petit tour, elle s'arrêta près de la pâtisserie. Est-ce qu'il allait vraiment venir ? Est-ce qu'elle était habillée correctement ? Si cela ne lui plaisait pas, tant pis pour lui ! Elle ne changerait pas de style juste pour lui. Ses yeux se plissèrent. Et s'il l'avait fait marcher juste histoire de voir si elle viendrait ? Non, non, il n'aurait pas osé. N'est-ce pas ? Les questions apparurent les unes après les autres. Au bout du compte, elle finissait bien par se mettre la pression. Ses lèvres dessinèrent un faible sourire. Il avait bien lu le message qu'elle lui avait laissé à l'Elite Agency. Pensivement, elle murmura

« Viendra, viendra pas... »

Se déplacerait-il pour une fille comme elle ? Elle en doutait mais elle l'espérait.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Sam 12 Déc - 18:40

Les messages l’avaient intrigué au plus haut point. Son charme aurait-il marché sur la demoiselle ? Il n’en était pas sûr cependant. Un doute subsidiait. Comme souvent, il pensait que l’asiatique était hors de sa portée à vrai dire. Jeune fille de très bonne famille sûrement, elle devait certainement aller à l’encontre de son éducation en voulant fréquenter un homme comme Edward. Un bad boy, mais pas seulement cette image stéréotypée. Son travail allait bien au-delà. Il était plus que ça. Un chef mafieux, de gang, qui tuait, blanchissait de l’argent, prostituait des gens... Avec un tel métier, il était quasiment impossible de se faire de réels amis. Il considérait les personnes de son gang comme sa famille, et les tenait en haute estime, mais en dehors de se cercle très fermé, impossible d’approcher qui que ce soit. Soit la personne face à lui fuyait en apprenant la vérité sur lui, soit lui avait trop de doutes sur la personne. Il y avait ensuite les gens qui étaient attirés par le pouvoir, son pouvoir, mais ces gens-là ne restaient jamais jusqu’à la fin. Ils n’étaient fidèles qu’en apparence. Alors la jeune asiatique savait-elle qui il était vraiment ? Sûrement. Son visage n’était pas inconnu des forces de l’ordre, ni même de la presse locale. Il ne la connaissait pas vraiment, n’avait entendu que quelques rumeurs à son sujet, mais rien de concret. Ils s’étaient vus trois fois en tout. Une fois au The Gem, une autre fois au The Splendid, et la dernière à l’Elite Agency. Aujourd’hui serait la quatrième fois. Ils seraient cette fois-ci seul à seul. Les masques tomberaient-ils donc ? On a beau dire, tout le monde en portait un. Même lui. Même les autres gens de son gang. Alors qui se cachait derrière Edward Cordeiro ? Etait-il vraiment un simple playboy ? Sans cervelle, qui ne songeait qu’à s’amuser, fêtard qu’il était ? Non, il y avait de quoi gratter à la surface, pour voir ce qui se trouvait en-dessous.

Ce matin-là, il se réveilla de bonne heure. S’il souhaitait avoir sa fin d’après-midi de libre, autant s’occuper des tâches qui l’attendaient au plus vite, et s’en débarrasser. Lentement, il se redressa dans son lit et jeta un regard autour de lui. Tout était silencieux. Il n’aimait pas le silence. Depuis sans plus tendre enfance, il avait vécu dans le bruit et dans l’animation. Il y avait toujours eu deux personnes pour discuter de vive voix, dans une pièce voisine. Oui, il y avait toujours eu ce bruit de casseroles, de couteaux rencontrant la planche en bois ou de fouet battant avec vigueur une pâte. Des éclats de rire, des chuchotements. Depuis, il n’avait jamais aimé le silence. Alors il se leva rapidement et se dirigea vers la salle de bain où il s’empressa de prendre une douche brûlante, histoire d’éveiller ses sens, de se réchauffer de cette nuit qu’il avait passé seul dans son lit. Il se sécha avec vigueur, puis décida de se raser, avec application. Se couper était vraiment emmerdant selon lui, déjà parce qu’il fallait coller des bouts de papier sur les plaies, mais surtout parce qu’il oubliait de les enlever après, et avait l’air stupide en arrivant au boulot. Il passa un peigne dans ses cheveux, rapidement, après avoir fini son brin de toilette.

Passage dans le dressing. Le costard, selon certains dires, lui allait mieux que d’autres tenues. Très bien. Enfilant donc un complet noir, sobre, il rentra la chemise dans son pantalon. La cravate à présent, choix plus difficile. Qu’est-ce qui ferait le mieux ressortir ses yeux ? Peut-être la verte, assortie à ses yeux ? Allez, va pour la verte ! Faisant rapidement son nez de cravate, il retourna ensuite dans la salle de bain pour glisser une goutte d’eau de Cologne au creux de son cou, ainsi qu’aux poignets. Il mit ensuite une montre, puis enfila sa veste. Il ne restait plus qu’à prendre le petit-déjeuner. Une tasse de café avec deux sucres, quelques tartines, et il était prêt à y aller. Il avait pris garde à ne pas se tâcher avec la confiture ce matin. Attrapant ses affaires, il enfila un manteau en laine et prit le chemin du quartier général, pour, arrivé là-bas, travailler sérieusement pour une fois.

Les heures défilèrent rapidement. Alors qu’il redressait la tête, il remarqua l’heure. 16h23. Il était temps d’y aller s’il ne voulait pas être en retard. Normalement, pas de bouchons à cette heure-ci. Ce serait parfait. Eteignant son ordinateur et rangeant rapidement ses dossiers, il s’empressa de partir, en douce. Il ne voudrait pas tomber sur Urumi. Cette dernière lui aurait tiré les oreilles et l’aurait obligé à rester enfermé dans son bureau. Sautant dans une voiture qui l’attendait en bas de chez lui, il échappa également à ses gardes du corps. A le suivre partout, ils ne faisaient que rendre Edward plus voyant. Seul, il serait discret, et qui se douterait qu’un chef de gang parte en vadrouille sur la zone piétonne ? Plus que dix minutes avant l’heure fixée. Empressant son chauffeur d’accélérer, il sortit de la voiture en trombe en arrivant et se dépêcha de se diriger vers le lieu du rendez-vous. C’était une petite pâtisserie qui faisait office de café. Il l’avait découvert un jour, en se promenant dans les rues de la ville. L’endroit était agréable. Il aimait bien venir ici de temps en temps.

Proche de l’endroit, il pouvait le voir d’ici. Un coup d’œil à sa montre. Parfait, il était pile à l’heure. Toujours d’un pas rapide, mains enfoncées dans son manteau, il s’approcha, et remarqua une jeune fille qui attendait, proche de l’endroit. Elle n’était donc pas rentrée. Peut-être doutait-elle du fait que l’homme vienne ? Il est vrai que si elle était entrée pour s’installer, et que personne n’était venu au final… Mais Edward n’était pas ce genre d’homme. S’il donnait rendez-vous à quelqu’un, il venait. Ou alors prévenait en avance de son absence. Ce n’était pas le cas aujourd’hui.

S’approchant donc d’elle, un sourire flottait sur ses lèvres. Elle était habillée simplement, pensant probablement à son confort avant tout, mais il la trouvait ravissante dans cette tenue. Le bonnet lui allait bien. Près d’elle à présent, on pouvait noter leurs différences de taille. Presque vingt centimètres, mais les talons compensait beaucoup. Avait-elle prévue le coup ou bien était-ce inconsciemment ? Le jeune chef était presque penché sur elle. Dans ses yeux verts, on pouvait y lire un certain contentement de la voir ici.

- Hey… Tu ne m’attends pas depuis trop longtemps j’espère ?

Et rapidement, sans son avis, il posa un baiser sur sa joue, avant d’attraper sa main. La pudeur ? Il ne connaissait pas. L’espace vital d’une personne ? Non plus. Les doigts de la jeune fille étaient extrêmement fins et doux comparés aux siens. Autant profiter de l’occasion maintenant qu’elle se présentait à elle. Il avait beaucoup de questions. Comment avait-elle fait pour avoir son numéro ? Et puis, pourquoi l’avait-elle appelée ? C’était la question la plus importante. Leurs nombreux messages l’avait rendu perplexe. Il ne pouvait pas croire au fait que l’asiatique ait pu avoir un petit coup de foudre pour lui. Ce n’était pas une histoire de manque de confiance en soi, loin de là. Mais leur deuxième entrevue s’était tellement mal déroulée… L’entraînant donc dans la pâtisserie, il la regardait, amusé. Elle avait besoin de lui parler, à lui. Un homme comme lui. La chose le gonflait d’un certain orgueil, et on pouvait lire dans son sourire le plaisir qu’il avait à pouvoir la rencontrer de nouveau.

