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 Bird of Prey. [PV Edward]

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Procureur corrompu


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MessageSujet: Bird of Prey. [PV Edward]   Jeu 14 Jan - 23:55

Les stores vénitiens tranchaient le corps alangui du jeune homme de dizaines de lames de lumières. Pourtant, à quatre heure du matin, elle n'était pas bien violente, mais le palais de justice se trouvait donnait sur un boulevard très subventionné, très touristique et donc très éclairé. Les colonnades blanches et marmoréennes, l'emblème de fer forgé, tout cela faisait chic, moderne, cossu, bref! New York 2 comme elle devait être aux yeux du monde. Une jolie façade, dont beaucoup était dupe. Preuve en était, si besoin, par la multitude d'immigrés venant chercher, eux aussi, dans la fange avec tous les autres, leur petite miette d'American Dream. Une jolie façade et un cœur pourri, vicié, tordu.
Des sirènes résonnèrent dans la rue, puis un concert de klaxons.
Ladislas se retourna dans son sommeil agité. Ce n'était pas une bonne idée, surtout quand on dormait dans le fauteuil de son bureau, à moitié avachi sur le dit-bureau. Il se rattrapa d'une main experte, mû par une longue habitude confinant au réflexe, évitant de justesse une chute fort peu protocolaire sur le plancher ciré. Le jeune français se redressa tant bien que mal, se jurant encore une fois de ne plus passer la nuit au travail, et entreprit de se passer de l'eau froide sur la figure dans la pièce attenante. Il avait pourtant un appartement en ville, bien localisé, lumineux et tout ce qu'il y avait de plus expansif, mais il vivait pour ainsi dire dans la petite pièce juste à côté de son office, qui comportait un canapé, un petit frigo, une douche et un lavabo. Le sol était jonché de livres dans cinq langues différentes, et rien n'était vraiment rangé. Le jeune homme leva les yeux, se détaillant dans le miroir.

Ses cheveux cendrés pointaient en tous sens, il était encore plus pâle et plus cerné que d'habitude. Sa chemise était un peu froissée, il la lissa pensivement, un reflet vaguement réprobateur dans ses yeux couleur d'acier. Mais il avait l'air qu'il voulait avoir: celui d'un jeune homme sérieux et intègre qui se tuait au travail.
Au moins, le dernier point était vrai: difficile de gérer à la fois les affaires courantes de son métier, ses actions et ses entreprises un peu partout sur le globe, et enfin et surtout les affaires économiques des SFU. Autant dire que ses nuits étaient embryonnaires.
Mais il s'amusait follement. Il était très difficile de vaincre l'ennui, même les problèmes les plus corsés n'occupant son esprit brillant qu'un laps de temps bien trop court. Ce magnifique jeu d'hypocrisie avec le monde qu'il avait déclenché le réjouissait au plus haut point. Et il se débrouillait à merveille. Orgueilleux, Ladislas? Oui, infiniment. Chacun ses petits travers: lui, c'était son estime démesurée de lui-même, tout du moins en ce qui concernait son intellect. Il haussa les épaules devant son propre reflet réprobateur, avant de regarder à nouveau l'heure. Il était bien trop tôt pour déranger le maître des SFU, et il ne se rendormirait pas. En soupirant, il s'installa devant son ordinateur, ses traits fragiles un instant découpés par les faisceaux lumineux de l'écran de veille, avant que ne s'affiche les dernières pages consultées. La Bourse, inévitablement. Il observa quelques secondes les cours s'agiter, son regard métallique s'assombrit un instant.
Et il entra dans la danse de l'argent et du pouvoir.

Quelques heures plus tard, un sourire satisfait s'étira sur son visage ordinairement impassible. Les plans qu'il étirait depuis quelques mois maintenant venait de se parachever dans une véritable apothéose financière. Grace à plusieurs sociétés européennes et asiatiques, succursales de la firme familiale, il avait patiemment égrené son influence dans le carnet d'action jusqu'à devenir principal propriétaire d'une importante entreprise d'armement, principal fournisseur des USA et qui dominait le marché avec une assurance tranquille. Et puis tout s'était joué sur un énorme coup de bluff, en mettant en jeux des fonds qu'il ne possédait pas (une partie qu'il faudrait donc celer à Edward) et il avait renversé l'actuel conseil des actionnaires. Ces derniers se retrouvaient avec des parts si pitoyables qu'ils perdaient tout moyen de pression sur l'entreprise, autant dire que cette dernière était désormais entre ses griffes.
Détourner une partie de la production serait un véritable jeu d'enfant. Le monde ne se doutait pas du point auquel l'économie actuelle avait les racines profondément enfoncées dans le terreau fertile de l'illégal mafieux. Profondément content de lui-même, le transylvanien s'éventa avec le dossier épais qu'il venait d'imprimer. Mais il était temps d'y aller.