- Entrons, il fait froid. Et je ne voudrais pas qu’il n’y ait plus de macarons à la framboise, ce serait dommage !

Saluant une serveuse, il s’installa dans un coin plus éloigné de la pâtisserie, un peu à l’écart de toute l’agitation, en tenant toujours la main d’An. A regrets, il la lâcha pour s’installer et retirer sa veste qui lui tenait trop chaud. Voilà, ils y étaient. Face à face. L’espagnol se sentait plein d’énergie en cet instant, comme s’il était un enfant de dix ans qui allaient découvrir ses cadeaux sous le sapin. A vrai dire, lui-même ne savait pourquoi il était dans un tel état. L’endroit était animé, charmant et acceuillant. Le personnel était souriant. Il y avait un comptoir où les gens pouvaient s’installer pour juste boire un café, ou manger un cookie, et également des tables. Certains coins avaient des canapés marron, des fauteuils, des tables basses. Sur les murs, des photographies de nourriture sucrée en tout genre. Gâteaux, muffins, cookies… Des quelques enceintes placées judicieusement, on pouvait entendre différents type de musique. Parfois calme et relaxante, parfois plus animée qui donnait envie de bouger, ou encore du rock indépendant. C’était un endroit familial avant tout, et beaucoup de jeunes venaient ici passer un bon moment.

- Tu es ravissante aujourd’hui.

Il avait opté pour le féminin. Il n’avait pas encore de certitude quand au sexe de l’asiatique, mais les talons, le maquillage et d’autres détails ici et là le poussaient à croire qu’il était une fille. Et même si ce n’était pas le cas, ce n’était pas si grave, tant que son invitée ne prenait pas mal la façon dont il avait accordé son adjectif. Autant commencer par un compliment, surtout qu’il était sincère. Il n’y avait pas à dire, Edward savait s’y prendre avec les femmes.

- Qu’est-ce que tu prendras alors ? Un macaron ? J’ai vu qu’il en restait. Ils font aussi de très bon chocolats.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Dim 13 Déc - 16:37

Viendra. Elle le remarqua alors qu'elle adressait un regard presque inquiet à la foule. Mais de l'inquiétude à la colère, il n'y avait qu'un pas chez An. Ses lèvres dessinèrent un sourire. Elle se méfiait des hommes à la réputation sulfureuse. Plus par expérience qu'à cause de rumeurs. La japonaise l'observa longuement. En costume ? Etait-ce pour le travail ou avait-il été influencé par son petit mot ? Elle avait envie de le croire mais vu son métier, il se devait d'être présentable. Ses yeux notèrent le rappel de la couleur de ses yeux avec la cravate et cela l'amusa. Lorsque Edward se trouva à ses côtés, An eut la sensation d'être toute petite. Pourquoi les occidentaux étaient aussi grands ? Par chance, les talons l'aidaient à gagner quelques centimètres bien appréciables. Ils s'étaient déjà vus plusieurs fois mais c'était tellement différent. Il n'y avait qu'eux et personne ne pouvait les déranger. Ses yeux se plantèrent dans les siens et elle les fixa comme hypnotisée par la couleur émeraude. Sa bouche s'ouvrit et sans le réaliser, elle parla. Il s'agissait davantage d'une sorte d'automatisme.

« - Non, ça ne fait pas longtemps que je suis arrivée... »

Ce n'était que la vérité. Elle n'était là que depuis peut-être 5 ou 10 minutes, elle n'avait pas fait attention. Quand bien même, elle avait pu attendre plus longtemps, arriver en avance au rendez-vous n'était que son problème. L'important était que lui soit à l'heure. An le vit se pencher et la suite la laissa sans voix. Player. Même n'était-ce pas commun comme geste ? Cependant ses joues se teintèrent d'un joli rose au contact de ses lèvres sur sa joue. Dans la masse, ils passaient inaperçus. Ils ne feraient figure que de jeunes couples comme d'autres. Sa tête se pencha légèrement vers l'avant. Que se passait-il ? Elle avait de la peine à croire qu'elle réagissait ainsi pour un simple baiser sur la joue. L'asiatique esquissa un sourire timide. Le contact de ses doigts se fit sentir. Silencieusement, An entrelaça ses doigts aux siens et elle se remit à sourire. Mais franchement quelle idiote. Comment pouvait-elle être comme cela avec un genre d'homme qui la répugnait ? Peut-être qu'il n'était pas réellement comme sa réputation le voulait. Préférant ne pas trop penser à ce détail, ses prunelles sombres tombèrent sur leurs mains. Elle se mordit la lèvre inférieure cachant une sorte de contentement. Seul, l'instant présent comptait. Mais n'était-il pas familier ? Etait-ce une de ses techniques ? Est-ce qu'il était entrain de jouer avec elle ? La japonaise redressa son visage pour lui adresser un coup d'oeil discret. Trop de questions et cette inquiétude qui ne la lâchait pas.

L'évocation des macarons la tira de ses interrogations. Elle avait fait exprès de les choisir pour voir si les souvenirs revenaient. Au vu de la soirée, ils seraient probablement revenus de toute façon. Elle avait été des plus mouvementées. Toutefois certaines attitudes du SFU l'avaient marqué et elle avait envie de savoir qui avait le plus joué la comédie ce soir-là. An se fit la réflexion que le sourire que l'homme paraissait trop honnête pour être un masque. Elle décida de se laisser aller. Après tout, personne n'était tout gris ou tout blanc et même malgré sa place dans le monde de la mafia, la japonaise souhaitait croire qu'il n'était pas si mauvais. Sagement, la petite brune le suivit son pouce caressant le sien. Il y avait du monde et elle fit attention à ne heurter personne. Des jeunes, des moins jeunes, des couples, des amis, des familles. S'il y avait autant de monde, cela signifiait que leurs produits devaient être délicieux. La décoration était agréable et elle jugea que le choix du rendez-vous était judicieux. Parce que c'était bien ce que c'était, non ? Le contact se rompit et elle s'installa devant lui, retirant son blazer, son pull lui tenant suffisamment chaud. Le bonnet fut aussi retiré puis rangé dans le sac. Lentement, sa main chercha la sienne nouant à nouveau leurs doigts. Peu importait le regard des autres ou si les serveuses les observaient en se disant qu'ils dénotaient dans la masse des clients.

Le compliment lui tira un sourire. Elle avait fait simple et était prête à parier que cela changeait singulièrement des femmes sophistiquées qui passaient du temps plus intime que professionnel avec lui. Mais pour aller dans un endroit plutôt convivial pas besoin d'être habillée comme pour un cocktail. En plus, l'asiatique adorait errer dans des tenues confortables. Autant que monsieur s'y fasse. Elle avait l'effort de ne pas se laisser aller totalement et mettre un sweat-shirt. Plantant ses yeux dans les siens, An souffla sur ton taquin.

« - Hm, merci... » Une lueur malicieuse brilla dans ses prunelles. « Moins ou plus qu'au casino ? »

Question piège ? Peut-être. C'était davantage une envie de savoir l'impression qu'elle lui avait laissé ce jour-là. Certes, elle ne lui rendit pas la pareille mais le regard lancé à l'espagnol en disait bien plus long que n'importe quelle parole. Elle le trouvait séduisant. An était aussi ravie qu'il ait opté pour le féminin, bien que même si elle vait été un garçon, elle ne l'aurait pas corrigé. La discussion bascula sur les pâtisseries et l'asiatique attrapa la petite plaquette présente sur la table pour savoir ce qui était proposé. Si elle était ses papilles, elle prendrait un peu de tout pour goûter. Mais franchement, se rendre malade par gourmandise, ce n'était pas pour elle. Alors les chocolats étaient aussi très bon ? C'était l'antre des tentations, cet endroit. Néanmoins An jugea que rester sur son premier choix était plus sage.