Il enfila une parka beige qui lui donnait bien malgré lui une allure étrangement juvénile, renforçant son air angélique. Avec ses cheveux clairs un peu désordonné et son air grave et sérieux, renforcé par la couleur pâle de ses prunelles, on lui donnerait le paradis sans confession. Ce qui l'arrangeait bien. Son chauffeur le conduisit jusqu'au Bronx, mais le français lui intima de le déposer dans une ruelle un peu sordide, malgré ses protestations véhémentes. Quoi, un jeune homme si fluet, un gamin désarmé dans ce quartier mal famé? Mais la voix de Ladislas avait les accents irrésistibles de l'autorité, de ceux qui ont le pouvoir et savent s'en servir, et le bonhomme trop serviable fut bien obligé de déguerpir. Le bâtard le regarda partir avec un étrange rictus: comme s'il craignait quoi que ce soit ici, même si son costume clair dépareillait. Il existe toute sortes de prédateurs, les plus dangereux n'étant pas ceux dont on voit le mieux les crocs. Ici, il était loup parmi les loups. Ici, il était chez lui.
Son souffle se condensait dans l'air glacial, et il sourit. Et pénétra tranquillement dans un des lieux les plus dangereux de la ville, passant innocemment devant des gardes armés jusqu'aux dents, et grimpant jusqu'au bureau de son patron et associé, un trajet mille et mille fois répété. Ladislas se faufila habilement, évitant par réflexe de croiser le chemin d'Urumi. La tyrannique petite secrétaire était un personnage fort sympathique, mais le procureur préférait éviter de la croiser de si bon matin: comme il ne savait pas encore quelles craques Edward lui avait fait, il n'avait pas la moindre idée de son humeur. Et on n'approche pas d'Urumi sans savoir exactement dans quel angle l'aborder.
Le jeune homme entra sans frapper dans le bureau de son cher associé: il savait que celui-ci l'attendait. Il détailla un instant un des hommes les plus redoutés de la ville, sourit, et posa sur le bureau du mafieux deux ou trois dossiers très épais et très rébarbatifs, le genre bourrés de chiffres et de fastidieux diagrammes économiques, tous soigneusement rédigés et étiquetés par le procureur. Ladislas connaissait la haine d'Edward envers les rapports et autres paperasses, mais la tête qu'il tirait quand il apportait ce genre de document était toujours aussi satisfaisante.

- Ne me regarde pas comme ça, c'est surtout pour ta secrétaire. Et pour parer à toute éventualité: si quelqu'un vient fouiner là-dedans tout est parfaitement en règle. Un détournement tout ce qu'il y a de plus légal.

On avait beau lui répéter que personne ne viendrait fouiller dans les affaires du gang, qu'ils n'avait pas forcément besoin d'une couverture impeccable et que non, ce n'était pas la peine d'être aussi paranoïaque, rien n'y faisait. Ladislas était maniaque et très pointilleux, il détestait le travail inachevé, et pour lui la moindre faille, la moindre ouverture représentait un travail inachevé. Chacun ses petites manies, et au moins il assurait leurs arrières. Peut-être un peu trop.

- Tu n'es pas obligé de les lire, je te certifie qu'ils sont exact. Contente-toi de les conserver dans un coin.

Au pire, il avait gardé une copie sous clef, la capacité de rangement d'Edward ne lui inspirant pas franchement confiance. Il résuma brièvement:

- La RS Corporation est plus ou moins à nous, maintenant. J'ai pensé que cela te faciliterai la vie.

Résumé grossier mais efficace: inutile de parler de société écran, de parts et d'actionnaire majoritaire, tout le blabla financier ne revêtant au fond d'importance que pour les gens comme lui. Les requins de la finance.

- Outre mes petites transactions, il me semblait que tu voulais me voir. Un problème juridique?