« - Oui, hm est-ce qu'ils sont gros ? Sinon, j'en prendrais deux... » Un ou deux, selon la taille, cela ne faisait pas une réelle différence. « Et toi ? »

Quant à boire, elle opterait sûrement pour un chocolat chaud. Elle ne buvait pas de thé préparer par des occidentaux et de toute façon, elle se révélait extrêmement difficile. Un mélange chocolat-noisette lui parut très intéressant. Aussitôt repéré, aussitôt ajouté à sa liste. Le plein de sucre approchait. Il ne fallait pas croire, une crevette comme An dépassait beaucoup d'énergie. Délaissant la nourriture, la japonaise reporta son attention sur son vis-à-vis. Leur échange de messages avait éveillé sa curiosité. Tantôt elle s'était demandée si Edward s'était enfermé dans la solitude. Tantôt comment il était arrivé à sa place actuelle. Etait-il heureux ? Satisfait ? Rêvait-il de plus ? Elle s'interrogeait sur sa vie. An avait conscience qu'il lui faudrait sans doute briser de nombreux masques avant d'avoir de réelles réponses à ses questions. Toutefois, elle n'était pas pressée. Sans compter qu'elle n'avait pas l'intention de se dévoiler si rapidement. Elle songea au dernier message qu'il lui avait laissé. À propos de la vérité.

« - Alors Eduardo, qu'as-tu découvert ? »

Eduardo. Elle l'avait appelé ainsi lors de leur deuxième rencontre. C'était lui qui lui avait dit de faire ainsi. C'était plus simple à prononcer pour elle. Pourtant An était capable de faire des efforts et de prononcer correctement mais la paresse l'emportait. Enfin s'en rappelait-il ? Leurs rencontres ressemblaient à des jeux de piste. Une devinette ne se trouvait jamais loin. Qui était-il ? Qui était-elle ? Rin. Mayumi. Hye-Rim. En y repensant, cela l'amusait. Tellement de personnes différentes devant un seul homme. Cette fois, elle serait la vraie devant lui. Ou peut-être qu'elle ne dirait rien. Il aurait pu se lasser de ce petit jeu, se dire qu'il préférait l'ignorer et ne jamais répondre à ses messages mais pourtant ils étaient là face à face. Une serveur s'approcha pour prendre les commandes et l'asiatique donna sagement la sienne. Vu l'heure à laquelle, elle avait mangé, elle n'avait pas si faim que cela mais il n'y avait pas d'heure pour se laisser tenter par du sucré. La commande passée, elle jeta un rapide coup d'oeil dehors. Le temps semblait se maintenir. Ses yeux se reportèrent sur l'espagnol. Doucement, An retira sa main et croisant les bras sur la table, elle se pencha sur la table.

« - Est-ce que je dois toujours avoir peur de t'approcher ? Ou était-ce une simple menace pour m'éloigner ? »

Si cela avait une menace, on pouvait en conclure que c'était raté. Lui écrire cela n'avait fait qu'accentuer sa curiosité. Ce n'était pas comme si elle ne savait pas qu'il était. Avec grand frère dans la police, il aurait été aussi difficile de savoir qui n'était pas Edward Cordeiro. Oui, il lui était arrivé d'aller soudoyer un des officiers chargés des archives. De temps en temps, il fallait bien faire du charme pour avoir quelques informations. Ses bras se décroisèrent et levant le bras, son menton vint se caler dans sa paume droite. Et lui ? Avait-il peur qu'elle s'approche davantage ? Pas de lui physiquement mais de son coeur, de la personne qu'il était réellement. En tout cas, c'était bien plus agréable d'être avec lui sans l'amas de gardes du corps. Les avait-il semés ? Etait-ce risqué pour lui de rester sans eux ? Elle doutait que quelqu'un ait envie de s'en prendre en lui devant autant de personnes mais on ne savait jamais. Cependant, ils étaient suffisamment à l'écart et les regards se concentraient plutôt sur les vitrines.

« - Même si la curiosité peut mener le chat à sa perte, il a neuf vies après tout... »

Kitten. Son sourire joueur apparut. Il lui restait 7 vies maintenant.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Sam 19 Déc - 18:26

Elle avait rougie. C’était bon signe non ? Et le rouge aux joues lui allait vraiment bien. C’était adorable. L’espagnol n’avait qu’une envie, et c’était celle de la faire rougir de nouveau. Ses doigts étaient petits dans les siens, fins.

Les gens, qu’ils soient arrivés il y a quinze ou cinq minutes, vous diront probablement toujours qu’ils ne sont arrivés il n’y a pas longtemps. Cela fit sourire Edward. Cependant, il croyait la jeune fille. Ce n’avait pas l’air d’être son genre d’attendre éperdument quelqu’un sans savoir si la personne allait vraiment venir. Mais Edward était là aujourd’hui, assis face à elle, dans cette petite pâtisserie de la zone piétonne, aussi étrange que cela puisse paraître. Un chef de gang entouré de sucreries ? C’était du jamais-vu ! Et pourtant, il était bien là, en chair et en os. Autant dire que si un ou une journaliste passait par là, sa photo, non plutôt leur photo, serait la une des tabloïds le lendemain. Et c’était bien pour cela qu’il avait choisi un coin en retrait, pour ne pas qu’on le reconnaisse. Il ne voudrait pas embarrasser ou entacher la réputation d’An par ce genre de photos. Sans nul doute que personne ne savait qui elle rencontrait aujourd’hui, et l’espagnol comprenait parfaitement ce comportement, si tel était le cas. Fréquenter un chef de gang, surtout l’un des plus puissants, n’était jamais de bon augure même si ses intentions étaient vraiment pures. Pour l’instant.

Les macarons. A vrai dire, il ne s’en était pas rappelé jusqu’à s’asseoir à la table. N’était-ce pas le dessert qu’il avait tant convoité au casino ? Il se rappelait vaguement avoir choisi cela, mais étant donné qu’ils n’eurent même pas le temps de finir le repas, la demoiselle s’étant enfuie, il avait du mal à se rappeler. Si encore il en avait eu une bouchée. Cependant, il était quasiment sûr que c’était cela. Pourquoi donc une référence aux macarons à la framboise sinon ? La chose le fit sourire légèrement alors qu’il observait les traits fins de la jeune fille.

Une main s’était glissée contre la sienne. Son sourire s’élargit. Il ne s’attendait pas à tant, et avait cru un instant que lui prendre la main tout à l’heure avait été déplacé. Mais si An faisait ce geste d’elle-même, c’est qu’il avait vraiment toutes ses chances aujourd’hui. Il ne put s’empêcher de se sentir jubiler intérieurement, aussi heureux qu’un gamin. Edward était un sale gosse de toute manière, et faisait pas mal de caprices. An allait devoir le supporter si elle comptait le revoir après leur petit rendez-vous en tête à tête.

La question le surprit. Il ne pensait pas que l’asiatique était aussi directe et, à vrai dire, il ne connaissait pratiquement rien d’elle. Etait-elle venue sans masque aujourd’hui ou jouait-elle un autre rôle ? Edward espérait que non. Lui-même faisait un effort aujourd’hui, celui d’être honnête et sincère, et il avait d’ores et déjà dévoilé une partie de son vrai caractère à travers ces messages décousus. Leurs textos l’avaient parfois touché en plein cœur sans qu’il en connaisse la raison, et c’était pour cette raison qu’il avait fini par être de plus en plus intrigué par le destinataire de ces messages. Quelque part, au fond de lui, il n’avait pu balayer le pressentiment que c’était An qui les lui envoyait, et il en eut confirmation plus tard. Pour l’instant, il avait l’impression qu’An était quelqu’un de fragile, avec pas mal d’incertitudes, mais qui savait aussi être déterminée quand elle se fixait un objectif. Avait-il tort ?

- Tu es aussi ravissante qu’au casino. Et je pense que tu le serais dans toutes sortes de tenues différentes. Au casino, tu étais élégante. Ici, tu es simple et adorable dans cette tenue.

Avait-il bien répondu à la question ? Il lui lança un regard amusé. Attrapant de sa main libre la plaquette du menu, il la parcourut rapidement. D’abord le recto, puis le verso. Malgré cette simple feuille, il y avait tout de même beaucoup de choix. Le midi, ils faisaient également des repas, comme de délicieux sandwichs ou de simples salades au goût subtil. L’après-midi, il ne restait que les sucreries. Réfléchissant, il essaya de se rappeler la taille des macarons. Ils n’étaient pas bien grands, d’une taille moyenne à vrai dire.

- Je te conseillerais d’en prendre deux plutôt. Et si tu n’arrives pas à finir, je finirais à ta place !

Avec un large sourire, il continua à parcourir le menu. Lui prendrait la même chose, avec en plus un chocolat. Mais lequel ? Difficile de choisir. En regardant les différents parfums proposés, il se décida pour un chocolat goût caramel avec mélange de vanille. Le mélange avait l’air délicieux, et il ne l’avait encore jamais essayé. Il y avait une première fois à tout comme on disait. Reposant la carte sur la table, il releva les yeux pour fixer ceux d’An. Ils étaient bridés, étant donné qu’elle était asiatique, mais semblaient grands aussi, ovales. Comme des yeux de félins. Etrange, mais pas moins très beaux et hypnotisant. La question le fit sortir de ses pensées. Perplexe, il la regarda un instant. A vrai dire, il n’avait pas découvert grand-chose, et n’avait pas demandé à ce qu’on enquête sur elle. C’était impoli, surtout s’ils allaient être ensemble. Ensemble. Un bien grand mot. Un mot assez effrayant d’ailleurs et le chef de gang se demanda ce qui lui avait pris de penser ainsi pendant un court instant.

- Je dirais déjà que tu es curieuse… Puis assez courageuse pour oser t’aventurer sur cette voie-là. Et quand je parle de cette voie, je parle du fait de m’approcher, alors que tu connais bien ma position. Tu es parfois indécise, perdue. Tu as l’air de te poser beaucoup de questions, sur ton existence ou ton passé. Etudiante aussi.

Il avait essayé de décortiquer les messages, de découvrir qui se cachait derrière ces mots. Des mots qui parfois lui semblaient ne pas lui être adressé directement, comme si c’était des questions que le destinataire se posait aussi. Comme s’il avait cherché à trouver une réponse à l’aide de celle d’Edward. Un support ? Pouvait-il se permettre de penser qu’il pouvait être un support pour l’asiatique ? Il ne savait même pas si sa réponse convenait à présent. Lui aussi était parfois perdu devant toutes ces facettes, mais il apprendrait à connaître la vraie An, celle qui semblait s’être cachée et enfuie tant de fois face à lui. La laissant lâcher sa main, il se recula un peu, s’enfonçant dans son siège alors qu’il la regardait, longuement. Elle était belle et sophistiquée. Encore une fois, Edward se disait que c’était le genre de femmes qu’il ne pouvait jamais atteindre. Que ce ne serait pas une histoire facile, déjà par son statut, mais aussi que leurs entourages respectifs les décourageraient probablement. Un voyou, un voleur avec une princesse. Cela avait tout d’un conte de fée. Il n’espérait qu’un happy ending.

A la seconde question, il ne répondit pas tout de suite et continua de la fixer. Il se rappelait en effet avoir envoyé un tel message. C’était les deux. Il ne voulait pas qu’An l’approche, car il craignait pour sa sécurité. Elle semblait être une jeune femme vraiment bien, distinguée. Edward en soi n’était pas un danger. C’était ses ennemis qui l’étaient. Ensuite, lui-même était effrayé de la tournure que les évènements pouvaient prendre. Il ne pouvait nier cet attachement qu’il ressentait envers la jeune fille à présent, et craignait que cet attachement de s’amplifie. L’homme connaissait son caractère. Il pouvait facilement devenir possessif, jaloux même. Et s’ils s’engageaient sur cette voie, il n’accepterait aucun écart. Par le passé, il avait déjà été blessé. Et c’était pourquoi il était un playboy aujourd’hui. Un homme sans attache, libre de son cœur.

- Je te l’ai déjà dit… Si tu n’as pas peur, approche-moi. Mais oui, c’était plus une simple menace je dois dire… Et si tu veux bien sacrifier une vie pour découvrir ce que je peux t’apporter, lance-toi…

Qu’elle l’approche, qu’elle le dompte. Mais il risquerait de lui voler son cœur, et de ne jamais le lui rendre, car il était doué à cela. Elle serait pour toujours prisonnière. Leur discussion fut à présent interrompue par une serveuse qui s’approchait pour prendre leur commande. Lui énonçant ce qu’il avait choisit, il laissa ensuite l’asiatique passer sa commande, et remercia la serveuse.

Doucement, sa main alla chercher la sienne.

- Et toi ? Qu’as-tu découvert ?
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Mer 23 Déc - 18:06

Courageuse ? Peut-être. Peut-être pas. Gangster ou pas, An avait déjà une très mauvaise opinion de la gente masculin. Un mafieux était un homme comme un autre. Pas meilleur, pas plus mauvais. Oui mais ces hommes-là tuaient. Et alors ? Qui n'avait pas déjà fait souffrir quelqu'un d'une façon ou d'une autre ? Si tous ceux qui faisaient du mal étaient exécutés, la Terre verrait sa population baisser de moitié. Tranquillement, elle écouta le reste. La description lui parut juste sauf le dernier point mais ce n'était pas grave. Au moins cela montrait qu'il ne la surveillait pas. Ce n'était qu'un détail mais fort appréciable. Dans un sens, cela signifiait aussi qu'il ne l'avait pas jugé trop dérangeante, sinon il aurait fait le nécessaire pour faire en sorte qu'elle ne puisse plus le contacter. L'air songeur, elle fixa dehors. Est-ce qu'elle se posait toujours autant de questions ? Avec le temps et son changement, les blessures se résorbaient. Lentement mais sûrement. Les uns après les autres, les choix étaient faits. Elle était prête à clore l'ancien chapitre. Devenir indépendante, cesser de s'appuyer trop sur autrui, ne rien regretter, vivre au jour le jour et surmonter toutes les tristesses. Cela ne lui paraissait pas impossible. Son autre question avait suivi et tranquillement, elle attendit la réponse, ses doigts jouant machinalement avec des mèches sombres.

Croyait-il vraiment qu'elle avait peur ? Après tout, au bar, elle l'avait attendu. Au casino, elle s'était assise en face de lui. A l'agence, elle n'avait pas eu peur de se trouver dans la même pièce que lui. Aujourd'hui, elle mangeait avec lui. Le si était mort depuis un moment. Toutefois, An jugeait que les paroles de l'homme cachait autre chose. Sa Vérité.

« - Je ne sais pas qui doit avoir peur de qui, Edward. Ni pour quelle véritable raison. »

Les playboys jouaient les solitaires, les inaccessibles mais au fond, ils avaient peur des relations. De ce que l'autre pouvait faire. En changeant régulièrement, aucune attache ne se créait. Ses yeux se plantèrent dans les siens. Des deux, il était celui qui avait peur à son sens. Il lui tendait des perches pour qu'elle avance vers lui, non ? Qui plus est, elle pouvait aussi lui apporter quelque chose. Prudence lui avait chuchoté quelques paroles avisées. Bien sur, elle pouvait se lancer cependant avait-elle suffisamment confiance ? Combien d'hommes vous disaient de vous lancer pour vous abandonner ? Elle n'avait pas l'intention de laisser son coeur être piétiné. Maintenant que son intérêt avait été gagné, il allait falloir conquérir sa confiance. Mais elle ne pouvait s'empêcher de trouver la situation amusante. Un bad boy rendait forcément la vie d'une fille difficile, n'est-ce pas ? Cela lui paraissait un peu trop évident. Être petite ne signifiait pas être une baby doll qui souriait tout le temps, suivait sagement les ordres. Et si son coeur finissait entre ses mains... Ses dents le croqueraient n'en laissant aucune miette. Cependant un macho devait considérer cela impossible. Les plus vulnérables ne se trouvaient pas toujours ceux que l'on pouvait croire. Finalement, il était là. Le défi. Elle n'avait pas peur parce qu'elle était prête à accepter les conséquence de ses actes. Qu'avait-elle à perdre ? Pas grand chose comparé à son vis-à-vis connu dans tout New-York 2. Même si le pire arrivait, cela ne ferait que 5 ou 6 lignes dans le journal de la ville. Enfin ce n'était pas son but et elle n'était pas pressée de finir comme sa demi-soeur, même si elle, elle aurait la chance de ne pas être assassinée par son père. Sa tête se tourna vers la serveuse et sagement, elle récita sa commande. Quand elle fut partie, elle regarda Edward et ne put s'empêcher de sourire en voyant la main de l'espagnol. La sienne vint la rejoindre alors que ses yeux observaient la peau. Avec son index droit, elle se mit à dessiner des signes dessus.