Manière polie de demander qui s'était encore fourré dans le guêpier.
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MessageSujet: Re: Bird of Prey. [PV Edward]   Ven 15 Jan - 18:41

Hier matin, ce ne fut pas le réveil qui mit de mauvais poil Edward, ni même les stores relevés avec le soleil qui éblouissait la chambre dans laquelle il dormait. Non, ce qui le mit de mauvais poil ce matin-là fut un coup de fil de sa secrétaire. Il adorait Urumi, et avait l’habitude d’être réveillé par cette dernière quand il était en retard, mais ce matin-là, il n’était pas en retard, au contraire. Il avait encore cinq bonnes minutes avant que le réveil ne se déclenche. Alors pourquoi la petite l’avait-elle donc appelé ? Pour une affaire des plus grotesques, une affaire qui le mit dans une colère noire. Et un Edward pas content, ça se sent. Partant rapidement de chez lui, les cheveux encore humides, la chemise mal boutonnée, le nœud de cravate presque complètement défait, il était arrivé en trombe au quartier général des S.F.U., voulant savoir chaque détail de l’affaire. Sa secrétaire avait déjà préparé tout le dossier, et en voyant son état délabré, décidé de lui refaire une petite beauté, à commencer par sa tenue. Après tout, l’avocat était déjà là et souhaitait le voir. Calmant donc sa colère, il se fit plus présentable et plus calme.

Ce fut donc une heure plus tard que l’avocat repartit, avec un sourire satisfait. Décidant d’appeler immédiatement celui qui pourrait le sortir de ce pétrin, il composa le doux numéro de son conseiller financier, et qui était par ailleurs celui qui démêler les nœuds contraignants de la justice. Lui donnant rendez-vous pour demain, il raccrocha et décida de passer à autre chose. Y penser ne résoudrait rien, et il verrait l’affaire calmement le lendemain, après une bonne nuit de sommeil ininterrompue jusqu’à l’heure normale du réveil.

Le lendemain donc, Ladislas arriva telle une fleur dans son bureau. Il portait toujours des vêtements très élégants, aux couleurs claires, ce qui lui conférait un air innocent. Mais il ne fallait jamais se fier aux apparences. Le garçon était très vicieux quand il le voulait, et était doté d’une intelligence inégalable au sein des S.F.U. Ce n’était pas pour rien qu’Edward l’avait pris dans ses rangs. Son aide était précieuse, et tous deux trouvaient leur compte au sein du gang. On pouvait dire que c’était une paire qui était parfaitement compatible. Lui, en ce temps gris, était vêtu d’un simple costume noir à rayures grises. Sa cravate rouge contrastait avec sa chemise blanche. Tapotant nerveusement ses doigts sur le bureau, il lui fit signe de s’installer face à lui, dans le fauteuil. Et en effet, le chef S.F.U. l’attendait de pied ferme depuis une quinzaine de minutes. Ladislas n’était pas en retard, loin de là, mais il était vraiment soucieux et désirait s’entretenir le plus rapidement avec lui.

Des dossiers lui furent donnés, et il commença à les parcourir rapidement, sourcil haussé, l’air blasé, avant de les reposer sur le bureau. Tout cela ne l’intéressait pas, et en plus il n’y comprenait strictement rien. Les bases oui, les parts dans une entreprise aussi, mais il suffisait que Ladislas commence à parler du fonctionnement de la bourse et de la manière de faire pour procéder à un détournement, et il était perdu. Se passant une main sur le menton, il hocha.

- En effet, cela me faciliter les choses. Merci. Boulot impeccable comme d’habitude. Je dirais à Urumi de ranger tous ses dossiers, sinon je vais les perdre.

Se redressant à présent sur son siège, il se pencha vers Ladislas, avec un air sérieux. Quand Edward prenait cet air-là, cela ne pouvait vouloir dire que deux choses : soit il était sur le point de faire une blague, et donc un coup foireux, soit c’était vraiment quelque chose de grave. Et aujourd’hui malheureusement, c’était la deuxième option. Il avait une épine dans le pied qu’il se devait de retirer. Absolument. Au risque de ternir sa réputation, et même plus encore. Attrapant un dossier posé sur la table, il le jeta devant le procureur et se renfonça dans son siège.

- Lis bien ça. C’est le dossier laissé par M. Simpkins, avocat. Vraisemblablement, je serais accusé de détournement de mineur et de viol.


Détournement de mineur, indirect, okay. Cela faisait parti du trafic de prostitués, et certaines n’étaient pas majeures, il en avait parfaitement conscience. Mais là, les choses étaient différentes. Vraisemblablement, Edward Cordeiro serait allé au Gem il y a de cela trois semaines. Il y aurait fait la rencontre d’une ravissante brune, du nom de Johanna. Il aurait, selon les dires, voulut la ramener chez elle mais la jeune fille aurait fait résistance, et il l’aurait tout simplement violée. Quel genre d’hommes faisait ça ? Même saoul, Edward n’en était absolument pas capable. Et la jeune fille dans le dossier avait un visage tellement poupon qu’il n’aurait jamais été intéressé par un tel gibier.