« - Un homme blessé qui cherche à être fort pour tenir sa position. Le travail est probablement un refuge. Une réussite sociale mais un désastre sentimentale. Malgré le côté dragueur, sympathique et probablement proche de ses hm, collaborateurs... » Ses yeux se posèrent sur ses mains. «  Qui cherche plus du réconfort que la destruction. Ce qui t'honore habituellement les playboys ne sont pas comme ça et puis au moins, tu ne te voiles pas la face... » Ses lèvres chuchotèrent. « Et qui ne regrette probablement pas son choix même si être lui est parfois difficile... »

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait parlé avec franchise, maintenant l'homme ferait comme il voudrait. Elle n'attendait pas de verdict précis. Ses perceptions avaient été énoncées simplement. Si un chat pouvait se montrer adorable, un coup de griffe pouvait d'un coup surgir. Ainsi d'une certaine façon, la japonaise souhaitait aussi mettre les choses au clair entre eux. Elle le trouvait séduisant, son caractère lui plaisait mais le monde ne s'arrêtait pas de tourner. Qu'il transforme cette attirance. Car oui, c'était à lui de transformer l'Obsession en autre chose. De réussir à faire chavirer son coeur. Malgré son air doux, innocent, la japonaise cachait ce dont elle était capable. Mais c'était l'un des avantages d'être une petite chose à la silhouette fragile.

« - Je ne m'intéresse pas à la mafia. Que vous soyez SFU ou Alpha, vous êtes tous identiques pour moi. Il n'y en a pas un qui est mieux que l'autre. » Son doigt s'arrêta sur la peau. « Mais avant d'être un vague nom, vous êtes des humains et je suis tout de même contente de pouvoir discuter avec Edward Cordeiro et non le chef de tel gang ou dirigeant d'une entreprise d'import-export... »

Par principe, An avait toujours trouvé les noms de groupes de gangsters ridicules. C'était ainsi et ce n'était pas prêt de changer. Une lueur malicieuse brilla dans ses prunelles. Elle avait trouvé l'idée très amusante mais avait-il espéré la tromper ? En y repensant, elle trouvait cela triste. Depuis le début, elle savait qu'il était mais lui avait du attendre pour mettre le doigt sur la vérité. Mais An avait-elle toujours menti ? Non, il y avait des fils de Vérité tisser à ceux du Mensonge. La serveuse réapparut avec un plateau sur lequel se trouvait leur commande. Après avoir vérifié qui avait pris quoi, elle déposa devant chacun ce qui lui appartenait. Relâchant la main de Ed, l'asiatique coula un regard intéressé aux macarons. Ils avaient l'air fort appétissant. Tapotant dans ses mains, elle s'en saisit d'un et mordit dedans. C'était délicieux et silencieusement, elle le dévora. Quand il ne resta plus rien, elle passa sa langue sur ses lèvres les trouvant un peu collantes. Sa tête se pencha sur le côté et tout en souriant, elle lança joyeusement.

« - Alors à part la photographie et les femmes, à quoi t'intéresses-tu ? »

Ils étaient là pour apprendre à mieux se connaître, non ?
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Jeu 14 Jan - 18:13

Un homme compliqué, voilà ce qu’il était. Loin des sourires charmeurs, des clins d’œil provocateurs, il était un être humain semblable à tous les autres. Indécis, effrayé par de mauvais choix, pourchassé par sa conscience… Pourtant, il n’en montrait rien. C’était une facette de lui que personne ne connaissait. Et l’homme comptait bien continuer dans cette voie-là. En tant que chef d’un gang, il ne pouvait se permettre d’être faible, de montrer des sentiments qui pourraient être traduits comme faiblards. Il était un homme qui devait être capable de tenir sur ses pieds, sans l’aide de personne. Un homme qui savait prendre des décisions dures, qui ne regrettait pas, qui devait savoir tenir tête au moins obstacle, à la moindre menace. C’était tellement facile à coucher sur le papier, mais difficile à mettre en application. Ses yeux émeraude observaient la petite japonaise face à lui. De qui avoir peur ? L’ennemi avait pour visage celui d’un être anonyme, il pouvait surgir de nulle part. Il pouvait prendre le nom d’Alpha, ou encore le nom de Vengeance. Un simple sourire ornait les lèvres d’Edward en cet instant, mais ses pensées étaient bien sombres. Une blessure pouvait être portée longtemps, sans jamais guérir tant que l’esprit ne le voulait pas.

Un homme blessé, c’était tout lui. Fort à l’extérieur, mais si faible à l’intérieur. Pitoyable. Qui l’aurait jamais cru ? Une partie de l’histoire avait été effacée, arrangée, pour que personne ne sache. Et personne ne le sait, car tout avait été si bien masqué… Mais il ne s’était pas encore remis. Etait-il prêt pour recommencer ? Serait-ce une erreur, ou tout se passerait-il bien cette fois-ci ? Il y veillerait, ferait plus attention. Mais tout semblait si compliqué, et An était loin d’être une femme docile qui tenait en place, ça il pouvait le deviner. Elle avait un caractère fort, et était probablement capable d’être impétueuse. Elle savait ce qu’elle voulait, faisait ses propres choix, était forte. Mais que recherchait-elle en lui exactement ? Et s’il ne lui apportait pas satisfaction ? Un moment ou un autre, il allait devoir se dévoiler à elle, et peut-être que cet homme-là ne lui plairait pas autant. Cependant, il ne jouait aucun rôle en cet instant, il était lui-même. Mais quand un être se laissait vraiment aller avec un autre, on découvrait des petites choses qui ne sont pas si faciles à remarquer aux premiers abords. Ce léger froncement de sourcils par exemple, alors qu’il réfléchissait à tout cela, pouvait-elle le remarquer ? Pouvait-elle sentir cette pointe d’anxiété en lui ?

- Avoir peur d’être avec moi, et pour de nombreuses raisons…

Se faire briser le cœur, se faire kidnapper, et surtout… Non, il ne pouvait être si pessimiste. Les choses ne prenaient pas toujours le même chemin, et il y avait plusieurs futurs possibles, il en était certain. Finalement, l’homme se détendit quand il sentit les doigts fins se resserrer autour des siens. Un geste si simple pouvait apporter beaucoup. Tout comme un simple et timide baiser, ou encore un regard qui en disait long. Sa blessure, il commençait à la panser. Peut-être était-cela là le remède ? Peut-être était-elle le remède. Continuant à la regarder calmement, il écouta son observation. Il en resta muet un court instant. An l’avait déjà si bien cerné. Comment avait-elle fait exactement ? Ils s’étaient vus si peu de fois, avaient discuté brièvement seulement, et il avait pourtant l’impression qu’elle le connaissait presque jusqu’au bout du doigt. L’idée était effrayante, mais réconfortante, paradoxalement.

Sa main s’était refermée davantage à la description, et il restait silencieux, lui faisant juste un sourire. Dans le mille. Etait-il donc si facile à analyser, ou bien était-elle juste douée pour démasquer les gens ? Relevant la main de la jeune femme, il y déposa un baiser avec courtoisie, puis la reposa sur la table. Rien ne lui interdisait d’être un peu gentleman tout de même.

- Sache que je suis tout aussi content de pouvoir discuter avec toi aujourd’hui. C’est vraiment très… agréable. Surprenant aussi. Oui, tu es surprenante.

C’était la femme qu’il lui fallait, mais il garda de le lui dire pour le moment. Les sentiments n’avaient pas encore eu le temps nécessaire pour naître, et il ne croyait pas aux coups de foudre. Il croyait en l’alchimie des sentiments cependant. L’un et l’autre étaient curieux, souhaitaient en savoir plus, voulaient gratter à la surface pour voir ce qui se trouvait en-dessous. Et se mettre à nu ne le dérangerait pas autant que cela, se disait-il. Se reculant quand leur commande arriva, il délaissa avec regret la petite main, et remercia la serveuse rapidement, avant de regarder ce qu’il avait commandé. Ses doigts se saisirent d’un macaron et il mordit dedans sans plus attendre. La gourmandise était l’un de ses plus terribles défauts. Il suffisait de secouer un paquet de bonbons sous son nez pour qu’il se jette dessus. Savourant la sucrerie, il la dégusta presque religieusement. Il n’y avait pas à dire, c’était bien là l’un des meilleurs macarons qu’il n’avait jamais mangé de sa vie, et il était certains que les dizaines d’autres pâtisseries proposées était toute aussi bonnes.