- A ce qu’il paraît, ils auraient des preuves solides, mais c’est des conneries. Je ne l’ai jamais vu cette fille, et en plus, je suis pas un putain de violeur. Ils ont pas trouvé mieux ces flics ?

Avant d’être un dragueur, l’espagnol était avant tout un gentleman. Il s’y prenait donc avec courtoisie, et n’avait aucunement recours à la force pour les conquérir. S’il voyait de la résistance, il abandonnait, et ce dans la dignité. Des proies, il y en avait par milliers dans la ville. Nul besoin de s’acharner. Mais il savait que certains flics de la ville, incorruptibles, souhaitaient le faire tomber plus que tout. Cependant, il avait la nette impression que quelqu’un les avait aidés à monter cette affaire, qui n’était que factice. Mais cela pouvait avoir de lourdes répercussions, et il se devait de trouver une solution.

- Tu sais bien que je suis pas ce genre de type. En plus j’ai toujours soit Alicia, soit Lucrecia collé au cul. Tu crois franchement qu’elles m’auraient laissé violée une fille sous leur nez ? Mineure ou pas ! Et en plus comment ils ont fait pour avoir mon sperme hein? Je mets toujours une capote!
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MessageSujet: Re: Bird of Prey. [PV Edward]   Sam 16 Jan - 1:56

Il était évident qu'Edward était dans une humeur particulièrement exécrable. Sa colère pulsait, le nimbant d'une aura presque palpable. Il était habillé sobrement, sombrement. La seule tâche colorée était la larme de sang de sa cravate, et il était menaçant et agité. Dangereux. Mais Ladislas était quelqu'un de bien éduqué, et toujours rigoureusement respectueux de l'étiquette qu'il jugeait adaptée. Aussi avait il fait semblant de rien, se montrant exactement comme d'habitude, peut-être un peu plus prudent. Seuls ses yeux scrutateurs dévoilaient sa perplexité.
L'espagnol le remercia, apparemment satisfait même s'il n'avait visiblement pas la tête à ce que le procureur lui racontait. Plus qu'inquiétant. Quand Edward décida de confier les dossiers à sa secrétaire, le français eut un rictus amusé.

- Ce serait plus sage en effet. Enfin, j'ai un coup d'avance sur ton rangement douteux, j'ai conservé les copies.

Pique dérisoire. L'atmosphère restait tendue, et les yeux d'acier ne lâchaient pas le visage basané, guettant attentivement les moindres changement d'expression. Et celle qui vint n'était pas pour satisfaire le jeune homme. Un visage sérieux, dur.
Mauvaise augure: soit Edward l'avait fait venir pour une de ses blagues douteuses donc il avait le secret, ce qui paraissait peu probable: venir ici trop souvent mettait en péril sa réputation, et sa réputation, c'était son assurance-vie.
Soit, et c'était loin d'être réjouissant, il se passait quelque chose de bien plus grave que le travail routinier du sauvetage d'un membre du gang tombé entre les pattes de la police, qu'il faisait généralement libérer pour vice de forme. Facile, habituel, un simple appel aurait suffit. Là, c'était d'une toute autre envergure.
Un dossier jeté violemment heurta le bureau juste devant Ladislas, dans un fracas qui résonna dans le silence du bureau. Ce geste d'une rare violence valait tous les discours, et sa cause voyait son espérance de vie singulièrement raccourcie. Le jeune homme leva son regard calme.

- Lis bien ça. C’est le dossier laissé par M. Simpkins, avocat. Vraisemblablement, je serais accusé de détournement de mineur et de viol.

Les mains de bureaucrates s'emparèrent des papiers et les firent défiler rapidement. Des faits, le témoignage de la fille, sa photo…

- A ce qu’il paraît, ils auraient des preuves solides, mais c’est des conneries. Je ne l’ai jamais vu cette fille, et en plus, je suis pas un putain de violeur. Ils ont pas trouvé mieux ces flics ?

Des conneries. Ce n'était même pas crédible: comme si un type aussi puissant qu'Edward n'avait pas déjà de quoi amplement se satisfaire. Les doigts fins du français pianotèrent un instant sur le bois laqué du bureau, alors qu'il était absorbé par ce qu'il lisait. Des conneries. Vraies ou fausses, telles n'étaient pas la question: il ne fallait pas qu'Edward tombe. Il ne fallait pas que tout cela arrive aux oreilles de la presse, ou alors uniquement quand tout serait sous son contrôle. Oui, si le chef de gang passait pour la victime, ça irait. Cela pourrait même lui faire un peu de pub. Il parcouru du regard le compte-rendu du témoignage de la fille, cette Johanna. Il pouvait assez facilement faire pression dessus pour lui faire retirer sa déposition. Et puis la casser pour faux témoignage. Sa vie serait fichue, mais allons… peut-être se montrerait-il magnanime et s'arrangerait-il pour qu'elle change de nom et déménage le plus loin possible. Il ne voulait pas l'avoir dans les pattes trop longtemps. Les yeux couleur d'acier se posèrent sur le nom de l'avocat. Simpkins. Ce nom, il le connaissait. Ce type était assez bien côté à la Nouvelle Orléans, mais il venait jouer dans un tout autre tableau maintenant… Ladislas eut un rictus. Il le briserait. S'il y avait bien quelque chose qu'il ne supportait pas, c'était que l'on vienne empiéter sur son domaine.

- Tu sais bien que je suis pas ce genre de type. En plus j’ai toujours soit Alicia, soit Lucrecia collé au cul. Tu crois franchement qu’elles m’auraient laissé violée une fille sous leur nez ? Mineure ou pas ! Et en plus comment ils ont fait pour avoir mon sperme hein? Je mets toujours une capote!

Ladislas leva les yeux vers son ami et patron. Un violeur, Edward? Comme s'il avait besoin de ça pour avoir le monde à ses pieds. Non, l'espagnol avait plus de panache: le but de la manœuvre grossière était simplement de le discréditer. Comme s'il allait laisser faire ça. Il se remit à tapoter le bois, tic agaçant mais complètement inconscient: il réfléchissait.

- Mais oui, je te crois. Bien sûr que je te crois, mais ce n'est pas moi que tu dois convaincre. Attends une seconde…

Sperme, capote, preuve.
Fausse preuve.
Ladislas se dressa à son tour.

- Tu mets toujours une protection? En es-tu absolument certain? Il n'y a donc aucun moyen de l'obtenir?

Simpkins, mon grand, je vais te coffrer au moins dix ans pour falsification de preuves et diffamation. Et je vais m'assurer que ton séjour soit très, très désagréable.
Ce dossier ne tenait absolument pas debout. Sa clef de voute, c'était le sperme d'Edward. Si on retirait ça, tout s'écroulait. Témoignage, vidéo surveillance de la boite, accusation… tout du chiqué. Il casserait facilement la fille. Alicia et Lucrecia constituaient des contres-témoins valables. Le jeune homme se mit à faire les cent pas. Manie agaçante mais Ladislas était un vrai amas de nerfs, bourré de ce genres de tics. On évacue le stress comme on peut. Il se mit à réfléchir à voix haute, plus pour le bénéfice d'Edward que par réel besoin de mettre ses idées à plat.

- Ça ne tient pas debout. Déjà, ils n'ont pas de comparatif pour un test ADN, je me suis personnellement assuré que ton dossier était vierge de ce genre de données embarrassantes. Pour l'obtenir, il leur faut un mandat, et c'est moi qui les délivre. Donc, sperme ou pas sperme, cette preuve est bidon. Cette fille… cette fille, en creusant un peu, je suis sûr que je trouverai une escort spécialisée dans ce genre de traquenards ou quelque chose du genre. A moins que ce soit simplement une citoyenne lambda endoctrinée et utilisée. Dans les deux cas, je peux lui faire retirer son témoignage.

Père, oncle, époux, famille, ami: il y avait toujours quelqu'un de son entourage qu'il menacerait facilement. Oh, pas directement! Par le biais d'une de ses entreprises, ou d'un juge complaisant. Il y aurait bien une faille qu'il exploiterait. De toutes façons, la parole de cette femme était rigoureusement dénuée de valeur sans preuves tangibles, et tant qu'il pouvait compter sur les deux gardes du corps pour donner leur version.

- Non, non, tout cela ne vaut rien. Le plus gros problème, c'est l'atteinte à ton image. C'est-ce qui était voulu. Le but était de t'ébranler, et Simpkins n'était qu'un pion sacrifié. Cette manœuvre n'avait aucune chance de réussir, même avec de meilleures bases. Il faut réagir vite avant que les médias n'en fasse des gorges chaudes. Il faut faire tomber cet avocat pour diffamation… il est assermenté, je peux le faire éjecter à jamais des assises. La juge Dresdan s'en chargera, elle me doit un service.

La moitié des juges et jurés lui était redevable, et il avait de quoi faire pression sur l'autre moitié. Le monde était bien fait. Pendant une brève seconde, le masque chût, et une expression tout aussi carnassière que fugitive passa sur le visage du jeune procureur. Mais moins d'un instant plus tard, il avait retrouvé son impassibilité soucieuse.