- J’aime la musique, notamment l’électro et tout ce qui donne envie de bouger. Je m’intéresse un peu au cinéma mais j’avoue être plutôt très bon public. Je lis aussi pas mal de bandes dessinées, aussi gamin que cela puisse paraître. Et toi ?

Le chef S.F.U. avait tout l’air d’être un gamin qui ne savait pas tenir en place. La littérature, non merci, il avait horreur des bouquins, sauf les comics. Les films, il adorait ceux d’action, et s’ennuyait pendant ceux trop psychologiques. Un peu simplet, certes, mais il n’en restait pas moins adorable quand on le connaissait. Qui n’aurait pas envie de le bichonner en sachant tout cela ? Le premier macaron avait déjà été engloutit, et l’homme allait s’attaquer au deuxième, juste après qu’il aurait fini sa petite pause chocolat. Une fine mousse s’était posée sur sa lèvre supérieure, sans qu’il ne s’en rende compte.

- Alors ces macarons ? Ils sont bons hein ?

Avec un sourire de gamin, il attrapa son deuxième, fier de lui. Dans tous les cas, il passait un moment des plus agréables, et avait l’impression aujourd’hui d’être un homme banal, pourquoi pas même un étudiant banal, ayant un rendez-vous avec une fille vraiment pas banale qui l’intéressait franchement.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Sam 16 Jan - 21:22

Bien que le sourire lui fit face, la sensation de sa main resserrée sur la sienne marqua davantage son esprit. Angoisse ? Surprise ? Crainte ? Manifestement, elle ne s'était pas tellement trompée dans sa petite description. Avec le temps, l'observation des autres était devenue une habitude. Pour comprendre quelqu'un il suffisait de le laisser parler, de le voir faire. Même ceux qui prétendaient être des livres fermés dévoilaient des informations sur eux. Chaussures, accessoires, coupe de cheveux, façon de parler, nourriture, lecture. Autant de détails quotidiens qui en disaient long. An répétait souvent qu'elle n'avait aucun mérite car tout avait commencé avec l'escort et la jeune femme, son professeur de l'époque en quelque sorte, qui l'avait pris en charge. Cette dernière avait placé beaucoup d'espoir dans son élève. Au bout du compte, l'apprentissage et la pratique avaient joué une grande part dans sa capacité à juger. Lorsqu'elle y repensait, la japonaise songeait que son voyage avait débuté à ce moment-là. Malheureusement plus elle cernait les hommes, plus elle s'était mise à les détester. Là où certaines ne voyaient que le bon côté, elle se focalisait sur les aspects moins reluisants. C'était devenu, hélas, une habitude. Ce genre de capacité utilisée pour des mauvaises raisons pouvait sans doute faire du mal. Cependant An, malgré la haine éprouvée, n'était pas une telle personne. Pourtant dans l'adversité, un caractère pouvait se révéler.

Un sourire se dessina alors que ses yeux l'observèrent. Gentleman ? C'était tout à son honneur. An se révélait sensible à la galanterie mais comme toutes les femmes, non ? Sale playboy ! Ses paroles le firent rire. Surprenante ? Réellement ? Qui sait. Peut-être que monsieur Cordeiro n'avait tout seulement pas l'habitude d'être avec des femmes comme elles. Est-ce qu'il les recherchait ou ne préférait-il pas les fantômes ? Un jour. Une nuit. Plus rien. On efface tout et on recommence. Se concentrant sur sa commande, la japonaise mangea tranquillement. Les bouchées s'entrecoupaient de gorgées de la boisson demandée. Elle avait parlé, juste pour l'informer, qu'il ne pense pas qu'elle était une jolie poupée exotique. Ni que l'espagnol songe qu'elle courait après son statut. Doucement, la conversation se faisait. An cherchait à le connaître mais n'était-ce pas normal ? Ils n'allaient pas se regarder dans le blanc des yeux en silence.

L'asiatique ne put s'empêcher de sourire aux intérêts d'Edward. Musique, cinéma, bandes dessinées. Bandes dessinées, hm ? Elle l'imaginait dans un bureau entrain de lire. Cela ne faisait pas très sérieux et il était fort probable que ses ennemis ne l'auraient définitivement pas pris au sérieux. La petite brune ne lisait pas tellement de bandes dessinées. A la maison, seuls certains livres - nouvelles, romans, recueil de poèmes, ce qui devait être considéré comme de la vraie littérature - étaient autorisés pour les autres, il fallait attendre d'être à l'internat. Dans les dortoirs, à la nuit tombée, les mangas circulaient. Et elle ? Bonne question.

« - Hm, je vois... » Elle sourit doucement.« Le théâtre, la sculpture, la musique, la poésie.... » Sa tête tomba sur le côté. « Ainsi que le shopping et les cocktails. Même si c'est mal de boire beaucoup. »

Pouvait-elle réellement dire tout ce qu'elle aimait ? Sa vie était un mélange de modernité et tradition. Certaines de ses passions ne pouvaient pas être forcément partagées avec tout le monde. Un fossé culturel ? Sans doute. En tout cas, An avouait son plus gros défaut. L'alcool la perdrait sûrement. Mais pourquoi avait-elle commencé à boire autant ? La japonaise n'en avait aucune idée. Le goût lui plaisait et lors des soirées, elle avait tendance à se laisser aller. Elle ne buvait pas pour s'amuser mais immanquablement, les cocktails se mêlaient de la partie. Enfin sa résolution était de faire plus attention. Doucement, elle prit une serviette en papier. Sa main se tendit et vint essuyer la lèvre d'Edward. Quel enfant vraiment ! Elle esquissa un sourire amusé ne sachant si c'était la situation qui l'amusait ou le jeune homme. N'était-ce pas trop familier comme attitude ? Allez, ce n'était pas comme si quelqu'un allait se mettre à supposer des choses. Qui plus est, aucun garde à l'horizon donc personne pour se méprendre. Avec son futur métier, la japonaise ne voulait pas commencer avec des rumeurs sur le dos. Elle posa la serviette sur la table et lança joyeusement.

« - Ils sont délicieux ! Je pense que je reviendrais ici ! »

Son enthousiasme était sincère. L'asiatique adorerait revenir ici avec un ou une amie. Peut-être avec des collègues tiens ? Ou peut-être avec Koichi ? Ils pourraient avoir l'air d'adolescents en vadrouille après les cours. Cela l'amusait. Bon elle avait passé l'âge de jouer à cela mais cela l'amusait tellement. La petite brune pouvait vivre à nouveau son adolescence et personne n'avait intérêt à lui faire une remarque quelconque. Elle se voyait déjà en uniforme venir acheter des cookies. A ses pensées, ses lèvres prirent un sourire enfantin. Même si elle voulait agir comme une adulte, une partie d'elle avait besoin de retrouver les joies qui lui avaient été volées. L'insouciance. Le bonheur. Alors que le passé et le présent se mêlaient dans son esprit, l'asiatique leva la tête.

« - Hm Edward, je pense que tu devrais réfléchir à ça... » Machinalement, elle lécha ses lèvres. «... Ne cherchez pas le passé, ne cherchez pas le futur; le passé est évanoui, le futur n'est pas encore advenu. Mais observez ici cet objet qui est maintenant. »

Pensivement, An finit sa tasse. Son histoire de peur ressemblait davantage à un problème qu'il avait. Il s'agissait probablement de mauvais souvenirs qui l'entravaient. Toutefois l'asiatique jugeait que c'était un peu trop, comment dire, orgueilleux de se voir comme une importante source de danger. Elle savait ce qu'elle faisait et avait toujours été habituée à mettre son nez où elle ne devait pas. Cependant les seules fois où elle avait frôlé la mort, il s'agissait d'un choix personnel. Mettre fin à ses jours. Pour cette raison, le côté tragique ne lui plaisait pas. Être brisée, être tuée, dans cette ville, cela pouvait arriver sans fréquenter forcément Edward Cordeiro. Ses traits prirent une expression un peu triste. Elle n'avait pas envie de vivre avec cette idée, cette impression. Commencer avec l'ombre de la peur la repoussait mais ce n'était pas à elle de réfléchir à cela. D'une voix lointaine, An souffla.