- Mais il y a plus important. Sais-tu qui est derrière tout cela? La tactique est transparente, mais dangereuse. Il faut désamorcer tout ça vite. Il me faudrait un nom.

Parce qu'il se doutait bien que les Alphas étaient derrière tout ça. Mais c'était un peu nébuleux pour une frappe légale.
A moins que ce nouveau chef de la police, Delenikas, ne fasse du zèle. Il semblait un peu trop intègre, et il faudrait probablement le mettre vite hors-circuit… mais pour l'instant, il avait de plus gros chats à fouetter.
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MessageSujet: Re: Bird of Prey. [PV Edward]   Mer 27 Jan - 20:37

Edward Cordeiro était aujourd’hui révolté. Il assumait parfaitement son côté playboy, mais ne supportait en aucun cas le fait qu’on le traite de violeur. Lui respectait les femmes, même si l’on pourrait penser le contraire vu comment il les utilise et les jette après. Enervé contre ceux qui l’on mit dans cet embarras, et énervé contre lui-même, il souhaitait se débarrasser de l’affaire le plus rapidement possible, et ainsi donc retourner à son long fleuve tranquille. Des coups durs, il n’en avait pas eu depuis longtemps, et était bien au courant que plusieurs flics en ville souhaitaient lui couper la tête pour tout ce qu’il avait fait, mais à quoi bon ? Si le système était ainsi, c’est bien parce qu’il y avait des failles, et que ce soit lui ou un autre, cela ne changerait que peu de choses. S’il avait refusé cette offre, quelques années auparavant, le gang aurait juste trouvé une autre personne pour le remplacer. Des gens comme ça, il y en avait à la pelle, surtout dans cette ville.

Ecoutant donc Ladislas blablater et commencer à monter un dossier pour le défendre à la cour, il tapotait ses doigts contre une cuisse, jambes croisées. Lentement, il commençait à se calmer, et à la question, il hocha le visage. Il ne voulait pas risquer d’engrosser une femme, ou d’attraper une quelconque maladie. Edward n’était pas fou, loin de là, et savait que se protéger était primordial au risque de mourir d’une maladie incurable comme le Sida. Réfléchissant lentement, il commençait à croire le jeune procureur. Il fallait dire qu’il n’était pas au courant de tout cela, et Ladislas était une personne que l’on pouvait craindre. Il savait gratter, savait faire mal là où il fallait, et ce en toute discrétion. C’était à se demander comment il avait pu en arriver là. Si son caractère n’avait pas été si mauvais, nul doute que le jeune homme aurait été l’un des avocats les plus célèbres et intègres du siècle. Mais voilà, il s’était tourné vers la corruption, qui rapportait bien plus que l’honnêteté. C’était d’ailleurs la première raison pour laquelle les gens rejoignaient l’illégalité.

Haussant un sourcil au discours de Ladislas, il se gratta légèrement la nuque. Oui, ce n’était vraiment pas bête tout ce qu’il disait, le Ladislas. Pensif, il s’enfonça dans son grand siège et regarda le plafond, avant d’ouvrir son tiroir et de sortir un paquet de bonbons qu’il commença à grignoter. Urumi n’était pas dans les parages, et savait qu’Edward était d’une humeur massacrante. Il valait mieux ne pas pousser le bouchon trop loin pour aujourd’hui.

- Tu penses qu’ils ont fait tout ça pour m’intimider ? Les salauds ! Je veux régler cette affaire le plus vite possible avant que les potins ne s’emparent de l’affaire. Y a pas moyen de leur museler un peu la gueule à ceux-là parfois ? En tout cas ça m’a l’air parfait tout ça… Mmh…

Toujours aussi pensif, il finit par regarder Ladislas, avec un léger sourire. L’homme semblait bien plus détendu, rassuré par les paroles de son conspirateur, et il haussa un sourcil à sa dernière question. Un nom hein ? Même avec un nom, impossible de faire tomber la personne derrière tout ça. Non, elle était bien trop maligne, et avait dû être très discrète. Mais il se chargerait de son cas, et ce bien assez vite. Après tout, on n’emmerdait pas Edward Cordeiro sans en subir les conséquences. Et il comptait bien en tirer de nombreux avantages. Il lui suffirait d’agir avec calme, et dextérité. Si personne ne le redoutait vraiment, c’est qu’Edward avait l’air stupide comme ça, mais il pouvait, de temps à autre, réfléchir, et monter des plans horrifiques dans sa tête. Pour cela, il aurait besoin de son bras-droit, en voyage d’affaires.

- Lillianne. Je suis certain que c’est elle. Mais tu n’arriveras à rien avec elle. Et de toute manière, je m’en charge très prochainement. Je compte bien me venger. Les femmes causent toujours beaucoup de problèmes, même après la rupture.

Avec un soupir, il haussa les épaules et finit le paquet de bonbons qu’il jeta à la poubelle. Se penchant en avant, avant-bras posés sur son bureau, il fixait Ladislas d’un air on ne peut plus sérieux.

- Dis-moi, tu peux me boucler ça en combien de temps ? Si ça m’évite d’aller au tribunal, ce serait vraiment bien. J’ai horreur de cet endroit.

Il détestait les photographes qui venaient prendre des photos du grand méchant loup. Il détestait les spectateurs qui venaient pour assister au procès, il haïssait les élèves de droit qui prenaient des notes. C’était à croire qu’un procès était un spectacle à présent, qui régaler les plus petits et les plus grands. Et les juges ne lui faisaient jamais de cadeau, quand on se doutait de ce qu’il faisait. Une fois, il se rappelait très bien avoir faillit prendre quelques années de prison. Et la prison était un univers encore plus hostile que New York – 2. Très peu pour lui en tout cas.

- Ah, et si tu as besoin de quoi que ce soit pour… ce que tu comptes faire, n’hésite pas. J’ai quelques hommes à ma disposition. D’ailleurs je voulais te parler du concours de beauté tu sais ? J’aimerais trafiquer les résultats.

Griffonnant le nom de deux candidats sur un bout de papier, il le fit glisser vers Ladislas. L’écriture était un peu tordue, peu élégante, et très masculine. On pouvait deviner que l’homme qui avait écrit derrière passait plus de temps à signer qu’à écrire, et plus de temps à jouer qu’à lire. Ouvrant un tiroir, il en sortit une enveloppe assez épaisse, scellée, qu’il plaça à côté de la note. Elle était remplie de billets verts. Une jolie petit somme d’argent liquide.

- Il faut que ce soit eux qui gagnent. Prends ça avec toi, je suis sûr que ça t’aidera grandement.
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MessageSujet: Re: Bird of Prey. [PV Edward]   Ven 26 Fév - 19:14

Si Ladislas avait su qu'en le regardant, Edward s'interrogeait sur le chemin étrange qui avait bien pu le mener jusqu'à l'illégalité, il l'aurait détrompé. Le français se moquait de l'argent. Ou plutôt, il ne l'intéressait pas en en temps que tel: ce n'était qu'un moyen comme un autre de compter les points. En réalité, une fois sa vengeance rondement menée, le jeune homme aurait pu s'offrir une vie de pacha tant ses capacités en gestion et en économie étaient grandes, et il aurait sans doute coiffé au poteau toutes les multinationales et leur dominance soi disant inébranlable. Mais à la vérité, il s'ennuyait. Il s'ennuyait à mourir. Pour vaincre ce fléau qui laissait son esprit inoccupé tourner en rond comme un fauve captif, il avait plongé ses longs doigts fins dans le monde du crime organisé avec une certaine délectation. Sa vie était un jeu de tous les instants et la partie était dangereuse, mais pour l'instant il était largement vainqueur. Le parcours de Ladislas était irréprochable.

Le jeune bâtard observa son ami se détendre peu à peu sous ses paroles et sourit: comment avait-il pu douter de sa capacité à le sortir de ce mauvais pas? Il était le meilleur, sans doute aucun. Et quand bien même ça n'aurait pas été le cas, son égo surdimensionné ne l'aurait pas accepté.

- Lillianne. Je suis certain que c’est elle. Mais tu n’arriveras à rien avec elle. Et de toute manière, je m’en charge très prochainement. Je compte bien me venger. Les femmes causent toujours beaucoup de problèmes, même après la rupture.

Ladislas haussa les sourcils. Trop gros poisson. Sa ligne n'était pas assez solide pour ce genre de proie. Tout au plus pourrait-il lui causer quelques ennuis passagers et futiles bien qu'agaçants, au péril de sa place et de sa réputation, autrement dit: au péril de sa vie. Et s'il savait que ses sabotages continuels des tentatives commerciales du gang rival le mettait en danger, il n'avait quand même pas envie de signer son arrêt de mort en s'attaquant au chef en personne.

- En effet, je ne peux rien pour toi. Mais je suis sûr que pour ce genre de chose, tu te débrouillera mieux que moi.