« - On ne peut pas empêcher les autres de penser qu'ils peuvent nous protéger. Même si au final, nous sommes toujours notre meilleur ennemi et notre pire allié. »

Sur ses paroles, elle se leva attrapant son sac au passage et présentant ses excuses, An se glissa en direction des toilettes. Elle n'en aurait pas pour longtemps.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Sam 23 Jan - 15:54

Les cocktails ? Elle aimait ça ? Etonnant. Peut-être voudrait-elle venir visiter son petit bar personnel dans son appartement ? Non, il allait probablement trop vite en besogne. Après tout, cela était leur premier vrai rendez-vous s’il pouvait qualifier cela ainsi. Les autres étaient des ratés. Aujourd’hui, il n’y aurait aucune interruption. Aujourd’hui, ils se voyaient comme ils étaient, sans faux-semblant. Là pour se découvrir mutuellement et s’apprécier. Il pouvait déjà s’imaginer aller au théâtre avec elle, aux musées même si elle insistait, puis le shopping évidemment. Il porterait les nombreux sacs. Car il ne doutait pas que la jeune femme aimait les vêtements. Elle avait l’air d’être une personne qui aimait bien prendre soin d’elle tout de même, un minimum, sans non plus être narcissique. Il aimait ça chez les femmes. Une femme qui prenait soin de son apparence, qui se maquillait et dont provenait une légère odeur suave et sucrée. Les longs cils, les cheveux qui sentent bons, la peau douce… Quoi de mieux. Mais Edward s’emballait peut-être un peu trop vite. Il aimait beaucoup An car c’était une femme mystérieuse, forte. Mais il ne pouvait pas non plus dire qu’il la connaissait vraiment. Alors sur quoi pouvait-il se baser pour dire qu’il l’appréciait ? Sa beauté ? Oui, elle était vraiment jolie, et même si cela pouvait paraître assez élitiste, Edward ne fréquentait que des jolies femmes. Il appréciait les autres, mais s’il ne ressentait aucun désir envers elles, cela ne pouvait tout bonnement pas marcher. Ils pouvaient alors rester amis. Ce qu’il aimait d’autre chez An, c’était son côté moderne, mais dans lequel on pouvait y lire une éducation tout de même traditionnelle. C’était difficile à expliquer. Et puis son charme. Dieu qu’elle avait du charme, avec ses doux sourires, ses légers rougissements, sa voix calme et posée.

Le geste le sortit de sa légère contemplation et il eut l’air surpris en sentant un doigt sur sa bouche. Il avait de la mousse ? Mon dieu, il avait dû avoir l’air totalement stupide. Cela ne faisait vraiment pas classe pour un premier rendez-vous et il sentit la gêne poindre en lui. Il ferait plus attention la prochaine fois, histoire de ne pas s’embarrasser davantage. Cependant, le geste l’avait fait sourire. An était quelqu’un de vraiment attentionnée. Et Edward appréciait grandement cela. Pour quelqu’un comme lui, il lui fallait une femme qui savait le tempérer, mais qui était douce et gentille.

Souriant aux paroles de la jeune femme, il hocha la tête. Oui, ils pourraient revenir ici ensemble si elle le désirait. Il se sentait prêt à beaucoup de choses pour l’asiatique, même s’il ne comprenait pas encore pourquoi. Serait-il tombé amoureux au fil de leurs petits messages, de leurs rencontres ? Cela faisait déjà un bon moment qu’il n’avait pas ressentit de l’amour envers quelqu’un, et il en avait oublié la saveur. Mais il savait que s’il entrait dans une relation sérieuse, il laisserait tomber son côté playboy. Malgré tout, l’espagnol savait ce qui était important, et ce qui ne l’était pas. Il avait encore quelques réminiscences du passé. Les post-it laissés le matin, sur le frigo. Les doux messages pendant la journée. Il aimerait revivre tout cela, sans problème, sans complexe. Sans crainte, ni peur.

- …

La phrase, il devait l’avouer, était étrange et il avait eu du mal à en saisir le sens au début. Se répétant dans la tête les mots prononcés, il resta silencieux un instant. An pouvait-il lire en lui aussi facilement ? Comment faisait-elle pour décrypter ses pensées ? Le macaron dans sa main était pour le moment délaissé, et il le reposa sur son assiette. Dans les mots de la jeune femme, il retrouvait son côté philosophique, le même qui l’avait intrigué pendant leur échange de messages. C’était en partie vrai. Mais Edward ne pensait pas être capable de la protéger vraiment, si ce n’était de l’éloigner de lui. Pendant un moment, il se demanda quel genre d’expériences An avait-elle eue pour avoir autant de sagesse en elle. Probablement des évènements tragiques, sombres. Mais elle avait réussi à dépasser cela vraisemblablement, confirmant ainsi que oui, elle était une femme forte.

Hochant le visage, il la laissa partir aux toilettes, et resta perplexe. Attrapant de nouveau son macaron, il le grignota petit à petit. Il repensa au passé. Dans sa vie, il n’avait eu que deux histoires d’amour. Le vrai amour, avec un grand A. Et il ne pensait pas en ravoir une de sitôt. Ses traits étaient tendus en y repensant. La première, la première s’était bien finie, en quelque sorte. Du moins, bien mieux que la deuxième. La deuxième, il n’avait pas vraiment envie d’y penser, mais parfois de temps à autre… Après tout, il ne pouvait tout simplement pas ignorer ce qui s’était passé. Cela avait été de sa faute après tout. La sienne, et celle de nul autre. Finissant son macaron, il s’essuya la bouche et les doigts, avant de relever la tête pour regarder en direction des toilettes, attendant qu’An revienne. Un sentiment d’incertitude le prit à présent. Avait-elle fuit ? Non, tout de même pas. Le stress du premier rendez-vous revenait à présent. Il n’avait pas eu l’air trop stupide au moins ? Pas trop emprisonné par le passé ? Il avait été correct au moins ? Lâchant un léger soupir, il attrapa sa tasse de chocolat et la porta à ses lèvres, en buvant une bonne quantité, avant de la reposer. Sa langue chassa la mousse qui s’était posée de nouveau.

Il sortit à présent un papier de sa veste. Un morceau tout froissé, avec des notes écrites dessus. Sur ce qu’ils pourraient faire après. Entre autres, il y avait le zoo. Il y rajouta le musée, maintenant qu’il savait que la jeune fille aimait les sculptures. Sinon ils pouvaient juste faire du shopping. Le chef de gang aurait aimé lui acheter un petit quelque chose, pour qu’elle se souvienne de lui, et de cette journée. Il espérait avoir plus de rendez-vous avec la jeune femme, la voir aussi souvent que possible d’ailleurs. Les prémices de l’amour étaient-ils là ? Il soupira de nouveau à cela. A vrai dire, il lui en fallait peu pour tomber amoureux, et Edward était un grand romantique. S’il allait de fille en fille aussi rapidement, c’était pour ne pas avoir le temps de trop s’attacher.
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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Lun 25 Jan - 20:31

Dans le lavabo, l'eau ruisselait. Ses mains posées sur le rebord froid, An observait son reflet. Une sensation de fatigue s'empara d'elle. Pourquoi ? Etait-ce la discussion avec Edward ? Ses doigts se crispèrent d'un coup sur la céramique. Un semblant d'angoisse remontait. Des images défilaient sur le verre à la place de son visage. Des hommes, des mauvais moments mais des bons aussi. Ses paupières se baissèrent alors qu'elle songeait qu'elle s'en était sortie. De ce désespoir. Être forte. Pour ne pas disparaître, pour cesser de se faire du mal, elle avait du le devenir. Son coeur s'était lentement imperméabilisé et plus aucun mot ne pouvait s'y frayer un chemin. Cependant les nombreux coups l'avaient forgée. Des traces invisibles marquaient sa peau. C'était ce travail qui lui avait permis de quitter le statut de poupée pour devenir à nouveau humaine.

Seule. Sous la lueur blafarde du néon, la japonaise se tenait. La lumière courait sur ses joues, glissait sur son menton. Ses paupières se soulevèrent lentement. Elle n'était plus lui. Elle était elle. Mais si sa force pouvait la porter, sa foi s'était consumée. Elle avait changé. An ne souhaitait pas rejouer les scènes du passé. La dévotion ? L'inconscience ? Plus jamais si son coeur devait se retrouver en première ligne. Loin d'être Babel, la tour érigée dans laquelle l'asiatique se trouvait, possédait aussi son côté imprenable. Mais il n'y avait pas que cela. Trop fière à en agacer certains hommes ? La japonaise assumait. Elle avait bien trop souffert à cause d'eux, alors leur faire des cadeaux, très peu pour elle. Sa respiration devint saccadée. Son corps se plaqua contre le mur. La peur, la colère, l'angoisse. Tout se mélangea subitement la laissant sans volonté. Un instant, An eut le sentiment de flotter. Loin. Très loin. Des voix venant du passé lui chuchotaient quelques mots à l'oreille. Etait-elle prête à mourir pour un homme ? Si son mélancolique ancien Moi aurait hurlé oui, ce nouveau criait que non.