Leurs méthodes différaient, mais Edward savait être lui aussi diablement efficace.
Ladislas adressa un sourire à son chef et camarade: non pas un de ses sourires hypocrites destinés à ses différents jouets, ou un de ses rictus cyniques. Non, un simple vrai sourire, comme il en faisait rarement, amical et complice. Tiens donc, il y avait donc un humain sous la carcasse impitoyable?

- Dis-moi, tu peux me boucler ça en combien de temps ? Si ça m’évite d’aller au tribunal, ce serait vraiment bien. J’ai horreur de cet endroit.

Vlad haussa les épaules. Bien sûr qu'il allait lui éviter l'assise. Quoi que, peut-être pas. Il eut un rire léger.

- Je dirais trois jours. Par contre, es-tu sûr de ne pas vouloir venir au tribunal? Je suis sûr d'y trainer Simpkins d'ici quelques jours et de mettre royalement fin à sa carrière, et, accessoirement, de briser sa vie. Si le spectacle t'intéresse, je te ferais parvenir une invitation…

Le jeune homme était à peu près sûr que l'hispanique concevait une vive rancune à l'égard de l'avocat mal avisé qui s'était dressé sur son chemin. Mal avisé et mal renseigné. S'attaquer à Edward par la voie légale était une erreur fatale, tout du moins si on ne l'avait pas préalablement abattu, lui.

- Par contre oui, j'aurais besoin d'un léger coup de main. Il faudrait que la fille ait… comment dire… vraiment peur. Je me charge ensuite de la convaincre de retirer son témoignage.

Il se chargerait de sa "protection" ou tout du moins, c'est-ce qu'elle croirait. Peu importait, elle n'était qu'un pion supplémentaire. Tout dans l'élaboration de son plan rigoureusement parfait, il s'empara distraitement de l'enveloppe et des noms griffonnés, avant qu'un éclair d'agacement ne traverse son regard d'acier. Il eut une drôle d'expression, un mélange entre amertume et colère, juste un instant, avant que son habituelle impassibilité ne reprenne le dessus.

- Il faut que ce soit eux qui gagnent. Prends ça avec toi, je suis sûr que ça t’aidera grandement.

Le concours de beauté. A vrai dire, Ladislas concevait une vive rancune quand au fait qu'on l'ai tenu à l'écart du projet. Le caractériel petit homme détestait ne pas être au courant de quelque chose, car au vu de sa position, la moindre information pouvait s'avérer vitale. Il marchait tous les jours sur la corde raide, entre sa couverture et ses manigances, et ainsi désinformé, Lad avait l'étrange impression d'aller tous les jours au travail en aveugle.
Qui plus est, ce concours aurait présenté une distraction bienvenue. C'était peut-être ça, plus qu'une quelconque frayeur, qui agaçait le français. Il y avait bien longtemps que ce dernier avait oublié la peur et conservait seulement les sentiments qui lui étaient utiles.
Lorsque Mlle Howard était venue lui demander la permission d'enquêter sur ce maudit concours, il avait bien failli jeter sa sacro-sainte maîtrise de lui et envoyer la belle sur les roses. D'autant plus que la jeune femme lui causait bien des soucis, elle manquait de docilité même si c'était une tireuse hors pair. Il avait pu, à plusieurs reprises, l'envoyer sur des cibles pas très légales et était assez fier de lui. Toujours était-il que Ladislas avait eut toute les peines du monde à trouver une raison valable pour l'envoyer promener et la tenir à l'écart de tout ça. Et il avait le mauvais pressentiment, connaissant la demoiselle en question, que tout ça se soit révélé inutile.
Que l'anglaise soit maudite.

- Ah oui. Le concours. Il se trouve que non, je ne sais pas. On ne m'a pas renseigné.

Ladislas jeta un regard peu amène à l'espagnol qui ne devait pas trop savoir où il avait fourré les pieds. Susceptible, le jeune procureur? Et pas qu'un peu. Un simple coup d'œil et il avait mémorisé les deux noms. Il jeta le papier dans la corbeille, autant éliminer tous les élément susceptibles de devenir compromettant.

- Mais comme tu voudras. Deux coups de fils et puis c'est bon.

Le jeune homme fit demi-tour, et repartit en vitupérant sur l'Espagne, les espagnols et plus particulièrement l'un d'entre eux.
Personne ne lui prêta vraiment attention: tous savaient que l'hypocrite procureur avait, en réalité, vraiment sale caractère.
Enfin, un paquet de fraises tagada neuf ornait quand même le bureau du boss des SFU.

Si on vous interroge, vous n'êtes au courant de rien.


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Bird of Prey. [PV Edward]

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