Ses lèvres dessinèrent un pauvre sourire. Pourquoi réagissait-elle ainsi ? Il ne fallait rien précipiter. L'eau continuait sa course l'apaisant à sa façon. Maladroitement, la jeune femme tendit la main. Ses doigts caressèrent le métal froid. Lentement, ils tournèrent le robinet coupant la source du liquide incolore. Le silence se fit. De la boutique, les voix lui parvenaient. Des femmes. Des enfants. Des hommes. De la joie. De l'agacement. De l'impatience. Doucement, elle quitta le mur, sa main se saisissant de son sac. Au même moment, une vibration signala qu'une personne essayait de la joindre. Fouillant parmi ses affaires, elle mit la main sur son téléphone. A la lecture du numéro, ses sourcils se froncèrent. N'était-ce pas celui du club ? An décrocha et un homme lui parla immédiatement. Stuart. L'assistant de Maximilian Parrish. Oui, elle se souvenait de lui avoir déjà parlé. Si elle était disponible ? Un entretien en début de soirée ? L'hésitation la retint de répondre immédiatement. La soudaineté de la requête la prenait de cours. Mais une vie n'était-elle pas faite de choix ? De ceux qui devaient être faits à un instant précis sous peine de devoir emprunter une autre voie ? Pendant un bref instant, An songea à elle. A ses désirs. A ses regrets. Son futur. Tout lui sembla clair brusquement. Sa réponse soufflée, la jeune femme raccrocha. D'un geste timide, sa main droite ouvrit la porte.

La lumière de jour paraissait si apaisante. Si douce. Edward se dessinait devant elle. Son pas se montrait hésitant. Ce n'était pas prévu. Mais il pourrait comprendre, n'est-ce pas ? Non, il devait comprendre. Ces derniers temps, l'homme avait bien trop accaparé son esprit. Toutefois ce dernier avait besoin de se détacher. L'heure du repos des songes avait sonné. Des hommes, elle en rencontrerait. Presque tous les jours. Elle ne pouvait plus se permettre de céder à l'Obsession. Comment pourrait-elle fournir un travail correct sinon ? Ses yeux coururent sur la mâchoire de l'homme. Etait-il prêt à se laisser aller ? A laisser les anciens chapitres derrière lui ? An n'avait pas l'intention de lui forcer la main. Comme elle ne voulait promettre l'accès au Bonheur. Combien d'hommes toléraient son entêtement ? Sa volonté qui rivalisait parfois avec la leur. Embarrassée, elle calcula rapidement le montant de sa commande et déposa la somme à côté de sa tasse avant de regarder l'espagnol.

« - Je suis désolée, j'ai un entretien imprévu... » L'asiatique sourit doucement. « Le boulot... »

Le travail, une existence, une reconnaissance sociale. Un passage pour être un réel membre de la société. Elle devait travailler et espérait que l'entretien soit concluant. Sa main droite se tendit pour glisser dans les cheveux de l'homme. La japonaise se baissa. Quelques jeunes se tournèrent observant la scène avec curiosité. Ses lèvres effleurèrent sa peau. Sur sa tempe, un baiser fut déposé. Le rendez-vous bien que court avait été très agréable. Elle avait appris beaucoup sur le SFU. Lentement, An se redressa soufflant à l'oreille du mafieux." A bientôt peut-être... ". Le murmure échappé, sa silhouette s'éloigna pour se confondre dans la masse. Bientôt, elle franchirait un nouveau cap. Effrayée d'être écoeurée par le coeur des hommes. Excitée de rencontrer de nouvelles personnes. Un sourire serein aux lèvres, un goût de framboise dans la bouche, An se faufilait pour rentrer le plus vite possible pour se changer.

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MessageSujet: Re: Venus and Mars [ Latino Carebears ]   Mer 10 Fév - 21:11

Peut-être quelque chose avait déplu à An aujourd’hui. Ou peut-être était-ce juste lui qui se faisait des fausses idées. Il n’en savait rien. Il ne savait pas comment réagir avec quelqu’un qu’il appréciait vraiment. Devait-il la draguer comme il le faisait avec toutes les autres jeunes filles, ou devait-il se comporter différemment ? Comment lui faire comprendre surtout ? Il n’en savait rien. Rien du tout. Cela faisait bien trop longtemps qu’il ne s’était pas laissé prendre au jeu simple de la séduction. Lâchant un soupir, il avait fini son macaron et son chocolat chaud, et attendait juste que l’asiatique revienne. Etait-ce la bonne technique ? Y en avait-il réellement ? Difficile à dire. A présent seul, il se repassa la scène qui venait de se dérouler, se demandant s’il avait fait un faux pas pour la faire fuir.

Sortant son téléphone portable, il se mit à le fouiller, lire ses anciens mails, regarder son agenda et les prochains rendez-vous. Ce n’était pas la peine de se poser autant de questions. An avait juste dû vouloir se refaire une beauté dans le miroir des toilettes pour dames. Et pourtant, le doute l’assaillait. Et s’il ne lui plaisait pas ? Et si c’était son côté dragueur qui lui avait plu, et non le côté affectif ? C’était possible. Mais dans ce cas-là, l’espagnol n’avait vraiment pas de chance.

Quelques minutes plus tard cependant, elle revenait. Mais elle ne se rassit pas. La regardant d’un air curieux, il se demanda pourquoi la jeune fille payait sa commande, comme si elle désirait partir. Avait-il dit quelque chose de mal ? Il allait se lever pour la retenir, mais une main dans ses cheveux l’immobilisa. Avec un regard confus, presque perdu, il la laissa déposer un baiser sur son front. Quoi ? Maintenant ? Elle n’était pas sérieuse tout de même. Et leur rendez-vous ?

- Attends…

Mais An était déjà partie. Elle s’était faufilée parmi les tables et la clochette de la porte avait tintée, signant ainsi son départ définitif. L’air abattu, Edward contempla la chaise vide face à lui et laissa échapper un soupir. A bientôt, peut-être ? Qu’est-ce que cela voulait-il donc dire ? Peut-être qu’il n’avait aucune chance au final. Il n’avait pas pour habitude qu’on le laisse en plan ainsi. Sortant de l’argent de son portefeuille, il laissa un billet et se leva pour enfiler sa veste. Ce ne serait pas pour aujourd’hui en tout cas. Peut-être devrait-il laisser la jeune fille courir un peu ? Pourquoi les femmes étaient-elles si compliquées à comprendre… Déjà qu’il n’était pas une lumière en ce qui concerne le domaine de la psychologie. Jetant un dernier regard à leur table, l’espagnol sortit de la petite pâtisserie. Il chercha du regard la japonaise, mais celle-ci s’était bel et bien évaporée.

Plus que la raison de son départ, il se demandait si le rendez-vous avait réellement été agréable pour elle. Pour lui, oui. Il avait apprécié chaque instant de ce rendez-vous intime. C’était différent avec An, il le sentait au fond de lui, mais il ne savait juste plus comment faire pour l’approcher et attirer son attention. Etait-elle juste curieuse quant à son travail, ou bien y avait-il quelque chose de concret ? Il perdait la tête. Tout simplement. Mais son dernier baiser signifiait bien qu’elle s’était un peu entichée de lui non ? Sinon, elle ne l’aurait pas embrassé. Perplexe, Edward prit le chemin de la maison. Dans tous les cas, il comptait bien la revoir. Peut-être irait-il faire un saut à son travail, tiens. Mais elle le prendrait mal si il l’espionnait, non ?

Il verrait bien. En cas, il pouvait toujours faire semblant de ne pas savoir qu’elle travaillait à cet endroit précis. Et puis, il n’avait pas l’air d’être le genre stalker, si ? Ah, les femmes... Elles faisaient tout pour vous faire perdre la tête.

[Court mais topic clos]
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Venus and Mars [ Latino Carebears ]

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